[Live report] Trivium retourne le Transbordeur !

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Quelques jours seulement après leur passage remarqué au Hellfest, les floridiens de Trivium posaient ce mardi leurs amplis sur la scène du Transbordeur, à Lyon, dans le cadre de leur tournée européenne. Un rendez-vous à ne pas manquer pour Pozzo Live, qui était présent pour assister à cette soirée sacrément animée, surtout dans la fosse ! #pogos

Car en effet, lorsqu’on réuni sur un même scène le temps d’une soirée un tout jeune groupe de neo-metal surmotivé, Cane Hill, une valeur montante du metalcore bien décidée à se faire un nom, While She Sleeps, et une désormais référence de la scène metal tout court, Trivium, on obtient un cocktail détonnant qui vous explose à la tronche, particulièrement dans la fosse à grands coups d’épaules !

Trivium est en effet de ces groupes dont l’aisance technique et la créativité lui permettent de se créer un style inclassable, car évoluant au fil des ans et des albums au carrefour de différentes influences, qu’elles soit issues du metalcore, du thrash ou du heavy. Une philosophie affichée jusque dans le nom du groupe, le terme latin « trivium » faisant référence à un carrefour ou un embranchement de trois voies. Metalcore, thrash, heavy.

Débutant la soirée de la meilleure des manières au travers d’un interview avec Paolo Gregoletto, bassiste de Trivium, à retrouver ici, je profitais par la suite d’une assistance encore clairsemée pour me faufiler jusqu’au premier rang et ainsi découvrir un groupe encore inconnu à mon répertoire : Cane Hill, et son néo-metal tout droit sorti des bayous de Louisiane ! #NOLA #GeauxSaints Et quelle découverte ! Ayant l’impression de me replonger par moments dans les premiers albums de Slipknot ou, dans un style un peu différent, de Pantera, c’est avec bonheur que je profitais de ce set décidément trop court car riche en riffs bien vénères, en vocaux couillus à souhait et même en pogos, dont le premier wall of death d’une soirée qui en comptera bon nombre, pour le plus grand plaisir de la fosse #poesie Très bonne entrée en matière, donc, malgré un son peut-être parfois un peu pollué par la lourdeur des basses.

Loin d’être inconnu pour quiconque s’intéresse un peu à la scène metalcore – ou quiconque a fréquenté la Warzone du Hellfest 2017 – le quintet britannique de While She Sleeps se fait peu à peu un nom dans le milieu, notamment de par les performances parfois totalement cinglées de son frontman, Lawrence Taylor. Pour vous situer le bonhomme, il s’est notamment illustré au Hellfest 2017 en sautant dans la foule de la Warzone depuis…la régie située face à la scène au milieu du public – soit une hauteur de 5 à 6 mètres – avant de rejoindre la scène en crowdsurfing #WTF Normal ! Vous pourrez revivre l’action sur internet, comme par exemple ici #RedBullCliffDiving Mais WSS ne se résume pas qu’aux acrobaties de son chanteur, et le groupe délivre un excellent metalcore, dont le rendu est encore meilleur en live ! Encore une fois, une basse et une batterie saturant par moments ont pu entaché certains morceaux, mais dans l’ensemble la prestation fut tout de même de fort belle facture, particulièrement avec Four Walls puis Hurricane, durant lequel Lawrence Taylor se paiera un petit bain de foule plutôt cool !

C’est alors le moment que tout le monde attend. Quoique, certains fans présents ce soir semblaient plus s’être déplacés pour WSS que Trivium ! Qu’importe, c’est aussi l’intérêt de tourner avec plusieurs groupes : il y en a pour tout le monde ! Bref, la salle plonge a nouveau dans l’obscurité tandis que retentit Run To The Hills, titre bien connus d’Iron Maïden, qui sera pour moi l’occasion de me remémorer le dimanche matin de ce Hellfest 2019 et la prestation totalement barrée mais totalement géniale des autrichiens d’Insanity Alert, dont la parodie de Run To The Hills change le refrain, passant de « Run to the hills, run for your lives » à « Run to the pit, mosh for your life« . Un vrai moment de bonheur !

