Review : Waterparks – Fandom

0
300

Et de trois. Fandom est le troisième album que nous propose les américains de Waterparks.

Cet album a bien été teasé, puisque pas moins de cinq chansons ont été présentées en amont de la sortie. Soit un tiers de l’opus. Le moins qu’on puisse dire c’est que les morceaux ne se ressemblent pas.

La courte introduction Cherry Red précède, selon les points de vue, l’une des meilleures chansons de l’album, Watch What Happens Next. Le titre est plein de l’énergie qu’on leur connait et qu’on attendait.

Dreamboy, aux rythmes plus doux, sonne comme un morceau ayant été créé il y a quelques années de cela. On retrouve ici le personnage égocentrique que le chanteur Awsten Knight prend un malin plaisir à faire vivre « Est-ce que je suis le garçon dont tu rêves ? Vivant dans ton subconscient ».

Après Easy To Hate, titre accrocheur mais aux saveurs de rupture, s’en suit High Definition. Première chanson de l’album à sonner comme une balade amoureuse, mais le sujet est plutôt à l’opposé, à l’instar de la précédente.

Telephone repart de manière énergique, jusqu’aux accords de synthé finissant la chanson. On est définitivement sur un album traitant des relations amoureuses (un de plus ?).
Group Chat est un étonnant interlude qui introduit le tout premier single dévoilé, Turbulent. Le morceau est étonnamment addictif bien que complètement différent du reste. On a ici de nombreuses sonorités électroniques qui prennent le dessus sur les instruments habituels.

La balade acoustique de l’album est Never Bloom Again, mais n’aborde toujours pas une folle histoire d’amour. Définitivement les balades de Waterparks ne sont pas des histoires heureuses (Lucky People, 21 Questions).

Comme si cela n’était pas assez évident le titre de la chanson suivante parle de lui-même, I Miss Having Sex But At Least I Don’t Wanna Die. On ne peut plus clair, « but I think it’s find, it’s cool ».

[Reboot] est le dernier single publié, et musicalement il marche sur les traces de Turbulent. Certains couplets sont prononcés avec une rapidité qui perdra les anglophones non aguerris (comme Blonde du précédent album).

Worst et I Felt Younger When We Met clôturent cet album en revenant sur des notes plus rock.

Est-ce le meilleur album de Waterparks ? Ce n’est pas certain. Est-ce qu’il est bon malgré tout ? Oui complètement ! Au-delà d’un sujet attendu et essoré chanson après chanson, la musique est là, les mélodies trottent dans la tête après écoute. Les essais dans les sonorités sont d’un rafraîchissement fou, là où pour un tel groupe on s’attendrait à avoir les mêmes schémas musicaux que bon nombre de jeunes formations de pop-punk/rock californien.

7,5/10

Album disponible depuis le 11 octobre 2019 chez Hopeless Records.