Rilès nous fait enfin face sur scène. Après deux prouesses physiques et mentales époustouflantes — une course de 24h sur tapis précédée d’une roue dentée, et 24h à apposer sa main couverte de peinture rouge sur 20 000 vinyles de l’album ayant motivé cette tournée — l’artiste est enfin devant nous.

En cette soirée du 9 janvier dernier, Rilès entamait sa tournée dans une LDLC Arena comble, emplie de fans dévoués et sûrement de curieux ayant découvert son univers au travers des exploits susnommés qui ont fait grand bruit.

Une mise en scène aux petits oignons

Un décor suggérant un sommet rocheux, un immense écran de fond de scène et une courte avancée : voici les éléments principaux de cette soirée. S’y ajouteront de nombreux artifices tout au long du set, brillamment intégrés dans une prestation maîtrisée et cohérente en tout point. En deux heures de concert, Rilès nous fait passer par toutes les émotions avec brio. Entre une performance vocale magistrale sans aucune fausse note, des interactions avec son public et des happenings, l’artiste et ses équipes ont proposé ce qui fait la marque de fabrique du projet 25th Hour : un spectacle où chaque détail compte et est soigné.

La pyrotechnie, toujours efficace, est couplée à des structures mobiles qui viennent enrichir la scénographie au moment opportun, comme cette plateforme exploitée en deuxième partie de concert qui place Rilès au-dessus de tout lors d’une apothéose mémorable. On n’oublie pas l’essentiel : le cardio, avec l’introduction d’une salle de sport au sein du visuel, où l’artiste et ses danseurs s’amusent et défient le public avec une facilité déconcertante. Inutile de tout citer, les surprises étaient nombreuses.

De l’engagement qui ne casse pas le rythme

L’engagement était aussi au cœur du propos. Sur la santé mentale d’abord, abordée avec soin et surtout cohérence, sans que cela ne devienne un discours plat et vide de sens comme c’est parfois le cas malgré de bonnes intentions. Ici, Rilès parle avec le cœur de son vécu et transmet des messages de positivité qui ne cassent pas la dynamique du show sur un sujet qui, s’il est mieux accepté aujourd’hui, reste encore trop souvent tabou. Engagement politique ensuite, avec le titre Justice & Peace, illustré par des deepfakes de politiciens et de géants actuels comme Trump, Bezos ou Sarkozy pour ne citer qu’eux, au service d’un morceau dénonciateur.

En bref, une totale réussite qui comble toutes les attentes liées à la montée en flèche de Rilès dans le cœur du public français.

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