[Live Report] 4 jours dans l’univers du Dub Camp – Vioreau (44)

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Pozzo Live c’est un blog qui parle que de métal, ou presque.
Presque. Mais Fort heureusement, Pozzo Live c’est bien plus que du Rock et du Hardcore, et pour preuve, du 11 au 14 juillet dernier, Pozzo Live s’est aventuré en terre inconnue… Pozzo Live s’est essayé à la musique Dub. Récit en images de ces 4 journées au Dub Camp 2019, sur les rives du lac de Vioreau (44).

Jour 1, amour numéro 1

Nous débarquons jeudi fin d’après midi, sur un parking déjà bien rempli, où flotte un épais nuage de terre et de fumée. On se croirait au Burning Man ! Les bénévoles semblent à l’image du festival, posés et joviaux. Ils nous accueillent avec le sourire et nous orientent patiemment, voiture après voiture, pour garer nos véhicules.

La montée en tension se fait par vagues. Dès le parking, on pourrait se croire dans le festival avec les camion et le son… jusqu’au moment de rentrer dans le camping. Rebelote ! face à une tente et un Sound System dès les premiers mètres, on ne réalise pas vraiment qu’on est toujours pas sur le site. La troisième salve sera pour le lendemain, en rentrant enfin sur le « site » à proprement parler.

Le Dub Camp est plutôt bien organisé. Nous récupérons nos pass sans difficultés ni même sans attendre plus de 10 minutes. Des toilettes sont à disposition des festivaliers sur le parking camion et on sent déjà l’engagement écolo du festival (toilettes sèches, poubelles à tri (incluant une poubelle à compost, jamais vu sur les autres festivals), etc.)

Toutes les places de parkings les plus éloignées ne sont jamais à plus de 300 m de l’entrée du site, et le festival dans son ensemble est clairement à taille humaine.

L’unique Sound System de cette soirée d’Opening est une énorme masse de baffles disposées à 360 ° à deux pas des premières tentes du camping. Nous avions oublié que le site n’ouvrait qu’à partir du vendredi. Qu’à cela ne tienne, il y aura déjà bien assez à faire avec King Shiloh !

Dans le campement on ne s’entend déjà plus parler… alors je vous laisse imaginer ce que l’on ressent dans le son quand nous nous y aventurons pour la première fois sur les coups de 19 – 20h.

La nuit est courte, la coutume semble être la fête jusqu’au bout de la nuit la mode est au Sound System home made, y compris sur le camping. Nous tenterons en vain de nous endormir au son de la sono du voisin de gauche, tandis que celui de droite nous offrira un réveil « détonant » au petit matin.

Honnêtement, si on apprécie dormir en musique, le Dub Camp est votre ami. En revanche pour les vieux cons à partir de 25 ans révolus, bouchons d’oreilles INDISPENSABLES !

Vendredi tout est permis

Réveil le vendredi matin, un peu groggy par la nuit de sommeil « moyennasse » que nous venons de vivre. Histoire de nous remonter le moral, le ciel affiche un gris immaculé opaque et il pleuviote juste suffisamment pour coller la poussière environnante sur les tentes !

Mais bon, on ne se laissera clairement pas abattre ! Une bonne douche et c’est reparti ! Les douches sont vraiment clean (et gratuites ce qui ne gâche rien), comme les toilettes où les bénévoles passent très régulièrement pour le confort de tous.

Les premiers concerts ne démarrant qu’à 16h, nous avons tout loisir de découvrir les différentes activités autour du site, à commencer par la plage de Vioreau ! On le rappelle mais le Dub Camp a lieu sur le magnifique site du Grand Réservoir de Vioreau (à Joué-sur-Erdre dans le nord de la Loire-Atlantique). Le site (les berges autour du lac) est classé Natura 2000, donc supposément aussi bien conservé qu’interdit d’accès, à l’exception de la petite plage située à l’exact opposé du lac par rapport à la zone de concerts.

Pour y accéder, nous avons donc le choix entre une  jolie randonnée champêtre d’une bonne quarantaine de minutes, et prendre place à bord d’une navette qui relie le site à la plage toute la sainte journée pour la modique somme de 2€ par tête de pipe. En bons gros fainéants, nos optons naturellement pour le bateau ! C’est top, à ceci près qu’il peut y avoir jusqu’à 30 minutes d’attente pour monter à bord.

Après une bonne trempette (on y reviendra le lendemain parce que le coin est cool quand même !!) nous nous décidons à rejoindre la rive côté concerts pour démarrer la première soirée sous les 5 tentes du festival.

Une fois passé la fouille, le site est grand, aéré et lumineux. Point de sensation d’étouffer comme dans certains autres festivals. Les stands de bouffes sont sélectifs, bio local, et de très bonne qualité (suffisamment rare en festival pour être relevé). On mange « bien » entre 7 et 10 euros, pour ma part, un Bobun délicieux pour 10 balles. Il y a même des producteurs locaux présents sur le camping, dès les premières heures de vie du campement, pour s’approvisionner en produits frais (laitages, pain, fruits et légumes, etc.)

