[Review] Lorna Shore – Immortal

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Beaucoup de nouveautés chez Lorna Shore. En quête d’un nouveau chanteur depuis la mise à l’écart de CJ McCreery, l’ancienne bande de Tom Barber continue son chemin avec une tournée Européenne en support de Decapitated, qui passera le 19 mars au Trabendo à Paris. Mais aussi un tout nouvel opus, Immortal sorti le 31 janvier. On a écouté ça pour vous :

Immortal est donc le premier titre de cet album du même nom. Une intro épique accompagnée de l’instru qui prend progressivement le relai (ne cherchez plus la chanson qui va ouvrir les lives), et on part vraiment sur du très lourd. Un son qui peut faire penser à du Thy Art Is Murder, avec une batterie omniprésente et le riff de guitare qui accompagne ce rythme effréné. Le scream de CJ McCreery, qui a enregistré l’album avant son départ se marie parfaitement.

Death Portrait est une suite logique qui nous fait bien comprendre qu’il n’y aura pas de temps mort sur l’album. Plus de Growl sur les couplets et un sacré Breakdown pour accompagner cet ensemble que le groupe maitrise très bien. This Is Hell s’enchaine et il y a toujours une atmosphère épique qui se dégage, en entendant des chœurs presque comme dans un rituel accompagner les screams et l’instrumental.

On parlait d’atmosphère épique ? Hollow Sentence poursuit cette tendance dès le début du titre, avec ce background qui colle parfaitement avec cette violence exacerbée des morceaux. On ne change pas de registre avec Warpath of Disease. Techniquement et vocalement, c’est vraiment très juste. Avec une nouvelle fois, un super solo de guitare qui vient ajouter de la matière à des morceaux déjà bien garni niveau instrumental. Comme on peut l’entendre dans Misery System, Obsession, ou encore King Ov Deception, la nuance pour un groupe de ce registre est de réussir à proposer des chansons non répétitives, qui reposent principalement sur la variation mélodique des instruments. Et on peut dire que Lorna Shore y arrive plutôt bien.

Petit changement d’ambiance sur Darkest Spawn où l’ambiance est plus pesante. On alterne des moments où le scream a encore plus de place avec l’instrumental qui ne fait qu’accompagner, avant d’enchainer un moment où elle prend le dessus et où le morceau s’emballe. Dernière chanson de l’album, Relentless Torment ne change pas sa formule, et on arrive toujours à apporter l’ambiance propre à l’album tout en ne tombant pas dans un aspect répétitif.

En conclusion, Immortal est un très bon album, cohérent de par son atmosphère. C’est très brutal, mais chaque morceau se démarque bien et apporte son petit plus. Maintenant, il ne doit plus rester longtemps à attendre pour voir qui va remplacer CJ McCreery… Affaire à suivre !

7/10