[Live Report] Pomme au Rocher de Palmer

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C’est dans le salon de musique du Rocher de Palmer que s’est déroulé le concert de Pomme le 18 janvier à 20h30.

BLACK LILYS

Dans une salle déjà bien remplie, BLACK LILYS, les deux frères et sœurs, entrent sur scène pour assurer la première partie. Dans un style très mélancolique, la fratrie s’inspire à la fois du style soul que de la folk pour nous offrir des morceaux aux sonorités très douces.

D’une sensibilité accrue, Camille au chant et au clavier, et Robin à la guitare, sont à l’aise sur scène, proches du public et nous offrent 30 minutes suspendues. Malgré quelques fausses notes, le public est conquis par le duo lyonnais.

POMME

Passé 21h, les quelques notes de chapelle retentissent dans la salle. Sans un mot, Pomme, accompagnée de ses deux musiciennes, arrive sur scène et s’installe au piano électronique. Le temps est suspendu durant le premier morceau: anxiété. Une scénographie plutôt simple mais efficace: tout est installé sur scène et sur un grand écran sont projetés les dessins d’Ambivalently Yours faits pour chaque morceau à l’occasion de la sortie du deuxième album. Ce n’est qu’à la fin de cette chanson que le public se met à crier et applaudir.

Alors que les têtes se balancent et que les morceaux avancent, Pomme prend enfin sa célèbre autoharpe ! Standing ovation, « elle a plus de succès que moi ! » s’exclame-t-elle. Elle commence alors à chanter les oiseaux avant d’enchaîner sur sa fameuse reprise de bad guy en français de Billie Eilish.

Juste le temps de changer d’instrument ainsi que quelques mots avec le public et ce sont les premières notes de saphir au pocket piano qui résonnent.

Après cela, elle demande au public de regarder son pantalon. En effet, celui-ci est couvert de tous les personnages du film d’animation Le voyage de Chihiro. C’est alors qu’au grand étonnement du public, elle démarre une reprise du générique de ce chef-d’oeuvre, accompagnée de sa guitare et en japonnais s’il vous plaît !

Les arrangements sont parfaitement bien maîtrisés, ce qui donne à tous ses morceaux une dimension presque mystique. Cependant, elle sait rester simple quand il le faut et ses musiciennes quittent la scène à certains moments afin qu’elle puisse profiter d’une certaine intimité avec son public, elle seule sur scène et tout le monde en face.

Elle nous fait d’ailleurs part d’une de ses angoisses: avoir prévu des chansons de rappel mais que personne ne la rappelle à la fin du concert. Un accord tacite est donc passé entre elle et l’assemblée: nous devrons la rappeler une fois sortie de scène !

Ainsi, elle nous offre trois autres chansons pour notre plus grand plaisir: grandiose, soleil soleil et une minute. Toutes les trois multi-instrumentistes, elles donnent vraiment l’impression d’être plus sur scène tant les arrangements sont bien maîtrisés !

Après ces trois morceaux « bonus », le public décide de la rappeler une dernière fois, et c’est donc accompagnée de son autoharpe qu’elle nous offre le dernier morceau de ce concert fort en émotions: on brûlera.

A la toute fin du concert, les notes de chapelle entendues au début reviennent, mettant un point final à ce concert (presque ?) parfait.

Des lumières dans les tons de bleu et de rouge ont défilé tout au long de la prestation, sans jamais sembler trop répétitives, et la fumée, peut-être un peu trop épaisse, plaçait les musiciennes dans un univers parallèle, loin de toute époque.

Pomme a toujours eu une très grande proximité avec son public et l’on ne compte plus le nombre de remerciements qu’elle nous a donnés ! Sans barrière entre la scène et le public, il était évidemment plus facile de se sentir proche d’elle et personnellement, la magie a complètement opéré. Je suis sorti de cette salle serein et heureux, le sourire aux lèvres.

(mention spéciale a Ultra Vomit qui jouait dans la salle d’à côté, et qui nous a bien réveillés à la sortie du concert de Pomme !)