[Review] Airbourne – Boneshaker

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Airbourne est de retour ! La bande de Joel O’Keefe nous présente cette semaine son cinquième album : Boneshaker ! Après avoir fait trembler la Cigale par deux fois les 19 et 20 octobre dernier, il est temps d’écouter le résultat final de ce nouvel album. Airbourne fera-t-il trembler nos os ?

L’album commence fort, Boneshaker nous rappelle les débuts d’ACDC par son son plus clean qu’à l’accoutumée et par la voix de Joel O’Keefe, plus proche de celle de Bon Scott que sur les albums précédents. Je pense notamment à TNT sur ce titre, et le refrain est ultra entraînant. Burnout The Nitro sera aussi dans cette veine, avec un solo de guitare magistral, bien meilleur que celui de Boneshaker.

This Is Our City bénéficie largement du traitement du « riff doctor », Harri Harrison, nouveau guitariste rythmique du groupe. En effet, ce riff ultra groovy donne envie de marcher en rythme dans la rue, et tout dans ce morceau est un coup de cœur pour moi, du refrain entraînant aux chœurs qui donnent beaucoup de puissance au morceau. Bravo !

La simplicité de l’album trouve par contre une certaine limite car les morceaux suivants seront un peu interchangeables bien qu’entraînants. Sex To Go nous fera penser à ZZ Top et encore une fois Joel chantera à la manière de Bon Scott, mais son refrain se rapproche peut-être trop de TNT pour pleinement me convaincre. Backseat Boogie sera lui aussi un morceau très simple et efficace, mais qui dans le contexte de l’album ne ressortira que peu. Blood In The Water vient réveiller un peu les choses, et Joel sonnera cette fois plus comme Alice Cooper, et le riff à la Danko Jones apporte beaucoup de puissance au morceau que l’on a très hâte de voir en live.

Le groupe essaie d’innover en terme de rythme sur She Gives Me Hell, avec une arythmie qui déstabilise un peu, avant de revenir le temps d’une chanson au son de Breakin’ Outta Hell sur Switchblade Angel, qui sera puissant, rapide et court, comme savent si bien le faire Airbourne ! Weapon Of War est monté comme un morceau ultra lent et heavy, à la limite du blues et on sent une accélération au fil du morceau, mais celui-ci laissera au final un peu sur sa faim, de par le refrain un peu cliché. On terminera par le morceau le plus énergique de l’album, l’excellent Rock N’ Roll For Life qui termine sur une note puissante, un peu dans l’esprit de Turbonegro, diront certains. Le solo en harmonies et la performance vocale de Joel O’Keefe en feront l’apothéose attendue d’un album sympathique.

En conclusion, Airbourne nous sort cette semaine un album qui revient aux bases au niveau du son, se rapprochant des classiques du rock australien, notamment de leurs mentors d’ACDC, cependant le manque de variété des chansons tire un peu le mélange vers le bas, et l’album, pourtant non dénué d’intérêt, n’est selon moi pas le meilleur du groupe, mais plaira clairement aux fans.

7/10