[Live Report] Megadeathpunch: Co-headline au Zénith

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Décidément l’année 2020 démarre avec des grosses pointures. C’est une co-tête d’affiche qui se présente à nous ce 28 janvier. Les américains de Megadeth et Five Finger Death Punch sont réunis sous la bannière Megadeathpunch !

Pour ouvrir tout ce monde nous avons également un beau nom avec les californiens de Bad Wolves. Lorsque démarre le set à 19h, la fosse n’est encore remplie qu’à moitié ce mardi soir. Ce n’est pas ce qui va arrêter les méchants loups. Énergie et gros riffs sont au rendez-vous. Après une ouverture sur No Messiah, Tommy Vext au chant demande un wall of death pendant Foe or Friend. Le set présente avec brio leur dernier album N.A.T.I.O.N. Et c’est leur attendue et maintenant culte reprise de Zombie des Cranberries, qui clôt la prestation.

C’est au tour de Megadeth de faire son entrée. Les 15 petites minutes de retard ne semblent pas avoir refroidi le public qui, au contraire, montre toute son excitation à voir enfin le groupe en salle depuis de nombreuses années.

Hangar 18 ouvre les festivités. Rust in Peace sera l’album le plus représenté sur ce set.

Wake up dead, Sweating Bullets, Megadeth fait dans le classique et les vieux albums. Au vu de la discographie longue comme le bras que possède le groupe, on imagine pas le casse-tête pour faire la setlist.

Poison Was the Cure et Trust restent encore dans des musiques sorties avant l’an 2000. Mais Dystopia arrive pour nous faire un bon dans le temps et arriver jusqu’en 2016.

Dave Mustain arbore ce soir toute sa collection de flying V, changeant d’instrument à presque toutes les chansons. Le frontman arbore également ce soir une belle barbe grisonnante qui détonne avec ses longs cheveux blonds vénitiens.

Après Symphony of Destruction Mustain prend un temps pour parler à son public. Il nous parle de son cancer et que dès lors qu’il fût diagnostiqué il a tout arrêté pour se concentrer sur sa guérison. Maintenant guéri il nous narre comment, il y a 22 ans et 9 mois, il a séjourné dans un hôtel parisien et que 9 mois plus tard naquit Electra Mustaine. C’est elle-même, le jour même de son anniversaire, qui se joint à son père sur la scène du Zénith pour interpréter A Tout le monde, avec les parties en français.

Peace Sells et Holy Wars… The Punishment Due finissent la prestation des américains devant un public endiablé. Dave Mustaine remercie chaleureusement son public d’être là après toutes ces années et qu’il n’oublie pas « You’ve been great, we’ve been Megadeth »

À l’instant où la scène se libère, un rideau blanc est dressé devant celle-ci pour préparer la suite. Et la suite est très attendue, nombreux sont les fans aux tee-shirt ou sweat aux couleurs de Five Finger Death Punch. Comme habituellement, certains ont poussé jusqu’au maquillage de l’empreinte de main rouge qui couvre une partie du visage.

Le rideau tombe, dévoilant un décor bien fourni. Lift Me Up commence avec entrain, bien évidemment sans la présence de Rob Halford. Trouble est interprétée ce soir pour la première fois dans l’hexagone, comme tous les titres de And Justice For None qui suivront.

Les plus classiques Wash It All Away et Jekyll and Hyde représentent l’album Got Your Six. C’est sur cette dernière que démarrent de joyeuses pyrotechnies qui animeront une partie des chansons de ce soir.

Première fois également pour Sham Pain, avant leur culte et énergique reprise de Bad Company, du groupe du même nom.

Ivan moody fait son showman, demande des circles pits, qui seront joyeusement exécutés. Il est un peu en-dessous de ses capacités vocales, l’avouant lui-même et demandant à Chris Kael, son bassite de comparse, de l’épauler sur le refrain de Got Your Six.

La voix du chanteur est malgré tout bien reconnaissable entre toutes. Le passage acoustique de Wrong Side of Heaven et Battle Born mettra en valeur sa voix. Celle-ci étant seulement complétée par une guitare acoustique de Jason Hook. Ce dernier se voit affublé d’une guitare lumineuse sur Coming Down, et va se poser sur une plateforme qui s’élève plusieurs mètres au-dessus du sol pour un solo d’anthologie.

Nous avons le droit ce soir au récent single Inside Out, avant le survolté Under and Over It, qui était laissé de côté pendant les derniers passages français du groupe.

Moody fait chanter « happy birthday » par tout le public pour un fan dont c’est apparemment l’anniversaire. Et c’est The Bleeding qui termine cette folle soirée dans un mélange de lumières, pyrotechnie et cotillons.

Megadeathpunch, un surnom de tournée qui va bien à ce duo de choc. Un triplette de groupes (en comptant Bad Wolves) très efficace qui nous transcende complètement. Les co-tête d’affiche se font de plus en plus présentes. Mutualiser les tournées ou attirer plus de monde ? On ne sait pas vraiment. Mais vu l’ambiance dans ce zénith en grande configuration quasiment rempli, c’est un pari réussi.

Merci à Live Nation, ainsi qu’à nos collègues de Blabbermouth pour avoir partagé notre captation de « A Tout le monde » de Megadeth.

Setlist Megadeth:

1. Hangar 18
2. Wake Up Dead
3. Sweating Bullets
4. Dawn Patrol
5. Poison Was the Cure
6. Trust
7. Dystopia
8. Symphony of Destruction
9. A Tout Le Monde (with Electra Mustaine)
10. Peace Sells
11. Holy Wars… The Punishment Due

Setlist Five Finger Death Punch:

1. Lift Me Up
2. Trouble
3. Wash It All Away
4. Jekyll and Hyde
5. Sham Pain
6. Bad Company (Bad Compagny cover)
7. Burn It Down
8. Got Your Six
9. Wrong Side of Heaven
10. Battle Born
11. Blue on Black (Kenny Wayne Sheperd cover)
12. Coming Down
13. Never Enough
14. Burn MF
15. Inside Out
16. Under and Over It
17. The Bleeding

Report : Gaël ; Photos : Gaël + Charles + Erwan