[Review] Cigarettes After Sex – Cry

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Le roi de la mélancolie, Greg Gonzalez de Cigarettes After Sex, est de retour en toute puissance. Le second album studio du groupe « Cry », sorti le 25 octobre, offre différentes nuances de l’amour.

Durant l’ensemble de l’album, on retrouve des images marines (cf. La cover de l’album), la plage, l’océan… Une métaphore assez intéressante, autant dans sa constance que dans son instabilité puisqu’elle passe d’un état à l’autre assez facilement (comme l’amour).

Comme son nom l’indique, on pleure souvent en amour. C’est donc parti pour 9 titres, soit 40 minutes et 29 secondes de leçon.

On commence par Don’t Let Me Go, une ballade qui donne le La à l’album. Ça va être mélancolique, on a un mec triste qui regrette un amour passé ou le sentiment d’amour lui-même, il fut un temps, sublime. Topo classique qui fonctionne toujours et qui laisse contemplatif.

Ensuite, Kiss It Off Me débute avec une batterie aux rythmes de pas, la chanson a une résonance assez enjouée, pleine d’espoir. Néanmoins, il aime des nanas inaccessibles qui ne se remettent jamais des fuckboys, donc ça va être compliqué eheh.

Même si Heavenly laisse paraître le contraire en continuant la petite histoire. La dream-pop est là, du dreamy-drama en veux-tu en voilà. Gonzalez dit qu’il a trouvé l’inspiration sur une plage durant un coucher de soleil en Lettonie. D’ailleurs, mention spéciale au pont de cette chanson qui est plutôt charmant. 

Bref, retour à la réalité, avec You’re The Only Good Thing In My Life, toujours à la playa, une chanson élogieuse une fois de plus. « You make me think of, Storms on the beaches. With all the lights off, Everything is wrong but it’s all right » Attends, c’est gentil, mais violent quand même… C’est là qu’on retrouve Cigarettes After Sex, des rythmes doux pour des paroles qui frappent.

On continue avec Touch, un peu plus rythmée. Oui, car il a été touché par la tempête, et ça, ça fait mal. Physiquement et mentalement : il saigne, il a mal et il est seul. Relation toxique ? Pire, friendzone ! Un refrain qui reste en tête et une chanson qui finit sur les touches du clavier.

Ok, bon là pause pour Hentai (quoi ?). Oui, tu as bien lu, mais, c’est un beau hentai hein, qui fait des coeurs dans les yeux. On retrouve aussi un crash d’avion dans l’eau parce que c’est romantique apparemment. Tout comme Touch, le refrain est bien ancré, avec ce clavier qui résonne telle une berceuse. Une autre façon de voir l’hentai, ma foi.

Vient alors Cry, titre éponyme pour un dénouement certain, ou du moins une explication à cette histoire. L’intro dure presque une minute pour le suspens. Néanmoins, on en vient à la conclusion que c’est vraiment une histoire de relation toxique (puce à l’oreille avec Touch), l’un aime plus l’autre, cla-ssique.

Et voilà la fameuse leçon, Falling In Love. Gonzalez a eu besoin de 2 ans pour finir l’écriture de la chanson. Bah oui, accessoirement, il fallait qu’il tombe amoureux une autre fois pour que cela puisse bien sonner. Toujours des images de maison sur la plage, des dates mignons, assez cliché pour dire que tout le monde puisse s’identifier. 

En amour, on veut du Pure (cliché ? Non). Ce titre pour clôturer l’album reprend les éléments du quotidien (douche, télé, la rue) qui renferment des sentiments intenses et brûlants. Gonzalez invite à les voir différemment et avec plus d’attention. C’est ainsi que s’achève l’album, sur une ballade, comme on l’a commencé, comme si de rien n’était.

Pozzo a bien aimé cet album et octroie un petit 7/10. On vous laisse avec Heavenly et Hentai qui sont nos favorites :