Review: Norman Fucking Rockwell! (2019) Lana Del Rey

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Elizabeth Grant aka Lana Del Rey, avait annoncé la sortie de son 6ème album depuis un certain temps. Si la cover de l’album prise par Chuck Grant (sa sœur) a pas mal fait parler d’elle, c’est pour nous offrir une petite pépite. On l’attendait avec impatience, Norman F***king Rockwell! est bien sorti le 29 août dernier, Pozzo Live vous fait donc sa review.

La belle américaine avait déjà sorti quelques titres de l’album, la balade Venice Bitch, les superbes Mariners Apartment Complex, hope is a dangerous thing for a woman like me to have – but I have it et le génial Doin’ Time, reprise parfaite des Sublime. Forcément, à la prod’ on retrouve entre-autre : Jack Antonoff et Rick Nowels, juste pour ne citer qu’eux.

Si l’album précédent (Lust For Life) montrait une image de la chanteuse plus souriante et joyeuse qui avait ravi sa fanbase, dans NFR on retrouve une Lana alternant entre sensibilité   (love song, Cinnamon Girl, Bartender) et girl power (Doin’ Time, Fuck It I Love You). 14 titres, 1h07min où l’on peut sentir qu’elle est particulièrement inspirée, son univers est désormais parfaitement maîtrisé : la Californie, l’ubiquité de la nostalgie et sa passion pour les fuckboys.

On ne s’en lasse pas, pourquoi ? Niveau lyrique, il y a toujours une explosion de références, de Sylvia Plath (The Bell Jar), grande poétesse américaine du 20ème siècle, du Bowie (Life on Mars ?), aux Beach Boys et Dennis Wilson dans The Greatest (*poke* il est décédé en 1983 à Marina Del Rey). Une description de la vie californienne à sa plus belle époque qui donne envie de se créer une machine à remonter le temps (California, The Next Best American Record). D’ailleurs, fact : la cover alternative de l’album pour Urban Outfitters a été prise à Laurel Canyon, un des endroits favoris de l’artiste.

En ce qui concerne la technique, on reste sur une voix douce et cristalline, du piano et des chœurs de la chanteuse (Norman Fucking Rockwell, Bartender). On a quelques solo de guitare par-ci par-là qui énergisent ou accompagnent ces balades (Venice Bitch, The Greatest), mais aussi des pics plus hip-hop (Doin’ Time, Fuck It I love You). Au final, c’est une formule qui marche plutôt bien et que l’artiste ne cesse d’améliorer tel un vin qui se bonifie avec l’âge (même si Dame Del Rey préfère le cherry coke).

On lui met la note de 9/10, mais écoutez-le pour vous faire votre avis ! On vous laisse avec Doin’ Time parce que c’est notre préférée :

C.Renaud