[Live Report] Retour sur le Lollapalooza 2019 : les coulisses du festival parisien venu d’outre-Atlantique !

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En ce début d’automne, nous avons souhaité prolonger l’été et nous replonger dans l’un des festivals phare de la période, le Lollapalooza. Le festival international avait posé ses valises dans la capitale parisienne les 20 et 21 juillet dernier.

Le festival compte 4 scènes principales, où se sont produits les artistes du monde entier : Main Stage 1, Main Stage 2, Alternative Stage et la Perry Stage, la seule a être recouverte d’un immense chapiteau, comme pour caractériser l’expérience de cette scène exclusivement dédiée aux musiques électroniques. Cette année, un drôle de match semble se dérouler puisque parmi les 3 principaux genres musicaux que sont les musiques urbaines, les musiques électroniques et le rock, les groupes français se frottent aux artistes internationaux venus en nombre.

Anecdotes, coulisses et live reports vous attendent dans cet article. Retour vers ce pays enchanteur et étrange d’un mastodonte sur la scène des festivals internationaux.

Samedi 20 juillet 2019

Avant la musique, c’est le look des festivaliers qui impressionne ! Tout le monde a sorti sa panoplie la plus branchée, alors que sur la route, les festivaliers s’apprêtent à déferler sur le site. Au Lollapalooza, on se montre, en témoignent les nombreux Instagrameurs, YouTubeurs et autres médias 3.0 présents sur le site, car le festival est actuel et le revendique. Le ballet millimétré de navettes pratiques dépose les amateurs de musique directement devant l’entrée. À l’heure de pointe, quelques minutes de queue sont inévitables, mais dans l’ensemble, c’est rudement bien mené. Le vaste site de l’Hippodrome de Longchamp habitué à recevoir les plus grands festivals a offert tout son domaine au Lolla, et semble constituer une oasis de verdure au milieu de la ville.

Jaden Smith

Le Lollapalooza avait promis des noms, et qui d’autre qu’un Smith pour représenter la dimension internationale du festival. La progéniture de Will, Jaden de son prénom, a bien grandi puisque c’est seul en scène qu’il vient défendre son dernier album « X », où il y dédit notamment une chanson à la capitale française. Si ce n’était pas déjà évident, la thématique est le rose, et les quelques fans et curieux, peu nombreux, sont venus assister au concert de l’artiste qui propose un hip-hop somme toute générique : traditionnelles basses, beats lourds et clips hip-hop défilant derrière le jeune homme. Le dernier titre joué « Icon » était le plus attendu, et Jaden gratifiera même la foule de deux moonwalks parfaitement exécutés. Un petit tour et puis s’en va, la courte performance n’aura été marquée ni par le charisme, ni par le flow de Jaden qui semble « crier » son rap, plutôt que de le… rappeur. Quelques irréductibles se sont amassés près des barrières espérant attirer leur star vers eux pour décrocher leur Graal, un selfie en bonne et due forme. C’est chose faite, Jaden ira à la rencontre de son public qui lui a réservé quelques cadeaux, et il prendra le temps de discuter, signer, et poser avec lui. Beau geste.

Jaden Smith voit la vie en rose

Skip the Use — Back in the game

Si les médias rock n’auront pas manquer pas de tacler le Lollapalooza sur la prétendue domination du hip-pop et de la pop (le festival proposait à l’origine les grands noms de la scène rock/alternative), le retour de Skip The Use a démenti ces gros titres. La formation française a proposé sur la scène Alternative un show survitaminé, devant la large foule amassée. Témoignage que même après 3 ans de pause, le succès est toujours au rendez-vous. Le fameux slogan « Rock is dead » n’aura jamais autant été démenti avec l’arrivée du groupe sur un « People in the shadow ».
Le ton est donné et Mat Bastard n’hésite pas à sauter de scène pour venir dans le public, dès le début du show. Le groupe veut réchauffer les corps et les esprits entre deux gouttes d’eau. Il va de l’électro-rock, au ska, en passant par le punk, toujours aussi énergique.
Pour sa 1re fois au Lollapalooza, le groupe ne manque pas de saluer ses pairs comme Orelsan ou Shaka Ponk à qui il dédie le morceau, « P.I.L. ». Des hommages et des messages, il en sera encore question avec le morceau « The Story of Gods and Men » dédié aux victimes de l’attentat du Bataclan. Le groupe remerciera chaleureusement son public fidèle ainsi que les programmateurs radio qui passent STU sur leurs ondes, et enverra paître la « dynastie » de Marine. Le groupe qui aurait facilement pu être programmé sur une des scènes principales donne rendez-vous à son public le 21 novembre prochain à l’Élysée Montmartre, pour un concert qui s’annonce chaud bouillant, avant d’aller ambiancer le Kidzapalooza, l’espace dédié aux bambins, qui eux aussi, ont le droit au rock.

