Electric Callboy poursuit son ascension et arrive aujourd’hui au Zénith de Paris ce 18 janvier 2026. Ils feront même la LDLC Arena de Lyon deux jours plus tard.
On n’arrête plus l’expansion d’Electric Callboy depuis la tournure assumée de leur direction musicale et la sortie de Hypa Hypa en 2020.
Nous avons vu les allemands en clôture du premier jour de Hellfest de juin dernier. Le set était d’une incroyable qualité, nous laissant encore plus impatient du concert de ce soir.
Wargasm
Le groupe allemand n’est pas venu tout seul. Les britanniques de Wargasm démarrent cette soirée. Les deux musiciens et chanteurs Milkie Way et Sam Matlock sont accompagnés de trois autres musiciens.

Le groupe propose un nu metal aux sonorités électroniques. Il est donc plus qu’adapté à ouvrir pour Electric Callboy.
Sam Matlock, avec un mulet teint en blond et torse nu, performe de sympathiques chants saturés. Il est accompagnée par une Milkie Way, haute en énergie et prête à prouver que Wargasm mérite sa présence sur scène.

La foule suit avec joie la musique du groupe britannique. Certains membres du public semblent déjà connaitre le groupe qui performe depuis quelques années maintenant.

Bury Tomorrow
Quand on parle d’un groupe déjà connu, ce deuxième groupe britannique coche également la case. Bury Tomorrow jouit d’une notoriété certaine dans l’hexagone, il passe annuellement ces dernières années et remplit ses salles de concert.

L’entrée sur la scène du Zénith est déjà travaillée. Une intro vidéo de message « d’alerte » nous indique qu’une « purge » est imminente et où pogos, circles pit et autres wall of death sont autorisés.
Il n’en fallait même pas tant pour que le public s’exécute. D’emblée on ressent une totale adhésion du public entre clap de mains et pogos dans la fosse.

Le groupe fait preuve d’une énergie intense et ne se moque pas du public. Le mélange entre le chant saturé du frontman et le chant clair du claviériste donne un résultat très précis. Des slameurs commencent à se faire porter par la foule, et un circle pit de taille assez conséquente apparait.
Avant le dernier morceau, le chanteur demande encore plus de crowdsurfing et la consigne est suivi à la lettre. Un nombre impressionnant de personnes se font porter par la foule, dont un homme faisant littéralement du surf sur son ami en guise de planche.

Electric Callboy
C’est au tour d’Electric Callboy d’entrer dans leur plus grande salle française à ce jour, devant un Zénith de Paris plein à craquer. L’estrade surélevée en fond de scène est cachée par un rideau, tout le groupe dissimulé également derrière. Les allemands démarrent le tout début du récent TANZNEID camouflés avant que le rideau tombe rapidement dans une ovation du public.
Quoi de mieux pour accueillir leur batteur depuis l’année dernière, en la personne de Frank Zummo de Sum 41, que d’interpréter directement Still Waiting du groupe canadien ? Confettis et artifices font déjà leur apparition, annonçant la couleur.

Les chanteurs nous saluent joyeusement avant de se lancer dans l’apprécié Tekkno Train. Ensuite le groupe sort pendant d’une courte vidéo interlude, le temps de changer de tenue pour le culte Hypa Hypa.
Après un MC Thunder faisant remuer la foule, le moreau Neon voit des gerbes d’étincelles apparaitre pour sa conclusion.
Nouveau changement de tenue pour un Pump It haut en couleur, avec wall of death, pyrotechnie et artifices. Les chanteurs demandent ensuite un espace dans la foule, mais cette fois-ci pour faire un dancefloor sur le morceau Hurrikan.
C’est ensuite un medley de reprise qui s’enchaine avec Overkill, morceau purement électro de RIOT. Puis nous avons le droit à All The Small Things de Blink-182 et Bodies de Drowning Pool.
Un peu plus tard c’est un autre medley qui est interprété, avec d’anciens morceaux de la période Eskimo Callboy. Avec entre autre We Are the Mess et Crystals.

Les chanteurs et le guitariste d’Electric Callboy profite d’un solo de batterie de Frank Zumo pour descendre parmi la foule du Zénith de Paris. Une version acoustique du morceau Fuckboi est interprétée. Puis de la même manière le début d’Everytime We Touch de Cascada [reprise elle même arrangée de la chanson de Maggie Reilly], avant que tous trois remontent sur scène pour finir le morceau en version électrique et avec les screams de Kevin Ratajczak.
Le groupe approche de la fin du set avec MC Thunder II (Dancing Like a Ninja). Sur le pont du morceau les chanteurs utilisent chacun un fusil à cotillons pour un effet visuel des plus sympathiques. Enfin c’est Elevator Operator qui termine le set.

Il reste tout de même un rappel de qualité. Le groupe revient sur scène avec leur caque « boule à facettes » du morceau RATATATA. Le titre en featuring avec Baby Metal voit le groupe japonais apparaitre sur les écrans géants. Puis c’est l’énergique Spaceman qui embarque la foule avant de terminer sur le plébiscité We Got the Moves.
Electric Callboy est définitivement taillé pour des salles comme le Zénith de Paris, voir même plus grand. Si le groupe poursuit sur sa lancée il est indubitable qu’il finira par remplir des salles comme l’Accor Arena. Nous regretterons forcément les plus intimistes concerts comme au Trabendo, mais nous ne pouvons que leur souhaiter le meilleur.

Setlist :
- TANZNEID
- Still Waiting (Sum 41 cover)
- Tekkno Train
- Hypa Hypa
- MC Thunder
- Neon
- Pump It
- Hurrikan
- Overkill / All the Small Things / Bodies
- Revery
- Hate/Love
- Mindreader
- Monsieur Moustache vs. Clitcat / Muffin Purper-Gurk / We Are the Mess / Crystals
Solo de batterie - Fuckboi
- Everytime We Touch (Cascada or Maggie Reilly cover)
- MC Thunder II (Dancing Like a Ninja)
- Elevator Operator
Rappel - RATATATA
- Spaceman
- We Got the Moves

Live report : Gaël ; Photos : Justine

























