Review : Destruction – Born To Perish

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Après 3 ans d’attente, le groupe de thrash metal allemand Destruction sort son quatorzième (!!!) album ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas prêts de se rendre ! Bilan sur ce nouvel album.

Born To Perish commence fort avec un morceau bien thrash à souhaits, avec une suite de riffs mieux écrits les uns que les autres. La voix est brute et puissante, la production ultra propre : on a là un superbe morceau de thrash. Vient ensuite Inspired By Death au riff groovy et rapide, répétitif mais subtil. On est clairement sur le terrain de Megadeth avec ce morceau.

Le truc, c’est que les morceaux s’enchaînent ensuite mais se ressemblent tous un peu, Betrayal est donc ici un sosie quasi parfait de Born To Perish, et Rotten malgré son riff reste dans cette veine. Filthy Wealth sera le premier morceau à innover un peu avec son riff en gamme majeure et son énergie presque positive. Les silences (absents jusque là) sont puissants, presque autant que les riffs, et le solo est cool. Le break est lui aussi bienvenu, avec un groove très sombre.

Butchered For Life, lui, commence sur une partie clean qui rappelle… Tenacious D. On imagine difficilement que c’était le but, mais ça innove, c’est sûr. Une fois passé les passages en clean, on revient au style de tout l’album : le thrash pur et dur. On reste dans la lancée avec Tyrant Of The Netherworld et We Breed Evil, qui, lui, a le droit à un break quasi metalcore qu’il se doit d’applaudir.

Fatal Flight 17 parle du vol de Malaysia Airlines qui s’est crashé en 2014. Le sujet est sombre, les paroles aussi, et ce morceau, qui est probablement le meilleur de l’album, réveille vraiment le métalleux qui pourrait s’être lassé à ce stade de l’album. Cependant, Ratcatcher restera dans la case « thrash bourrin » sans saisir l’opportunité d’innover en fin d’album. Dommage.

En résumé on a là un album assez monolithique de thrash metal bourrin, efficace et très bien produit avec de superbes performances, mais qui souffre de sa répétitivité et ne rejoindra pas le panthéon des meilleurs albums de Destruction. L’édition collector bénéficiera tout de même s’une belle reprise de Tygers Of Pan Tang plus fun et légère, qu’il se doit d’applaudir.

7/10