Review : Monolord – No Comfort

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Monolord, c’est la nouvelle sensation dans le monde du doom metal. Formé en 2013, le groupe sort aujourd’hui son quatrième album, le premier chez Relapse Records. Et le moins qu’on puisse dire c’est que cet album nous fait voyager ! On vous raconte tout ça !

L’album commence directement par un riff très prenant, sorti des profondeurs les plus boueuses. La basse rappelle le jeu de Geezer Butler de Black Sabbath, d’ailleurs. S’ajoute à ce riff une voix fantomatique et immaculée qui contraste avec la lourdeur du morceau, notamment sur le refrain. On peut aussi noter sur The Bastard Son un magnifique passage en clean en guise de pont. En bref, ce morceau c’est tout ce qu’on peut attendre d’un excellent groupe de doom, et il entame parfaitement ce qui nous attend !

The Last Leaf est lui le morceau qui mène à une facette plus légère de Monolord. Il est plus psyché et plus court, mais varie grandement en termes d’ambiance, ce qui en fait probablement mon préféré de l’album. Il en est même quasi prog ! La voix spectrale de Thomas Jäger semble être le liant de cet album aux ambiances ultra variées, et Monolord se permet même une transition vers le morceau suivant par le silence, comme une fin à l’orage en fin de morceau, après le magnifique solo.

Larvae est, lui, très clean et lent. Il évoque plutôt un sentiment de sérénité et les instruments descendent dans les fréquences très basses lors qu’intervient la voix de Thomas Jäger. On note aussi un excellent usage des silences dans le riff, chose assez rare pour être soulignée. Un break boueux à souhaits terminera ce morceau qui confirme encore une fois le génie de cet album.

On entame ensuite avec Skywards une descente aux enfers en terme de son, qui devient très sombre, boueux et heavy. Sur le début du morceau on note encore une fois le soin apporté aux transitions par le groupe, qui d’ailleurs font que No Comfort est une expérience plutôt envoûtante. Et Skywards est, lui, le morceau parfait de doom. Les riffs sont ultra heavy et on note un retour à la légèreté en fin de morceau avec des arpèges en clean. Surprenant ! Alone Together reste dans cet élan clean et nous fait même penser aux excellents Earth. La voix se fait plus fantomatique et lointaine que jamais, et en se sent encore une fois serein en écoutant ce morceau.

Pièce finale de cet album, No Comfort commence calmement mais enchaîne assez vite sur un riff grandiose. La lamentation dans la voix est palpable, et on sent le désespoir qui semble posséder Thomas Jäger qui est décidément impressionnant sur cet album. Le morceau résume assez bien l’album car les ambiances varient beaucoup entre passages heavy et plus légers, de manière magistrale.

En conclusion, No Comfort est une expérience à part entière. Ses variations d’ambiance plus fluides que jamais en sont la principale force, qui montre que Monolord ne sont pas seulement un groupe de doom, de stoner ou de drone, mais un groupe transversal, idéal d’ailleurs pour commencer à s’ouvrir à ces styles. On vous le conseille très fortement et on fonce se l’acheter !

9/10