[Review] Necrowretch – The Ones From Hell

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Necrowretch est la preuve qu’un groupe français pratiquant le black/death metal peut percer dans la sphère internationale avec de la persévérance et de la détermination. Formé en 2008, Necrowretch (autrefois appelé Vlad Rituals et Worm Eater) n’a eu de cesse de croître tant et si bien qu’il réussira l’exploit de signer chez Century Media Records en 2013, pour la sortie de son premier album Putrid Death Sorcery, mélange crade de black et de death metal bourrin. Désormais de retour au pays avec une signature récente chez Season of Mist, le groupe comblera le label d’un nouvel album, intitulé The Ones From Hell. Et c’est bien de l’enfer que les français sortent. Leur détermination ne fléchit pas, s’engouffrant encore plus dans la création malsaine, blasphématoire et démoniaque qui ne leur a jamais fait défaut jusqu’à maintenant.

Pourtant au vu de la pochette, nous sommes bien loin des covers habituelles du genre, avec pour code les têtes de boucs, démons ou croix inversées monochromes. Je trouve ce design très beau, le dragon asiatique doté du logo de la formation, et prêt à nous accueillir dans le monde ténébreux des français, plus possédés que jamais.

L’album commence ainsi par une introduction mélodique et mystérieuse, faisant monter la sauce avant de nous la balancer au visage, lorsque le riff principal vient nous sauter dessus tel un serpent que l’on aurait trop fixé dans les yeux. Pure Hellfire est un bon début même si j’avoue ne pas avoir la claque que l’on m’avait promise… Mais une chose est sûre, la formation a la niaque. On remarquera d’ailleurs une production très soignée (trop peut-être) qui donne aux peu initiés la volonté de se laisser bercer la suite. Lucifer Sovranty qui continue de tenir la flamme reste dans la continuité de l’album et ne se démarque pas vraiment du morceau précédent. Il faudra attendre le titre éponyme et son refrain accrocheur pour me mettre la puce à l’oreille. La composition est ici plus originale et plus recherchée que le reste. Absolute Evil, titre plus court, reste dans les rangs, jusqu’à ce que Codex Obscuritas casse le rythme avec son intro lente et lourde. Dommage ici aussi que la prod soit trop propre, car la lourdeur du riff a du mal à se faire ressentir dans son intégralité, à mon humble avis.

Nous sommes déjà à la moitié de l’album et la branlée espérée n’a toujours pas eu lieu. Darkness Supreme ne me fera  toujours pas changer d’avis malgré la présence de breaks et de blast beats, heureusement que Through the Black Abyss est là avec son intro à la guitare acoustique aux sonorités latines. On regrettera que ces sonorités ne soient peu/pas exploitées par la suite. L’arpège suivi par les guitares et la batterie était une bonne idée ! Le grand final, portant le nom du groupe, aux lamentations vocales ne suffira pas à me donner envie me faire le signe du diable avec les doigts.

Cet album sera pour moi vite oublié car peu imaginatif malgré quelques bonnes idées. Pas mauvais en soit, mais trop « classique », prenant peu de risque, et malgré tout peu efficace à l’oreille. Faute à un mix trop « propre » et des riffs oubliables. Le groupe pourtant prometteur aura manqué de me faire totalement plonger dans l’univers de cet album. Peut-être que le prochain me fera changer d’avis ! Le diable a lancé ses cartes.

 

Note : 6/10

 

Tracklisting :

  1. Pure Hellfire
  2. Luciferian Sovranty
  3. The Ones from Hell
  4. Absolute Evil
  5. Codex Obscuritas
  6. Darkness Supreme
  7. Through the Black Abyss
  8. Necrowretch