[Live Report] Rage Tour explose son Zénith !

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C’est la grosse date que prépare Rage Tour depuis plusieurs mois. Un Zénith de Paris 100% français avec ni plus ni moins que Tagada Jones, No One Is Innocent et Ultra Vomit. Une affiche qui promet en effet une bonne soirée, pour ce samedi 2 novembre 2019.

Les billets fosse de ce Zénith étaient déjà tous partis depuis quelques mois, et c’est la salle entière qui affiche complète quelques jours avant la date fatidique. En entrant on modère cela en constatant que la salle est en petite configuration. En effet des rideaux obstruent le tiers supérieur des gradins.

La fosse et les gradins sont encore un peu éparses quand arrive 19h pour l’entrée de Tagada Jones. La lumière s’éteint, une bande son similaire à celle de leur live au Hellfest se lance, et comme pour ce dernier les nantais démarrent avec Envers et Contre Tous.

La mayonnaise est prise d’emblée et continue à monter avec le classique Zéro de Conduite. Et on continue sans perdre en intensité grâce à La Peste et le Choléra, extrait du dernier album du même nom.

Les bretons sont en forme, les chants de Niko rassemblent la foule qui déjà se mélange au rythme des chansons. Yech’ed Mad, Karim et Juliette, Pas de Futur.

Le dernier album est bien représenté ce soir. Après Pertes et Fracas le chanteur tient à avoir une pensée pour les victimes du Bataclan, ainsi qu’à celles et ceux qui leur ont survécus, pour continuer d’en parler et ne pas les oublier, avant de naturellement jouer Vendredi 13.

Juste après Je suis Démocratie, Niko invite Kemar de No One Is innoncent à le rejoindre sur scène. Ensemble ils finissent le set de Tagada Jones sur Mort aux Cons, repris par toute la foule, qui, à la demande des chanteurs, fait un des plus gros pogos que le Zénith ait dû voir.

Un petit quart d’heure seulement de changement de plateau et arrivent les parisiens de No One Is Innoncent. La troupe de Kemar entame leur show par La Gloire du Marché.

Ils en veulent aussi et le public répond plus que présent. Silencio, AliNomenklatura, les titres s’enchaînent. Le rythme est tout aussi soutenu. Les chants que Shanka réalise dans le micro saturé intégré à sa guitare font leurs effets.

Djihad Propaganda et La Peau précèdent Frankenstein, la chanson éponyme de leur dernier album.

On approche de la fin du set et c’est également le moment des collaborations. Si la question de faire le même Zénith avec en plus la présence de Mass Hysteria a été écartée, c’est avec plaisir qu’on voit débarquer Fred Duquesne sur la chanson Charlie.

La prestation de No One Is Innoncent touche à sa fin. Kemar rend la politesse à son copain Niko en l’invitant à venir chanter sur What The F**k.

Le changement de plateau est un peu plus long avant Ultra Vomit, et maintenant le Zénith est noir de monde. Les musiciens eux-même viennent faire les balances, camouflés derrière leurs habituels lunettes noires et sweats à capuche floqués de l’inscription « roadie ». Ils nous font même une pré-chauffe tous ensemble qui laisserait à penser que le set est démarré.

Juste avant l’horaire annoncé, l’écran en fond de scène affiche les mots « Mesdames et Messieurs veuillez patienter. Le groupe procède actuellement à l’accordage de ses instruments..  »

Et c’est partit ! Générique des Looneys Toons, puis petite mise en scène du groupe derrière des draps blancs où leur silhouette est projetée par des spots.

Après l’introduction Darry Cowl Chamber, Fétus souhaite nous apprendre Les Bonnes Manières.

Viens ensuite Chien Géant, la chanson parodiant Tagada Jones. Et comme il est bien pratique de partager la date avec ces derniers, c’est l’occasion de voir Niko venir chanter avec ses compatriotes bretons.

