Review : Killswitch Engage – Atonement

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C’est l’heure du metalcore ! Après Incarnate en 2016, Killswitch Engage décide de transformer l’essai avec Atonement, son huitième opus, deuxième depuis le retour du chanteur originel, Jesse Leach. Alors, que vaut ce huitième opus ?

L’album commence très fort avec un Unleashed qui remet dans le bain : une violence metalcore parfaite, un refrain bien mélodique, le morceau est un gros kif et un mélange de tout ce que le groupe fait bien ! La dualité du groupe fait d’ailleurs la majeure partie de la structure de cet album.

En effet, on observe sur cet album 2 « types » de morceau. Le morceau très bourrin purement metalcore tout d’abord, comme The Signal Fire, qui rappelle fortement Trivium et voit le retour de Howard Jones, chanteur qui avait remplacé Jesse Leach à son départ du groupe, pour un morceau purement explosif et d’une violence rare. Et d’un autre côté on aura le morceau plus pop et encourageant, comme Us Against The World plus lent, plus pop mais toujours avec de superbes riffs.

Ainsi on passe d’un type à l’autre pendant tout l’album. The Crownless King, où Chuck Billy (Testament) pose sa voix, est par exemple plutôt dans la première catégorie, tandis que le morceau suivant, I Am Broken Too (qui par ailleurs est très bien écrit et respire la sincérité à propos de la dépression de Jesse Leach) est plutôt dans la deuxième. Pour moi cette dualité un peu trop flagrante est le défaut de cet album.

Par ailleurs on applaudira des deux mains les performances et la production de cet album ! Take Control sera mon coup de coeur de l’album, variant du reste par sa mélodie et son solo génial, tandis que Ravenous détruira tout sur son passage en live, avec son refrain puissant et fédérateur !

On approche déjà de la fin avec I Can’t Be The Only One au début contemplatif et calme, respirant l’esprit positif et encourageant l’auditeur à surmonter ses démons. La montée en puissance sur la fin du morceau illustre cette sortie des enfers que Jesse Leach vit actuellement, et le morceau est beau et fédérateur. Bite The Hand That Feeds sera le point d’orgue destructeur  à cet album, comme un « à la prochaine » du groupe à ses fans, en attendant un nouvel album.

En conclusion, cet album respire la sincérité et est extrêmement bien composé et produit, mais sa structure un peu trop évidente fait qu’il ne sera probablement pas le meilleur album de Killswitch Engage. Cependant il apporte des munitions de choix pour les concerts du groupe qui ne manqueront pas de faire trembler la terre !

7.5/10