[Review] Novelists – C’est la vie

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De retour pour un troisième album sobrement intitulé « C’est la Vie », Novelists nous livre un album plein d’intensité, et on ne doit surtout pas passer à côté d’un groupe Français avec autant de talents. Décryptage :

On commence fort avec Somebody Else. Entre chant clair et scream, l’ensemble se mêle très bien. C’est une formule efficace qui permet de rentrer facilement dans l’univers de l’album, et on a envie d’en écouter plus… Sur Deep Blue, on part dans la continuité du premier morceau. Guitare puissante sur laquelle Mattéo Gelsomino vient poser sa voix. Le refrain permet une montée vocale qui donne une certaine explosivité, et les screams viennent appuyer le tout, et sont omniprésents dans le deuxième refrain. Il y a un super dosage qui donne une belle dimension au morceau. Et c’est ce qui frappe sur tout l’album.

Avec le morceau Lilly, on laisse davantage la voix s’exprimer avec un chant clair toujours très prenant, où le scream toujours bien placé va donner plus d’impact. On pourrait vraiment penser à Being As An Ocean par moments. Il n’y a pas de répit avec Modern Slave, un morceau très lourd. Très grosse guitare et gros scream, on va chercher les sonorités planantes sur le refrain avec les chœurs qui accompagnent la voix. Il faut noter aussi le super solo de guitare (qui sont d’ailleurs nombreux sur l’album).

C’est la vie, titre de l’album et morceau plus calme, arrive au milieu et permet une certaine légèreté. La voix de Camille Contreras vient d’ailleurs apporter sa touche de douceur au titre. S’enchaine ensuite Head Rush qui était le premier single de l’album. Encore une fois, le groupe fait passer des émotions aussi bien dans la voix que dans l’instrumental.

Kings of ignorance et Rain sont aussi des titres qui vont rester dans la tête après l’écoute, et où il se transcrit deux ambiances différentes tout en se mêlant dans le même univers. On a un morceau énergique et massif pour le premier, plus calme et aérien pour le deuxième. C’est déjà le dernier morceau, et ça finit en force avec Human condition. On a une grosse instru, et un titre brutal qui reprend les codes de l’album. Il y a toujours cette touche de légèreté, même avec une telle puissance. C’est une belle conclusion pour un album si cohérent.

En conclusion, les Français ont vraiment livré un album qui montre tout leur talent. Ils font passer beaucoup d’énergies et d’émotion, à travers la voix et les instrus qui vacillent entre moments puissants et douceur. Les morceaux sont vraiment bien construits et n’y en a aucun à délaisser. C’est vraiment un album qu’il faut découvrir et écouter.

 

8/10