[Live report] Belle and Sebastian à l’Aeronef

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C’était le 31 octobre : Halloween. Incognito, Pozzo avait déjà son déguisement sous sa veste. On ne refuse pas d’aller voir les écossais de Belle and Sebastian. 

La première partie, Jelly Bean a déjà bien chauffé la salle avec des titres comme Holiday, Astro, ou encore Fancies. 

Le public est représentatif de l’impact du groupe sur la durée, des (très) jeunes aux parents rockeurs dans l’âme. C’est beau à voir et ne présage que du bon.

21h15 : Stuart Murdoch, masque sur les yeux aux imprimés « araignées » entre en scène avec le super Dog On Wheels de « Push Barman to Open Old Wounds », puis Sister Buddha… Entre les chansons, Murdoch est très chaleureux avec le public et très loquace.

De manière générale, le groupe propose des titres de tous les albums, de « Tigermilk » à « How To Solve our Human’s Problems ? » et certains titres d’EP. Stevie Jackson dans son élégant costume pousse aussi la voix pour Sweet Dew Lee, on se trémousse, on se trémousse !

D’ailleurs, la performance est impressionnante ne serait-ce que dans la symbiose présente dans le groupe. Les voix, les instru, nickel, l’ambiance est vraiment géniale.

Clin d’oeil pour ce jour d’Halloween, la chanson Sukie in the Graveyard devient Spooky in the Graveyard, Murdoch invite deux personnes à monter sur scène pour danser et mettre des « expensive masks » qui ne fonctionneront pas du premier coup. L’intention est là et c’était drôle à voir !

Après c’est à l’ancienne avec Fox in the Snow, mélancolique. Entre-deux, un extrait de « Days Of The Bagnold Summer », I Know Where The Summer Goes, on se calme et on parle tranquillement de Brexit. 

C’est sans compter sur Another Sunny Day qui vient remonter le moral de la foule et du groupe, suivi de Poor Boy avec la douce voix de Sarah Martin.

Petite pause, c’est comme à la maison ; Murdoch s’informe des places to beer et envoie Simple Things/A Summer Wasting. 

Et là, une volée de personnes monte sur scène, on danse sur quoi ? The Boy With The Arab Strap ! Une énergie renversante qui tourne rapidement à la chenille pour finir sur un French Cancan (oui, comme au mariage de ta cousine Lucie). 

Après toutes ces émotions on arrive à I Didn’t See It Coming et Judy and The Dream of Horses, ça sent la fin du concert, on en redemande.

En rappel, ça sera Love Anyone, puis le génial Pastie de la Bourgeoisie et Get Me Away From Here, I’m Dying pour finir.

Chez Pozzo, on a vraiment adoré ce concert et si vous avez l’opportunité de les voir, foncez ! 10/10

Photographie : Guillaume Caudrelier