[Review] Faciem Diaboli – Le dernier Opus sombre de End Of Mankind

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Hep toi là bas ! Oui toi avec tes cheveux longs et ton sweat a capuche noir ! Tu aimes le black je parie !!? Cool, on a écouté FACIEM DIABOLI, le dernier End Of Mankind et on en parle ici !

Sorti le 8 Novembre 2019 chez Mallevs Records & Maleficarum Records. Le quintet parisien nous gratifie d’un nouvel opus de 45 minutes entre agonie et désolation.

Vision

Éloignez vos écouteurs quand Vision démarre. On sait pas trop d’où ça sort, ça n’a rien à voir avec la suite du morceau… bien plus agréable à l’écoute. Cela enchaîne sur Howlings And Lurid Figures, un titre black sans surprise… Ah bah si, la fin en chant musique du monde à cappella. 🤷

Montée en gamme avec Drowning In Solitude : Des riffs heavy très sympa… Et d’un coup après un bridge langoureux presque silencieux, on repart sur une batterie épileptique. Chelou. Mais la dernière partie du titre est très entêtante et en fait au final un très bon titre de Black mélodique (Pouce en l’air) avant de conclure cette première moitié d’album par Seek No Grace dont le riff est une ode au Trve Black Underground. Succès assuré si tant est qu’on est amateur du genre.

Interlude – Misanthropic Urge To Expand (instrumental)

En guise d’entracte, Faciem Diaboli nous propose Misanthropic Urge To Expand, une instru tout en élégance et en douceur. Comme souvent dans le black, ça ne présage rien de bon. Cet interlude est remarquable par la sérénité et le calme qui s’en dégage. On dormirait avec, vraiment.

Puis, les choses sérieuses reprennent avec Dread Reign ! Encore un morceau sans vrai début, toujours très surprenant. En revanche, c’est le premier morceau qui semble suivre une route cohérente/unique jusqu’au bout. Il transpire plus la colère que la mélancolie propre au Black moderne. Sympa.

Deuxième Interlude – Limbes (instrumental)

Nouvel interlude, plus sombre, plus froid, sans musique réelle, juste une ambiance de désolation. On sent poindre un fin plus tragique pour cet album… Et c’est clairement ce qui se passe quand In The Throes Of Displeasure débute, une fois de plus sans lien avec l’interlude le précédant. C’est LE morceau atmosphérique de l’album. Ambiance post apocalyptique et torture. Pour des oreilles aguerries.

Faciem Diaboli

Arrive enfin le titre éponyme de l’album, et celui-ci est en français. C’est inattendu, c’est soudain, Et on apprécie. L’un des très bons titres de cet album. Des riffs acérés, et une voix… Ici, la colère rencontre la haine et le désespoir dans un plat à base de fin du monde. La langueur et la solitude dépressive se rappellent à nous au changement d’ambiance de fin de titre.

Titre qui s’enchaîne parfaitement avec le dixième et dernier morceau (en français lui aussi) : La Sentinelle Des Âmes. Ce Fade Out (Outro plus précisément) est assez inattendu mais très agréable pour redescendre de l’hôtel à la violence sur lequel on était monté pendant 45 minutes…

Visiblement, la marque de fabrique du groupe est le changement de rythme et d’ambiance intrapiste. Chaque morceau en compte deux ou trois différents. Très différents.

On reconnaît une certaine force du groupe à proposer un peu de tout ce que le large panel du black métal a à offrir, sur un même opus. On se demande un peu ou ça va, d’où ça sort. Curiosité. Instabilité. Noirceur. Souffrance. Une expérience auditive brutale mais plutôt réussie pour les habitués de la Temple 🙏

7/10

1. Vision (04:20)
2. Howlings And Lurid Figures (05:30)
3. Drowning In Solitude (06:18)
4. Seek No Grace (05:53)
5. Misanthropic Urge To Expand (instrumental) (03:11)
6. Dread Reign (05:03)
7. Limbes (instrumental) (01:14)
8. In The Throes Of Displeasure (05:43)
9. Faciem Diaboli (06:23)
10. La Sentinelle Des Âmes (outro) (03:18)