[Review] Thanks for the Dance – Leonard Cohen

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Thanks for the Dance est un album posthume produit par Adam CohenSon père laisse aigre-doux, sous 8 titres, soit 29 minutes et 21 secondes. Sans surprise, c’est magnifique. Une voix rauque et des paroles puissantes qui ne se marient que trop bien, Maître Cohen en connaissait beaucoup.

Pour commencer, l’auteur explique ce qui « Happens to the Heart ». La sagesse est pleine de mélancolie, à sa grande habitude, à l’aide d’un piano et d’une guitare espagnole. 

Néanmoins, il faut « Moving On » et c’est ce que l’on fait avec le titre suivant. Toujours la guitare espagnole à la main, le chagrin d’un amour perdu désormais. Énormément de références florales afin de décrire cette aimée et toujours plus de mélancolie. On finit sur une phrase qui laisse à la réflexion « Who’s moving on, who’s kidding who ? » 

Sur un rythme relativement plus énergique, tel un baroudeur, Leonard Cohen nous conte The night of Santiago. Une nuit, parait-il, désinvolte, mais toujours avec des références florales car M. Cohen est un poète. On pense à Johnny Cash, dans le timbre comme dans le rythme.

Thanks for the Dance, titre éponyme de l’album, « 1,2,3, 1,2,3 », on danse en douceur avec Cohen. Est-ce que cela ne serait pas la danse de la vie, tout simplement ? Les choeurs et la mélodie rappellent un peu So long, Marianne, de toute beauté.

Changement de décor avec It’s Torn, le rythme est puissant, les paroles sont douces, pourtant l’ensemble violent. On laisse paraitre un chao dans ces gestes légers. On continue sur ce chemin avec The Goal, un piano et du violoncelle qui ne peuvent qu’accompagner une ligne droite difficile à atteindre, mais certaine.

Le poète rallie tout le monde dans Puppets, car nous ne sommes que cela pour lui. Les chœurs rendent la chanson d’autant plus grave et lui donne probablement une note solennelle légitime. Des paroles qui en disent long « German puppets burnt the Jews, Jewish puppets did not choose » en passant par les « Puppet lovers in their bliss, turn away from all of this », de la distance à la proximité, Cohen puise sa force dans tout cela. 

The Hills, métaphore de la vie qui demande beaucoup d’énergie. On parcourt son chemin avec des embuches, des rencontres, mais sans platitude. Les choeurs ici, apporte une certaine douceur à la voix de Cohen qui semble là, épuisée par la vie.

Listen to the Hummingbird a une instrumentale magnifique et d’une pureté incroyable. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que Cohen reprend la légende du colibri, conte amérindien souvent cité pour décrire la construction progressive d’un élément. Il a fait sa part et c’est ainsi que l’album est clos.

Pozzo vous dira que cela est particulièrement frustrant de s’arrêter ainsi, mais en même temps, cela achève parfaitement l’œuvre de Cohen. 

L’album mérite parfaitement son 10/10.

La chanson préférée de Pozzo Live :