L’énergie de Mat Bastard

Jain

Autre artiste française, la chanteuse Jain grande habituée des festivals. Elle a notamment joué au Lollapalooza en Amérique du Sud. Elle propose un son tantôt un son tropical et dépaysant, tantôt soul-funk teinté de rétro, ou encore afro-caribéen, avec sa marimba qui rappelle les côtes afro-latines du Pacifique. Sans musiciens sur scène, Jain s’accompagne d’un sampler qu’elle use volontiers. On aura le loisir de l’entendre fredonner le thème d’« Inspecteur Gadget » revisité pour l’occasion. En tenue sportive, de circonstance, la chanteuse enseigne des mouvements au public qui la suit, bien que timidement. À l’aise également sur le rap où elle se défend et offre une proposition intéressante qui nous permet de découvrir une autre facette de son talent. Son tube « Come » entamé à la guitare acoustique semble s’éterniser quelque peu. Bien qu’elle possède un univers musical riche, on a souvent eu l’impression d’entendre la même chose. Une bonne prestation qui ne se démarquera pas nécessairement parmi les autres artistes.

IAM – Menu Best Of

Scène assez particulière devant la Main Stage 2, alors que IAM s’apprête à monter sur scène, et déjà beaucoup de monde amassé. Mais ce n’est pas le public que l’on croit. Même si le groupe de rap français est une institution, les fans de Twenty One Pilots facilement reconnaissables vêtus de jaune, font le pied de grue, certainement depuis très tôt dans la journée.

Le groupe marseillais déjà présent lors de la 1re édition en 2017 revient poursuivre la célébration des 20 ans de son mythique album « L’école du micro d’argent » sorti en 1997. Nostalgie d’une époque, où l’on recopiait les paroles des chansons à la main en écoutant Skyrock. C’est d’ailleurs sur le morceau du même nom que le groupe fait son entrée, dans une scénographie rappelant la tradition japonaise. Il en sera question également avec le titre « Samouraï » de Shurik’n, puis viendront d’autres classiques comme « Sous la même étoile », « Un bon son brut pour les truands », « Petit frère », « l’Empire du côté obscur », où le groupe brandira les sabres lasers. Il n’y a que des plats de résistance. Seul « Monnaie de singe », avec son instru plus actuelle représentera la nouveauté, et une pluie de billets verts à l’effigie d’un singe déferlera sur le public. Symbole sorti du clip soigné du morceau présentant un monde dystopique. Un autre morceau culte « Je danse le Mia » et son sample du morceau indémodable de George Benson, « Give me the night ». Quelques irréductibles sont présents dans le public, tandis que les fans de Twenty One Pilots se surprennent à hocher la tête et à effectuer quelques mouvements de main, parfois maladroits. Quelques huées se font entendre lorsque le groupe met en avant la cité phocéenne, on dira que c’est de bonne guerre à Paris. Les derniers morceaux comme « Quand tu allais on revenait » et « Demain c’est loin » montrent toute l’étendue du chemin parcouru par le groupe, des bancs des cités aux grandes scènes, avec philosophie et sagesse. Un grand respect pour ce monument du rap français.

