La Cafetera Roja revient avec un combo qui sent le sable chaud et la salle de concert en ébullition. D’un côté, le nouveau clip « Hipcosta », véritable shoot de lumière. De l’autre, l’album « My Path », un disque kaléidoscope qui donne envie de tout envoyer valser. Si tu aimes les groupes qui ne tiennent pas en place, tu vas clairement être servi.
Un clip « Hipcosta » qui sent la plage et la liberté
Avec « Hipcosta », La Cafetera Roja t’embarque direct en Catalogne, dans le Baix Penedès. Tu sens presque la chaleur sur la nuque. Le clip, réalisé par Ariel Verba, tourne autour d’une journée entre potes dans une vieille masia, ce genre de baraque où tu sais que la fête va finir très tard. On mange, on rit, on trinque, et l’ambiance monte doucement, comme en début de set quand la fosse commence à bouger.
Au milieu de tout ça débarque Jandro Adaid, danseur pro de breakdance. Lui, c’est un peu le symbole de ce morceau : la liberté totale, le mouvement qui ne s’excuse jamais. Même quand tout le monde file dans un sens, il trace son propre chemin. D’ailleurs, le clip suit cette idée : la bande quitte la maison, prend la route vers la mer, comme si une ligne invisible de liberté les tirait jusqu’à la plage. Là, tout se transforme en fête, façon fin de concert quand personne ne veut sortir de la salle.
Cerise sur le gâteau, le titre s’offre la participation de Pemi Fortuny, du groupe catalan Lax’N’Busto. Sa présence renforce encore le côté solaire du morceau. Entre la vibe Méditerranée, les copains, la danse et ce final entouré d’amis, « Hipcosta » dégage une joie simple et ultra contagieuse. Tu cliques, tu regardes, et tu te surprends à sourire, sans même t’en rendre compte.
« My Path » : un album-jungle où tout se mélange
Mais La Cafetera Roja ne s’arrête pas à un simple single. Le groupe balance aussi son nouvel album « My Path », et là, on change de dimension. Le titre veut tout dire : « mon chemin ». C’est le trajet déjà parcouru, mais aussi celui qui reste à inventer. Aurélia décrit ça comme une route défrichée jour après jour, coupe-coupe à la main. Tu vois la scène : un groupe qui avance, qui tombe, qui se relève, mais qui continue, coûte que coûte.
La pochette raconte la même histoire. L’artiste marseillaise Mona-Lumir Fabiani a assemblé un paysage imaginaire avec des bouts de villes que le groupe aime : immeubles autrichiens, monuments barcelonais, terril stéphanois. C’est une sorte de Tour de Babel perso, un « lieu commun imaginaire » qui résume bien l’esprit de La Cafetera Roja. Tout est mélangé, mais tout cohabite. Un peu comme leur musique en live, quand tu ne sais jamais vraiment ce qui va débarquer au morceau suivant.
Sur « My Path », un même titre peut commencer en rap musclé avant de basculer sur un refrain pop qui te reste en tête. L’album enchaîne sans complexe l’énergie rock, la ballade intime comme « Again and again », ou un flamenco 2.0 façon « Brillando ». Tu passes d’une ambiance à l’autre comme on change de tableau sur scène. Pourtant, l’ensemble garde un fil rouge : l’amour, la fureur de vivre, les poings levés quand il le faut, et ce romantisme européen un peu cabossé, mais toujours debout.


Un « jam style » taillé pour la scène
Si tu suis La Cafetera Roja depuis un moment, tu sais que le groupe refuse les étiquettes. Ni vraiment rock, ni trip hop, ni reggae, ni rap, ni chanson, ni jazz, ni latino… et pourtant un peu tout ça. Ils parlent d’« jam style », et honnêtement, ça colle bien. Le groupe puise dans ses racines multiples – France, Autriche, Espagne – et balance une musique polyglotte, en anglais, espagnol, catalan, allemand. Sur scène, ça donne une vraie sueur partagée avec le public, un truc qui fait vibrer le plancher et la nuque.
Au fil des années, le son a gagné en électricité. Les premières influences trip-hop à la Morcheeba ou Massive Attack ont laissé la place à quelque chose de plus up-tempo, plus lumineux, plus frontal. Les nouveaux venus à la guitare et au violoncelle ont changé les vibrations, comme quand tu ajoutes deux nouveaux membres dans une bande déjà soudée. Pourtant, l’essentiel reste intact : La Cafetera Roja, c’est avant tout un groupe taillé pour le live, qui recharge ses batteries sur scène et renvoie cette énergie sans filtre à celles et ceux qui se massent dans la fosse.


Alors, à toi de jouer : tu commences par le clip « Hipcosta » pour te mettre dans l’ambiance soleil, ou tu plonges direct dans l’album « My Path » pour explorer toute leur jungle sonore ? Dans les deux cas, prépare-toi à voyager. Et surtout, viens nous dire lequel des morceaux t’a donné le plus envie de lever les bras comme en fin de rappel.
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