[Interview] Alien Weaponry se posent avec nous au Hellfest

0
555

Après leur show dantesque le dimanche 23 juin au Hellfest, les néo-zélandais d’Alien Weaponry sont venus se confier à nous concernant leur concert et nous racontent comment ils en sont arrivés là, acclamés de manière unanime sur la Main Stage 1 du plus grand festival metal de France.

Pozzo Live : Salut les gars ! Comment était le concert ?

Ethan Trembath : C’était génial ! C’était notre première fois en France, et honnêtement la foule ne pouvait pas être mieux ! Des circle pits, des walls of death… Le tout à 10h30 du matin ! C’était incroyable !

PL : Vous aimez le festival pour l’instant ?

Tous en même temps : Ouais !

Henry De Jong : On est arrivés seulement ce matin et pour l’instant on passe un super moment, que ce soit le show ou comment on s’est occupés de nous, c’est super !

Ethan Trembath : Y a de super sculptures partout ! Pour l’instant les français semblent vraiment nous apprécier et on a hâte de les rencontrer par la suite.

PL : Connaissiez-vous déjà le Hellfest ?

Henry De Jong : Oh oui ! On connaissait le Hellfest. Je pense que le Hellfest est un des festivals dans lesquels on veut le plus venir quand on est un groupe de metal.

Ethan Trembath : Quand on a commencé, les trois plus gros c’était Wacken, Download et Hellfest. C’était les trois gros festivals de metal qu’on rêvait de faire. Et maintenant on a fait les trois ! Donc on est contents !

PL : Et sur la Main Stage !

Ethan Trembath : La prochaine fois on fera la Main Stage du Wacken et on aura fait la Main Stage des trois !

Henry De Jong : J’adorerais revenir et jouer sur la Main Stage un peu plus tard

Lewis De Jong : Un peu plus tard, ouais, à huit ou neuf heures.

PL : Ouais c’était un peu tôt !

Henry De Jong : Un peu, on était encore un peu en lendemain.

Lewis De Jong : Mais les gens sont quand même venus nous voir !

PL : Pourriez-vous expliquer un peu votre groupe à nos lecteurs ?

Ethan Trembath : La plupart des gens nous décrivent comme un trio de thrash/groove metal, avec la moitié de nos morceaux en maori, la langue native de Nouvelle Zélande. La raison pour laquelle on fait ça c’est que par la généalogie de Lewis et Henry, on est très liés à la culture maori. Cela nous passionne de partager le passé de la Nouvelle Zélande. Il y a des choses qui se sont passées en Nouvelle Zélande que peu de monde connait en dehors, et on écrit aussi sur des conflits, des trucs qui nous arrivent et qui nous passionnent, en gros.

PL : Pourquoi avoir choisi ce nom ? Vous parlez de culture maori, pas d’aliens !

Henry De Jong : C’est marrant ! Quand on a commencé le groupe avec Lewis on avait 8 et 10 ans et on avait vu le film District 9, on pensait que le film était cool, on cherchait un nom de groupe, et on a pensé « pourquoi pas Alien Weaponry ? ». Donc on s’est appelés comme ça et on est Alien Weaponry depuis 2010 donc je pense que le changer serait un peu bête.

Ethan Trembath : C’est aussi lié à l’introduction des mousquets en Nouvelle Zélande pendant la colonisation, donc c’est aussi lié à ça. On y est donc attachés et les gens aiment ce nom, ça sonne bien et les gens le chantent au début de nos concerts.

PL : Je pense que c’est la première fois qu’un groupe représente la culture maori au Hellfest. Avez-vous grandi dans cette culture ?

Henry De Jong : Lewis et moi, quand on a commencé à aller à l’école dans une école appelée Kura Kaupapa Māori, qui est une école où on apprend tout en maori, et où tout est en maori, donc on y a été quand on était petits, et on a grandi en le parlant, en faisant le Kapa Haka, qui est la danse, tu vois. Et pour nous c’est venu très naturellement.

PL : Toutes les chansons sont-elles inspirées de la culture maori ?

Ethan Trembath : Pas toutes, mais pas mal. Environ la moitié. On a aussi des chansons sur les soucis de santé mentale et sur les conflits dans nos vies personnelles, ainsi que sur la télé réalité et les réseaux sociaux, ce qui se passe actuellement.

Henry De Jong : On fait un peu un commentaire sur les choses qui nous semblent bizarres dans le monde, et à propos desquelles on est passionnés et qu’on veut voir changer.

Ethan Trembath : La plupart de ce qu’on fait en maori est moins un commentaire que de raconter une histoire et passer la connaissance aux gens. Il y a peu de monde qui sait ce qui est arrivé et ce qui continue à arriver. Donc on a voulu le partager en musique.

PL : Vous jouerez aussi à Paris en juillet (live report disponible ici, ndlr), comment vivez-vous ce succès soudain ?

Henry De Jong : C’est dingue pour nous. Il y a un an on n’était jamais partis de Nouvelle Zélande ! Et maintenant on a joué certains des plus grands festivals de metal du monde !

Lewis De Jong : On a joué dans des endroits que je n’imaginais jamais visiter !

Henry De Jong : C’est un rêve pour nous, de venir ici et de ne pas juste voir ces pays mais de jouer de la musique et de voir des gens venir à nos concerts, c’est vraiment génial.

Ethan Trembath : ça va être intéressant de venir jouer des shows en tête d’affiche en France, je suis presque sûr que le show de Paris le 3 juillet sera notre premier show en tête d’affiche en France, et le lendemain on jouera à Toulouse, donc ça va être sympa de voir le public qu’on peut amener et comment les français réagissent.

PL : J’essaierai d’être là ! Enfin quel groupe ou artiste voudriez-vous qu’on interviewe ensuite ?

Henry De Jong : Je sais pas si vous avez déjà rencontré Gojira, mais c’est des mecs super cool. On les a rencontrés y a pas longtemps, c’est des mecs très sympa et très terre à terre et on s’est vraiment liés avec eux, et être avec eux c’est vraiment sympa.