Akhenaton révèle le côté obscur de la force

Kungs (FR) vs Martin Garrix (NL)

Les organisateurs, dont Armel Campagna, directeur du festival, l’ont martelé : le Lolla est un festival qui suit les tendances musicales et accorde une part énorme aux musiques EDM et aux DJ. En témoigne la Perry Stage, du nom du créateur du festival Perry Farrel (membre du groupe de rock Jane’s Addiction) qui propose une programmation exclusivement électro. C’est sur cette scène que le jeune DJ français Kungs jouera pour les festivaliers du Lollapalooza. Sous la tente, l’ambiance est à la fête, et on se croirait un instant dans un gigantesque club. La subtilité de ses mix montre que la house a encore de beaux jours devant elle. Pas besoin de bourriner et de mettre les synthés à balle pour faire bouger les foules. Voix soul, cuivres, mélodies entraînantes sont les outils du prodige de 22 ans. Comment ? Vous ne connaissez pas Kungs ? Recherchez donc « Kungs vs Cookin’ on 3 Burners – This Girl sur YouTube » (vous me remercierez après).

D’un autre côté, le challenger se nomme Martin Garrix, lui aussi né en 1996 comme son homologue français. Si là encore, le nom ne vous dit rien, son méga tube « Animals » qui comptabilise plus 1,3 milliard de vues parle pour lui. Le show est à la hauteur de la Main Stage avec ses lasers foudroyants et un son qui ne vous laisse aucun répit. En effet, le DJ manie ses palettes dans un seul but, pousser le volume à fond. On exagérera à peine, mais Martin aime les murs de son, les synthés puissants et lancer des « One, two, three, four » avant d’envoyer la pâtée. Le jeune homme semble apprécier sa soirée, et les très nombreux festivaliers encore présents en cette heure très tardive en témoignent. Armel nous confiera même que le DJ a demandé à jouer un morceau supplémentaire, signe qu’il s’est senti comme un poisson dans l’eau. Dans ce combat des jeunes DJ, léger avantage à Garrix qui a vu les choses en grand, mais mention d’honneur pour Kungs et son son plus sophistiqué.

Dimanche 21 juillet 2019

Ce dimanche est également placé sous le signe de l’éclectisme et du soleil. La pluie ne s’invitera pas et la température sera estivale en cette journée chargée. Comme l’a assuré Sylvain du comité de programmation, il y aura toujours du rock au Lollapalooza, mais au côté des musiques actuelles. Un mélange des valeurs et des populations, avec un taux d’internationaux élevé, près de 45 %. Les organisateurs ne souhaitent pas de clivage, mais de l’ouverture et cette journée en est un bon exemple.

Clean Bandit

D’ouverture, il en sera question avec le groupe britannique récidiviste (3/3 au Lolla parisien) qui fait partie des exclusivités. Une plus-value qui attire donc de nombreux étrangers, notamment venus d’outre-Manche. Le groupe qui allie musique électronique et musique classique envoie une vague de fraîcheur sur le Lollapalooza, avec des tubes efficaces, mais aussi grâce une présence scénique affirmée des chanteuses et violonistes. Clean Bandit est là pour partager ses bonnes ondes et l’amour de la musique, qui peut abolir les frontières, Brexit oblige. Le tube « Symphony » est repris par tout le public dans un mouvement d’allégresse. Les voix sont particulièrement soignées, et les envolées vocales maîtrisées. Les chorégraphies sont au point, et les festivaliers se laissent porter. Les chanteuses brillent et éclipseraient les stars de la pop en featuring avec le groupe sur les différents hits comme Luis Fonsi, Sean Paul, Demi Lovato ou encore Zara Larsson, tant la performance live est excellente. L’une des meilleures prestations du festival avec notamment les tubes « Baby », ou « Real Love » et ses sonorités disco ainsi que le méga tube « The Place I’d rather Be » qui enchanteront les festivaliers et les porteront dans une plénitude estivale enchanteresse. Lorsque l’on pense à la bande-son de l’été, la musique de Clean Bandit semble d’une évidence redoutable. Notre coup de cœur de l’été.