Nous passons cette deuxième soirée (mais aussi les suivantes finalement) à découvrir, un peu à tâtons, le site et l’univers Dub que nous ne connaissons pas. Pas mal de temps passé vers la scène Roots, car supposément plus accessibles au profanes. Pas mal de stepper sous la scène Outernational. Finalement, un festival dub c’est très électro ! Des basses ultra lourdes et récurrents (comme celles qui nous réveilleront à 11h pendant les balances du lendemain matin !)

L’anecdote du jour (celle qui nous conforte dans notre amour du festivalier Dub Camp) ?: C’est quand on bouscule un type un peu violemment (malencontreusement bien entendu !) sous l’Outernational, et que ce dernier, au lieu de s’énerver, vous offre son verre de Whisky.

Nous nous couchons tard, et dormons un peu mieux que la veille, car plus fatigués également. Le programme du samedi et du dimanche sont donc tout trouvés d’avance. Posey au bord du lac pour se réveiller en douceur « à l’abri » du boum boum / Retour au camping pour un apéro préconcerts / entrée sur le site vers 18h / Concerts / Manger / reconcerts / bière(s) rere concerts et dodo tard !

 

Et le reste alors ?

On vous avais parlé des activités connexes. Bah il y avait aussi ce genre de choses à côté des concerts :

  • Un stand pour s’initier ou s’exercer à la Slackline
  • Une course de « son » avec le Boxman Challenge
  • des commerces alternatifs
  • Un stand jukebox pour être soi-même acteur en choisissant le son qu’on veut infliger aux autres !
  • Des conférences
  • et on en oublie…

 

Sinon, le Dub Camp, c’est aussi beaucoup de monde qui travaille dans l’ombre et quelques bénévoles courageux ! On les remercie pour le travail accompli et on vous en présente une très courte sélection

 

 

Pour les novices du genre (nous) s’orienter dans la programmation de la soirée est un véritable casse-tête. Heureusement, Pozzo Live a eu l’occasion d’interviewer l’orga du Dub Camp 2019, qui nous donne ses conseils pour un festival réussi à la portée des profanes. L’interview est à paraitre très prochainement alors restez à l’affût !

Notre coup de cœur du weekend restera Stand High Patrol et leur Big Tree au 20 millions de Vues sur Youtube, connu même pour des nuls comme Pozzo Live.

Une conclusion chaleureuse et positive

On vous le détaillera plus dans l’interview à sortir incessamment, mais il faut le mentionner tout de même ! Le Dub Camp, c’est un festival unique en son genre… mais surtout unique au monde. C’est effectivement le seul festival au monde dédié à la musique et à la culture Dub ! Rien que pour ça, ça vaut le détour ! Cette année, le Dub Camp 2019 c’était 29 000 participants tout de même ! Un succès pour l’événement et pour la ville, ainsi que pour l’association Get’Up qui jouait gros sur cette édition !

Le Dub Camp est un univers à part avec un public à part ! Peut-être pas une musique habituelle pour tous, mais une musique et un environnement à découvrir au moins un jour ! On relèvera sans aucune hésitation le sourire sincère des festivaliers, leur contact facile et leur ouverture d’esprit qui met tout le monde d’accord. Globalement, le Dub Camp est le festival zen par excellence et ça fait du bien !

Pour les amoureux de la photo, le mélange de couleurs vestimentaires, les amoncellements de dreadlocks tous plus impressionnants les uns que les autres, les peaux tannées et les tatouages en tous genres, offrent un univers visuel à part, dans lequel ou évolue le temps d’un weekend prolongé.

Et du coup, bah… faisans nous même partie de ce sous-genre (lesdits amoureux de la photo), on vous a décider, pour terminer notre bref récit du festival, de vous concocter un petit best-of des plus beaux festivaliers ! Si vous vous reconnaissez, hésitez pas à nous demander votre photo en message de la publication Facebook :

 

Merci beaucoup le Dub Camp ! Merci Mélanie, Marine et Asso Get’Up ! Merci à toute l’orga ! A bientôt !

 

Et pour finir finir, parce qu’on est quand même bon joueurs

On assume de pas être des experts du genre donc on vous laisse jeter un œil aux reports des confrères spécialisés :

CultureDub.com  (c’est le lien du 1er jour mais il y a un article dédié par jour !)

Reggae.be  (parce que le Dub Camp attire depuis l’international !)

Et Musical Echoes qui dédie son Live Report aux Sound Systems, exclusivement !!

Dub Camp 2019 : Tous les sound systems du festival passés au crible !

A l’année prochaine ?