[Live Report] Chilly Gonzales au Casino Barrière à Lille

0
227

Le 15 novembre, Pozzo Live s’est rendu au concert de l’immanquable Chilly Gonzales pour se réchauffer les mimines. Il était déjà passé en mai dernier à l’Aéronef, apparemment, des personnes sont revenues pour ce show.

En accord avec Gentle Threat, l’Aéronef organise le concert dans une ambiance assez chic cette fois-ci, au Casino Barrière, on s’est donc installé confortablement au balcon.

20h : le génie nous accueille en peignoir/pantoufles dans son intimité musicale.

Il commence seul, au piano, avec un morceau très classique qui laisse sans voix. Il pianote, les mains légères, presque volantes, un spectacle unique. 

Il joue Overnight, Famous Hungarians, Solitaire ou encore Nimbus.

Ensuite, M. Gonzales, de son accent québécois, s’empare du micro pour discuter avec nous. Il est très sympathique et chaleureux. 

Il donne des cours de musique, explique l’origine de l’arpège et retrace son histoire, du mec (un peu random) espagnol au 15ème siècle, jusqu’à Daft Punk aujourd’hui. La démonstration vaut le détour. 

Au violoncelle, dans sa robe de chambre, crinière sur le côté, Stella Lepage se joint à lui. Il s’entoure des meilleurs, elle joue très bien, et ce dans tous les genres. Avec Sweet Burden par exemple, ou encore Armellodie, ou Prelude To a Feud, elle ne nous laisse pas de marbre.

Au passage, Joe Flory, arrive incognito pour ne donner qu’un coup de triangle et partir. Il reviendra plus tard dans son véritable rôle de batteur.

Trêve de plaisanteries, on retrouve des titres comme Minor Fantasy, Nero’s Nocturne, extraits de « Solo Piano II ». Puis, un medley de White Keys et Advantage Points, incroyable.

Allez, un autre cours de musique avec M. Gonzales, parlons de temps maintenant.

Take Five – Dave Brubeck, titre repris en deux (rap), trois (valse), quatre temps (aujourd’hui) pour rappeler la révolution et l’intemporalité de l’œuvre. Il cite « Les Aigles », je cite, pour jouer un peu d’Hotel California au piano. On ricane, on ricane, avec Chilly.

Il maîtrise tout, c’est remarquable. Il lance du Supervillain Music et rap comme un boss. L’audience est invitée à participer, on clappe des mains pour Dot, on fait ce que l’on veut, du moment que l’on est en rythme !

Et puis vient The Grudge, BAM, c’est brillant. Mais qu’est-ce qu’il ne sait pas faire ?

Ah oui, accessoirement, il a sorti les bongos ! Forcément, Pozzo a perdu la tête à ce moment-là.

Tu te demandes s’il a fait Smothered Mate et Knight Moves, hein ? Évidemment. Est-ce que c’était incroyable ? Absolument.

Pour le rappel, Chilly et ses potes se ramènent avec des sombreros. Chilly va dans le public et monte sur les sièges, comme une rockstar et nous laisse sur une « bonne soirée, motherfuckers » et Sample This. Vous avez compris, il n’a rien d’ordinaire et on a adoré cela chez Pozzo.