Bad Bunny — Union latine

L’un des artistes très attendus était le chanteur de reggaeton portoricain, Bad Bunny qui a fait déplacer la communauté latino-américaine, tous pays confondus. En plein cagnard, le chanteur/rappeur arrive emmitouflé dans un long manteau de fourrure, qui ressemble plus à une couverture, un chapeau-moustiquaire et lunettes de soleil. Certains s’en amusent : et s’il s’agissait tout bonnement de quelqu’un d’autre sous cet attirail ? Dès le début du concert, la chaude actualité au Porto Rico invite la politique dans l’enceinte du festival, où l’on peut notamment entendre des slogans « Ricky renuncia » venant du public, le chanteur s’étant publiquement prononcé sur la politique de son pays. L’artiste énergique est porté par le public qui le suit sur chacun de ses morceaux tantôt trap-latino, tantôt reggaeton. Il se décidera à enlever son manteau, alors qu’en fond défilent des images de jaquette de CD, de Blink-182 ou encre et Linkin Park. Outre son rap, le chanteur peut également avoir une voix posée sur des sons plus aériens, une proposition bien plus intéressante. L’ambiance est à la fête, et Bad Bunny ne manquera pas de remercier à plusieurs reprises le public qui brandit des drapeaux de toute l’Amérique latine. Il invite à être fier des racines latinas et ne pas les oublier. Hommage à l’Amérique latine, avec un morceau reprenant le fameux titre de Pete Rodriguez « I Like it Like That ». Bad Bunny prend le temps d’apprécier les applaudissements, avant d’enfin enlever ses lunettes et son chapeau-moustiquaire. Il terminera avec sa chanson préférée « Ella es callaíta » avant de sortir sous les ovations, confettis et feux en tout genre.

Quelle mouche a piqué Bad Bunny ?

Suicide Boys

Les deux rappeurs venus de La Nouvelle-Orléans semblent faire figure de vétérans du rap, avec leurs looks affirmés, alors qu’ils n’opèrent que depuis 4 ans, mais ont su trouver leur public. Et on comprend pourquoi. Les deux cousins empruntent les codes du hardcore, et un instant, on ne se croirait plus au Lollapalooza, mais dans un festival de métal. Un son qui tabasse, des beats lourds, une basse déchaînée, et des mosh pit à tout va. Le groupe s’offre même un wall of death, sur le point de partir en circle pit géant. Le groupe semble avoir offert aux festivaliers un terrain d’entente entre rap et métal. Réconcilier les deux, peut-être là, la réussite du festival.

Biffy Clyro

L’après-midi se poursuit avec le rock des Écossais de Biffy Clyro sur l’Alternative Stage. Peu de monde présent, c’est bien dommage surtout quand on sait qu’au Royaume-Uni, ils jouent en tête d’affiche. La disposition des amplis mis en avant annonce la couleur : c’est un rock fort. On peut facilement se frayer un passage pour accéder au 1er rang, la foule éparse profitant du groupe en toute décontraction. Les membres du groupe nous font l’honneur de prononcer quelques phrases en français, et le public chantera même de tout son cœur en levant les bras sur le morceau, « Black Chandelier », une ballade puissante. Le groupe enchaînera avec notamment le morceau « Wolves of Winter », 1er single du dernier album « Ellipsis » sorti en 2016, et on pourra aussi entendre la fameuse cornemuse écossaise. Beaucoup d’échanges en français, un groupe qui se donne à fond, malgré une faible affluence, c’est ça l’esprit rock.

