[Live Report] The Hu font suer le Trianon !

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Le Trianon, Paris. 19h. La salle est pleine à craquer, le concert sold-out depuis des semaines et on s’apprête à assister à une soirée assez atypique. Entre Fire From The Gods, la première partie, qui attaque sa première tournée européenne et donc leur première fois à Paris – et The Hu, ce groupe Mongol défiant toutes les lois du Heavy Metal qui vient se produire à Paris pour la seconde fois, suite à la sortie de leur premier album en septembre dernier. Ouais un album à leur actif, The Gereg, et un concert sold-out, au Trianon. Je te laisse en tirer les conclusions nécessaires.

Fire From The Gods débarque pour un petit échauffement. Entre les connaisseurs et les curieux, le neo-metal de la bande d’Austin Texas ne laisse personne indifférents. Ça se bouge un peu sur le devant, tandis que l’arrière apprécie ces relents de nostalgie. Ben ouais ! Du neo-metal en live ça faisait longtemps ! Généralement c’est plutôt le genre de truc que t’écoutes chez toi en repensant à ta vie d’adolescent. Le groove de Aj Channer (chanteur) est communicatif. T’as envie de bouger avec lui, de le suivre dans son délire, le mec est dans sa chambre, en train de kiffer. L’énergie monte peu à peu et les premières notes de Right Now, le dernier single du groupe (celui qu’on a aussi vu pas mal passer en pub Instagram…), se font entendre. Accueil unanime. Non seulement ce morceau est génial mais bordel c’est un sans-fautes. Les cervicales de tout le monde s’activent, cette voix à la fois cassée et suave est dinguissime et l’acoustique de cette salle lui rend parfaitement bien.

Après un set d’une petite demi-heure, Fire From The Gods nous quitte le sourire aux lèvres et c’est l’heure de la pause où on nous fait attendre sagement sur des classiques. La chaleur monte, ça chantonne The Ace of Spades et My Own Summer…  Puis les lumières se tamisent sur un rouge sang, on se met à hurler « HU ! HU ! HU ! », bref ça va être la guerre. The Hu débarque, les 8 musiciens prennent place c’est partie pour plus d’une heure de folie.

« SHOOG ! SHOOG ! SHOOG ! » quel meilleur choix que celui-ci pour démarrer… Le sol tremble et aux premières notes de cette voix diphonique, on hurle comme des groupies. Bordel le son est parfait. Le refrain fait littéralement trembler les murs et nos tympans. Pour faire redescendre un peu tout ça et plonger un peu plus dans nos entrailles, à coup de Morin Khuur, le groupe enchaîne avec The Same. C’est d’une violence absolue. On est à un concert de stoner, d’un coup. Les cheveux sont lâchés et les têtes se balancent d’avant en arrière. Cette puissance pour ensuite nous faire sautiller joyeusement sur The Gereg.
The Hu a fait un choix assez stratégique sur la setlist. Plutôt que de jouer l’album dans l’ordre, le groupe a préféré t’emmener d’émotions en émotions, en alternant entre morceaux puissants et légers. Donc non seulement t’en prends plein les tympans mais alors au niveau des yeux c’est tout aussi jouissif. Les instruments sont magnifiques, la présence scénique des 8 musiciens est impressionnante, tous font quelque chose. Le meneur et second chanteur n’est pas en reste puisqu’il alterne entre la flûte et la guimbarde.

Au milieu de tout ça on aura droit à deux inédits : Uchirtai gurav et Bii Biyley. Après avoir entendu ça, le prochain album, crois-moi, tu l’attends. Et Yuve Yuve Yu on l’attendait aussi.
8 morceaux plus tard, les premières notes du « tube » du groupe, de cet hymne qui nous a tous conquit, débarque. Ok fini l’échauffement. FAITES PLACE AU POGO ET AU SLAM. On devient tous bilingues khöömi et le Trianon se transforme en véritable champ de bataille. C’était sans compter sur Wolf Totem qui arrive juste ensuite. Ah bah là on est dans les plaines de Mongolie mon gars, le point levé à chaque fin de phrase, prêts à partir au combat « HU ! HU ! HU ! HU ! », les pieds tapent au sol, les tympans tremblent à chaque note gutturale, le meneur nous hurle des trucs qu’on ne comprend pas entre chaque morceau mais attends, c’était sans compter sur l’enchaînement avec cette merveille de The Great Chinggis Khaan…. Puis Black Thunder, la bande son de Star Wars Jedi Fallen Order et un achèvement magistral avec This is Mongol, inédit aussi, qui résonne comme un Enter Sandman. Il nous achèvera tous.

La fosse est en sueur. On les salut comme si nos vies en dépendaient, les remercie du fond du cœur, on sert des mains, petite photo avec la fosse, on est tous heureux de ce qu’on vient de vivre et à voir leurs têtes, ça leur a fait putain de plaisir aussi. Les lumières s’éteignent. Tu connais les règles, tant que ça ne se rallume pas, tu peux espérer un retour. On use encore de nos voix à coups de « HU HU HU HU ! » pour faire revenir ces 8 dieux. BINGO !!! LES MECS REVIENNENT AVEC UN ULTIME YUVE YUVE YU ! T’en veux encore ? Et ben mange toi CA !  C’était le coup final, celui qui t’envoie te coucher et qui te fait dire « Bordel vivement le Hellfest », parce que ouais, la prochaine occasion de croiser The Hu sur le sol français, ce sera AU HELLFEST. Franchement, vas-y les yeux fermés.

LA SETLIST :

1.Shoog shoog
2.The Same
3.The Gereg
4.The Song of Women
5.The Legend of Mother Swan
6.Uchirtai gurav
7.Shireg Shireg
8.Bii Biyley
9.Yuve Yuve Yu
10.Wolf Totem
11.The Great Chinggis Khaan
12.Black Thunder
13.This is the Mongol

Rappel :
14.Yuve Yuve Yu