[Live Report] MASS HYSTERIA nous a mis le feu dans le cerveau au Zénith !

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Ce vendredi soir 6 décembre, nous nous étions donné rendez-vous avec paquet d’autres furieux et furieuses pour vibrer avec MASS HYSTERIA au Zénith de Paris. Direction le parc de la Villette pour qu’on vous raconte cette soirée unique !

Notre soirée a tout d’abord débuté avec une sacrée aventure : en pleine grève totale des transports, nous voilà forcés de partir de Saint-Quentin en voiture direction le Zénith de Paris, parc de la Villette ! Avec ma battle vest sur le dos, notre reflex en poche et pas mal de MASS HYSTERIA dans les oreilles pendant les 2h30 de trajet, nous voici enfin sur les lieux de la fête.

Nous arrivons pour le début du set de Hangman’s Chair, le groupe de doom qui nous avait fait une superbe prestation dans le cadre du Major Arcana Redbull Music Festival en septembre dernier en duo avec les Nantais de Regarde les Hommes Tomber ! Maintenant, c’est à eux de nous montrer ce qu’ils peuvent nous faire vivre en solo (spoiler : on n’a pas été déçu).

Hangman’s Chair

Le Zénith est encore assez vide, grève des transports oblige… Mais le public sur place a réussi à braver les obstacles et est bien décidé à profiter de la soirée !

Le groupe fait son entrée sur la scène, le dos tourné au public sur un son très atmosphérique, histoire de nous mettre dans l’ambiance de leur univers doom-esque typique.

Sans prévenir, ça démarre ! La caisse claire du batteur nous cueille en plein vol et sonne toujours autant comme un coup de feu à chaque battement sec, comme au Trianon en septembre dernier. Son kit batterie se déplace au rythme des coups de caisse claire, c’est dire !

Ils ne nous laissent pas de répit, les chansons s’enchaînent sans pause et les rythmes lents et lourds du doom nous percutent à chaque switch de son. Ce concert est vraiment à apprécier les yeux fermés, avec la voix si particulière du chanteur Cédric qui nous porte sur les chansons plus posées.

Tout d’un coup, les sons s’alourdissent et l’éclairage vire au rouge dès les premières notes de l’intro de la troisième chanson. On vit un vrai ascenseur émotionnel au cours de ce concert et certaines vertèbres cervicales commencent à me faire souffrir, c’est vrai qu’on headbang différemment sur du doom ! Tout comme nous, les premiers rangs sont très réceptifs à ce que les Parisiens nous offrent et le groupe semble très heureux d’être au Zénith avec nous, ils jouent avec les photographes et déconnent avec les agents de sécurité dans le pit photo.

En résumé, tout comme lors de leur prestation du Major Arcana, Hangman’s Chair nous a de nouveau prouvé que leur registre laisse une trace indélébile dans la mémoire et nous sommes impatients de les revoir au Hellfest en Juin prochain !

MASS HYSTERIA

Nous apercevons que la quasi-totalité des places assises sont occupées, laissant pas mal de place dans le pit pendant cet entracte, on espère vraiment que le public descendra dans la fosse une fois les hostilités ouvertes ! La tenture blanche est mise en place, avec le logo du groupe qu’on avait déjà aperçu au Hellfest cette année lors de leur concert en tête d’affiche de la journée du vendredi, les furieux commencent à bouillir !

Dès l’apparition des premières ombres des membres du groupe et de la musique d’intro le public se met littéralement à grouiller et hurler ! Il est grand temps de Reprendre mes esprits pour entamer ce set comme il se doit ! Mouss trinque avec nous et en profite pour nous féliciter d’être parvenu à assister à ce live avec toutes les grèves des transports, métros, Bus, TGV, etc.

Pas le temps de niaiser ! Dès ce premier son, les slammers commencent à atterrir dans le pit photo et Mouss saute déjà partout et fait des allers-retours sur scène. La setlist est ultra variée et va puiser dans la quasi-totalité des albums du groupe, pour notre plus grand plaisir !

Mouss nous félicite de nouveau d’être là et en profite pour déclencher un circle pit qui durera la totalité de Vector Equilibrium, on est loin d’être fatigués ! Les instrumentistes jouent avec le public et tout particulièrement Fred qui nous a cherchés tout le long du live, si tu lis ces lignes Fred… Change rien !

La totalité des décors, matos, effets pyrotechniques, lumières, fumée, tentures fixées au plafond, etc. ont été spécialement conçus et fabriqués pour ce show unique, tout comme la setlist dont 5 chansons ont été décidées par les fans sur Facebook les semaines précédant le live. Les fameux effets pyrotechniques et surtout les lance-flammes dont il a été mention auparavant sont de sortie afin de Se Brûler Sûrement et Mouss se trémousse.

Ça déconne sur scène entre les chansons : Raph, le batteur, trouve que le groupe n’envoie pas assez sur scène « assez de blabla, plus de résultats ! ». Quand le drummer râle, on accélère la cadence ! Derrière la foudre est dédiée aux amoureux dans la salle et Mouss en profite pour chantonner « J’ai deux amours… Mon public ma famille… ».

Aller ! l’intensité du show monte d’un cran, Mouss grimpe à la crash barrière et saute dans le public pour lancer l’énergie libre et les électrons que nous sommes dans un circle pit magnétique. De retour sur scène, il n’hésite pas à envoyer les gros moyens à coup de pyrotechnie pour provoquer La Contradiction.

Pour cette dernière partie de set, tout s’accélère encore plus ! 3 kits de percussions sont ramenés sur le devant de la scène pour permettre un passage complice Aimable à Souhait avec le batteur et les flammes sont de retour en masse pour L’Enfer des Dieux. Mouss sépare le public pour entamer comme il se doit l’enchaînement Plus Que du Métal, Tout est Poison et Chiens de la Casse !

4 chansons pour ce rappel pour un choix très varié : Mouss fait s’asseoir tout le Zénith afin qu’on explose tous ensemble sur Arômes complexes et fait redescendre la pression avant de terminer en beauté avec la Furia en faisant venir sur scène des membres de la famille des artistes de ce soir.

En bref : une soirée monumentale, près de 2 heures de live totalement différent du show vu en Juin au Hellfest dernier. Nous avons eu la sensation de faire partie de quelque chose de grand mais intimiste et unique. Merci à MASS HYSTERIA, dont la bonne humeur et leur statut de pilier du métal n’est plus à prouver, surtout après ces magnifiques 25 années de carrière. Ne changez rien les gars et surtout, continuez à nous faire vibrer !

Photos par Alex Basset-Buiatti :

Setlist :