The Strokes – Le retour des enfants terribles du rock

Encore une grosse exclu au Lolla avec le retour de la bande à Casablancas, qui n’était plus venue depuis 2011. Le show qui démarre quelque peu en retard voit un Julian Casablancas arborer une coupe sortie des années 80’s et des lunettes rondes. Attitude désinvolte, nonchalance, problèmes techniques, tous les clichés du rock sont là et les classiques aussi. Le groupe performera ses hits tels que « Heart in a Cage », « You Only Live Once », « Hard To Explain ou encore « Reptilia ». Sur scène, la disposition est minimaliste et sobre, avec un « S » foudroyant sur un baffle en guise d’étendard. Il y a beaucoup de temps morts, pendant lesquels Casablancas nous gratifie de quelques anecdotes. On saura qu’à leur début, ils jouaient dans un immeuble avec des groupes de métal, et qu’il était difficile de se faire entendre. Le bassiste connaîtra des problèmes de jack récurrents et Julian s’excusera même pour ces petits contretemps. Pendant ce temps, il y a déjà une grosse foule qui attend Nekfeu sur la Main Stage 1. « Il reste 16 min, qu’est ce que vous voulez ? Car notre catalogue est trop gros. » demande Julian Casablancas avant d’ironiser « Vous aimez les festivals » ? Puis d’enchaîner sur le tube « Someday » issu de leur fameux album « Is This It », qui les propulsera « sauveurs du rock » en 2001. Le dernier morceau « Last Nite » et les remerciements du groupe viennent clôturer ce petit événement.

Nekfeu

De Nekfeu ou des Strokes, difficile d’affirmer qui était la tête d’affiche de cette dernière soirée. Ce qui est certain, c’est que le Fennec semble jouer dans sa propre catégorie, comme il aime l’affirmer. 2e Lolla consécutif avec son actualité chargée, dont la sortie d’un film événement, Nekfeu bouscule les habitudes. Sur le grand écran central, une intro nous invite en coulisses avec son crew, juste avant l’arrivée en scène, et surprise ce n’est pas une vidéo enregistrée, mais bien un direct avec une caméra qui le suit jusque sur scène. Il entame son show avec « Mauvaise graine » de l’album « Cyborg » sorti en 2016. « Préparez vous au mosh pit », le ton est donné et Nekfeu et ses acolytes invitent à entrer dans la ronde. Nekfeu s’éclipsera pour laisser place à ses acolytes à de nombreuses reprises, on entendra un « il aime trop faire ça » dans le public, qui est bel et bien venu voir l’artiste charismatique et non les autres rappeurs. Célébration des vainqueurs de la CAN 2019, des drapeaux algériens et des fumigènes s’invitent au cœur de la fosse, qui voit le Feu de très près.

Le Fennec a mis le Feu au Lollapalooza.

Changement d’ambiance avec le morceau planant et mystérieux « Dans l’univers ». Mais ce n’était que pour mieux repartir avec « Martin Eden » où Nekfeu revendique sa place de no 1. Le rappeur S.Pri noir, qui est venu au festival accompagné de son manager, Pascal Nègre, le rejoindra sur « Ma dope ».  Nekfeu s’offrira un slam sur « Saturne ». Le titre « J’aurais pas dû » avec le $-Crew annonce la fin, et tout ce beau monde se réunit sur scène pour un dernier délire, avec des ballons-bulles géants où certains prendront place pour rouler sur la foule. Un spectacle complet en guise de bouquet final.

Bilan

L’impression « in » et « hype » se confirme en arrivant sur le festival, où règne une atmosphère agréable, légère et ensoleillée, presque bucolique. Même si la promesse de l’engagement écologique reste difficile à tenir lorsque l’on reçoit plus de 100 000 festivaliers sur un site aussi vaste, il y aura tout de même des initiatives apparentes comme le Lolla Planète, aucun flyer distribué par le festival ou encore des voitures électriques mis à disposition des VIP. L’organisation l’affirme, le Lolla veut proposer une offre premium, et souhaite que le public vienne pour le Lolla en lui-même, au-delà de l’affiche. Le festival se projette dans l’avenir et tire des leçons des précédentes éditions pour s’améliorer (mention très bien pour accéder et repartir du site).

Le festoch est fait bien, joli, et a la programmation la plus exclusive (on citera notamment Tash Sultana, Twenty One Pilots, Mo, Clean Bandit, Bad Bunny, Ghali…) La Scène française n’est pas en reste et profite de ce rayonnement international pour s’exporter. Paris est devenue la capitale du monde en attirant des festivaliers de toute la planète. Le mélange des genres, c’est peut-être ça, le véritable esprit des festivals.

Live report par Stela Estrela

Photos par Scott Groult

Merci à toute l’équipe du Lollapalooza, Live Nation, Bubbling Bulb et aux artistes, notamment Skip the Use.

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