Review : Kadavar – For The Dead Travel Fast

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On n’arrête pas Kadavar ! Depuis 2010, le combo allemand sort à un rythme régulier des albums plus bons les uns que les autres. Et leur cinquième album, For The Dead Travel Fast sortira ce vendredi 11 octobre ! Nous avons pu y jeter une oreille, on vous raconte tout ça !

L’album s’ouvre sur The End, un morceau très inquiétant et psychédélique à l’image du titre, pour se diriger vers un son hyper heavy sur The Devil’s Master. La voix fantomatique de Lupus vient napper le morceau d’un brouillard très sombre. Comparé aux autres albums du combo allemand, on est probablement devant l’album le plus sombre de leur carrière. Les riffs sont de sortie et on entend parfaitement la basse : l’album commence très bien ! Evil Forces sera dans cette lignée avec un son très puissant, et on a très hâte de le voir en live !

Sur Children Of The Night, Kadavar change de direction et se dirige vers un son plus entraînant à la Ghost (plus proche d’Opus Eponymous que de Prequelle cependant) mais en plus sombre et avec une intro plus psychédélique et inquiétante. On sent la forte influence de Black Sabbath sur le groupe ! Dans sa continuité on trouvera Dancing With The Dead, aux claviers mystiques et à l’ambiance planante, qui fait une parenthèse très cool à l’album.

Poison remettra un peu de tension dans le mélange, avec un son très années 1970 et une reverb immaculée, il garde la tension jusqu’au refrain entraînant où Lupus impressionne par sa voix. La fin est plus dark et la basse se fait impressionnante. Le morceau se conclut par un solo magnifique et spooky : du grand art ! Demons In My Mind sera lui ultra groovy et planant, digne d’apparaître sur un album de Black Sabbath !

Approchant de la fin, Kadavar décide de surprendre une nouvelle fois l’auditeur avec une magnifique ballade au son vintage envoûtant, avec l’ajout de violoncelle dans son mix sonore, se déversant dans l’ultime morceau de For The Dead Travel Fast, Long Forgotten Song. Le début calme et moins lo-fi que le reste de l’album s’assombrit avant de devenir purement doom avec un lyrisme très appréciable et des envolées très réussies. Un solo de batterie se glissera dans le morceau avant celui de guitare, et voilà qui conclut cet excellent album de Kadavar.

En conclusion, on a là un album extrêmement varié et cohérent au son hyper travaillé et aux ambiances toujours réussies. Pour ce cinquième album, Kadavar aura donc fait les choses en grand ! On a très hâte de les voir le 14 novembre prochain à Paris !

8.5/10