E-tron, Mechanical Chiwawa et Je ne t’ai Jamais Autant Aimé s’enchaînent sans attendre. Cette dernière voit un refrain du « Zombie » des Cranberries s’immiscer au milieu.

De chanson en boutade, le groupe déroule ces hits. On s’attendait presque à voir Patrick Baud débarquer sur Takoyaki, mais il ne fait pas le déplacement à chaque fois.

Nouveauté sur le set, la chanson Jésus qui voit leur compère Andreas arriver en toge et perruque/barbe, portant une croix en bois. La chanson se termine sur « Jésus » qui sépare la foule en deux. Quelle belle transition toute trouvée pour le « wall of chiasse » prévu sur Pipi vs Caca.

Boulangerie Pâtisserie précède l’instrumental Batman vs Predator. Et ce soir c’est pour un hommage qu’est interprétée la chanson Jack Chirac.

Alors que le groupe fini de nous jouer la Marseillaise, on démarre un moment plus brutal. Sont joués à la suite Une Souris Verte, Phoned to Death et La Ch’nille. Puis la fameuse minute Manard rend le deuxième hommage de la soirée. Le batteur nous interprète le culte « Allumez le feu » du grand Johnny. Et cela semble l’essouffler légèrement plus que chanter la Keken (qu’il n’interprétera pas ce soir).

Une fois que tout le monde est revenu à sa place le parodique Quand j’étais Petit est joué juste avant l’Anthracte. Le concert se fini sur le culte Je Collectionne des Canards (Vivants), où Andreas revient sur scène habillé d’un costume doré et brillant, affublé d’un classique masque de canard. Un roadie sort un énorme canard gonflable qu’il pose sur la marée humaine que compose la foule, pour qu’Andreas parte faire un tour de public à son bord.

Pour le rappel, sur Kammthaar, le grand jeu est de sortit. Jeu de lumières (sur scène et celle de la salle) pour imiter les phares d’un camion, échafaudages où vont se percher Flockoss et Mathieu Bausson et gerbes d’étincelles. Evier Métal, quant à lui, fini sur tous les stocks de pyrotechnie restants, ainsi qu’un envoi de confettis dans le public.

Trois pointures du métal français se sont succédé ce soir pour ce concert Rage Tour. Une ambiance plus qu’électrique qui a retourné la foule du Zénith, qui continue de chanter les « la la la » du Mort aux Cons de Tagada jusque dans les rames de métro.

Setlist Tagada Jones :

1. Envers et Contre Tous
2. Zéro de Conduite
3. La Peste et le Choléra
4. Yec’hed mad
5. Karim et Juliette
6. Tout va bien
7. Pas de Futur
8. Descente aux Enfers
9. Pertes et Fracas
10. Vendredi 13
11. Je suis Démocratie
12. Mort aux Cons

Setlist No One Is Innocent :

1. A la Gloire du Marché
2. Silencio
3. Ali (King of the Ring)
4. Nomenklatura
5. Djihad Propaganda
6. La Peau
Solo Guitare Shanka
7. Frankenstein
8. Chile
9. Charlie
10. What The F**k

Setlist Ultra Vomit :

1. Darry Cowl Chamber
2. Les Bonnes Manières
3. Un Chien Géant
4. E-tron (digital caca)
5. Mechanical Chiwawa
6. Je ne t’es Jamait Autans Aimer
7. Maïté Ravendark
8. Calojira
9. Takoyaki
10. Jésus
11. Pipi vs Caca
12. Boulangerie Pâtisserie
13. Batman vs predator
14. Jack Chirac
15. La Marseillaise (Claude-Joseph Rouget de L’Isle cover)
16. Une Souris Verte
17. Phoned to Death
18. La Ch’nille
19. Allumez le Feu (Johnny Hallyday cover)
20. Quand j’étais Petit
21. Anthracte
22. Je Collectionne des Canards (Vivants)
Rappel
23. Kammthaar
24. Evier metal

Report + Photos : Gaël