Bref, retournons donc au Transbordeur alors qu’apparaît sur scène la bande de Matt Heafy. Et ca part fort d’entrée avec le super, l’excellent, le génial The Sin And The Sentence, tiré du dernier opus éponyme du groupe sorti en 2017, qui sera d’ailleurs ultra-majoritaire ce soir avec près de la moitié du set issu de celui-ci. A peine quelques secondes de concert et je suis déjà au paradis. Beyond Oblivion sera derrière l’occasion d’un fort beau wall of death, avant que le groupe ne revienne un peu aux origines avec Like Light To The Flies, sorti en 2005 sur l’album Ascendancy. Après un retour à The Sin And The Sentence avec Sever The Hand, c’est In Waves, sorti en 2011, qui est mis à l’honneur avec Built To Fall puis Shattering The Skies Above, et un joli solo signé Corey Beaulieu.

C’est enfin un moment de répit qui arrive derrière, sur Until The World Goes Cold. Nouveau retour au dernier opus et aux titres les plus récents avec The Wretchedness Inside, Beauty In The Sorrow, Pillars Of Serpents et Betrayer, cette parenthèse offrant moult sauts de cabris et coups d’épaules dans une foule dynamitée par un Matt Heafy toujours aussi efficace en live et dans son interaction avec le public. Le monsieur fait part d’un grand bonheur d’être ici ce soir, et on le croit volontiers tant ce bonheur devient communiquant et contagieux #emotion

Après Down From The Sky, c’est le moment tant attendu pour moi avec mon morceau préféré : The Heart From Your Hate #groupie Matt Heafy est descendu au contact des fans, et c’est un sacré moment de plaisir. Le groupe terminera son set par Strife puis Pull Harder On The Strings Of Your Martyr, avant de tirer sa révérence sur l’inévitable In Waves qui ne manquera pas de solliciter une dernière fois un public qui en redemande devant tant d’énergie et de harangue, particulièrement de la part de Matt Heafy.

Il n’est pas même pas 23h00 que le show se termine, comme si les 1h15 de concert étaient passées en un éclair. Trivium vient de livrer une nouvelle fois une magnifique partition, et ce public français qu’ils aiment tant le leur rend bien. Bien sûr, le terrain avait été bien préparé – ou plutôt labouré, si l’on en juge par les multiples pogos en fosse – par Cane Hill puis WSS, mais Trivium a su faire de cette soirée un grand moment de metal. Les oreilles bourdonnantes, je quitte le Transbordeur pour m’enfoncer dans la nuit, et si le calme nocturne est bienvenu, il n’en reste pas moins que j’attends déjà la prochaine fois. Et rien que pour cela, merci Trivium !

Retrouvez très prochainement notre interview de Trivum.

Setlists :

Cane Hill

  1. (The New) Jesus
  2. Lord Of Flies
  3. 10¢
  4. Ugly Model Mannequin
  5. Fountain Of Youth
  6. It Follows
  7. Too Far Gone

While She Sleeps

  1. You Are We
  2. Haunt Me
  3. Anti-Social
  4. Four Walls
  5. Silence Speaks
  6. Hurricane

Trivium

  1. The Sin And The Sentence
  2. Beyond Oblivion
  3. Like Light To The Flies
  4. Sever The Hand
  5. Built To Fall
  6. Shattering The Skies Above
  7. Until The World Goes Cold
  8. The Wretchedness Inside
  9. Beauty In The Sorrow
  10. Pillars Of Serpents
  11. Betrayer
  12. Down From The Sky
  13. The Heart From Your Hate
  14. Strife
  15. Pull Harder On THe Strings Of Your Martyr
  16. In Waves