[Review] Avatarium – The Fire I Long For

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Avatarium sont de retour en 2019 avec leur quatrième album. Mélangeant doom et chant moderne, le groupe de Jennie-Ann Smith est un peu un OVNI dans le paysage du doom. Et c’est avec The Fire I Long For que les suédois reviennent cette année, et ils ont prévu de frapper fort. On vous détaille tout !

La première chose qu’on remarquera sur cet album, c’est clairement le son de guitare. Le son fuzzy utilisé par Marcus Jidell est juste ce qu’il faut de tranchant et gras à souhaits ! Rien que sur Voices et Rubicon, on est déjà séduit par son jeu de guitare précis et puissant. Bien sûr quand on parle d’Avatarium on pense immédiatement à la voix de Jennie-Ann Smith. Et on est aux premières loges sur le plus calme mais plus contemplatif Lay Me Down pour entendre la clarté cristalline de sa voix. Clairement cet album commence très fort et ces trois morceaux sont déjà trois coups de cœur pour moi !

Porcelain Skulls viendra trancher par son riff atypique avec le son de l’album qui semblait se dessiner. Un bruit de machine en arrière plan viendra le renforcer en efficacité, et la voix de Jennie-Ann Smith se fait enchanteresse, créant une atmosphère de mystère sur le morceau avant un refrain grandiose avec chœurs. On prendra le temps de noter la basse bien ronde de Mats Rydström bien audible dans le mix ! D’ailleurs la production est impeccable sur ce morceau mais aussi sur tous les précédents. Clairement, ce Porcelain Skulls est le morceau que je réécouterais le plus souvent sur The Fire I Long For.

On sera un peu moins surpris (mais tout de même un peu) par le côté rock n’ roll du très énergique Shake That Demon qui nous fera penser à Neon Knights de Black Sabbath et à Who Are You de The Who. Great Beyond sera un peu plus conventionnel de prime abord mais révélera un couplet ultra calme aux nombreuses nappes sonores envoûtantes menant à un refrain grandiose où Jennie-Ann Smith montrera à nouveau l’étendue de sa voix, et où on entendra un retour du son tranchant de guitare de Marcus Jidell qui restera pour le reste du morceau. Il est aussi à noter que les solos de Marcus Jidell sont simples en apparence mais d’une efficacité dingue comme celui joué au slide sur Great Beyond justement.

Le morceau éponyme de l’album, The Fire I Long, sera un morceau calme et atmosphérique mais à la production impeccable encore une fois. Il se fera de plus en plus grandiose avant d’arriver encore une fois à un solo très réussi. Une belle réussite encore une fois ! Pour Epitaph of Heroes on revient sur un terrain sur lequel on attendait Avatarium, avec un doom classique mais avec une production qui fait penser au metal symphonique par moments. A noter qu’un passage au calme de mort se trouve en milieu de morceau, et prouve que même sur les morceaux a priori convenus, Avatarium tente de varier et de constamment se réinventer. On conclura ce très bon album par la ballade piano-voix Stars They Move qui pose comme il faut la fin de cet album décidément très varié, à des kilomètres de ce qu’on attendait au départ, et encore plus si on ne connaissait pas le groupe au départ.

En conclusion, Avatarium sort avec The Fire I Long For un album qui refuse d’entrer dans les conventions du doom. A l’écoute des deux premiers morceaux, on peut se dire si l’on ne connait pas le groupe « on dirait du Kadavar avec une chanteuse moderne », mais les sept morceaux suivants, comme en réponse à cette remarque, se séparent totalement de la simpliste étiquette de « doom à chanteuse » et Avatarium explore bien des sons et des ambiances. Un très bon album qu’on vous conseille vivement !

8.5/10