Si tu aimes quand le rock sent la sueur, la cave enfumée et les amplis à bout de souffle, Rufus Miller revient pile pour toi avec Basement. Le guitariste londonien, que tu as peut‑être déjà croisé sur scène avec Sting, sort son troisième album studio et balance un garage rock détraqué, blindé de riffs, de mélodies qui restent dans la tête et d’images bien sombres. Ici, on parle power trio, grunge 90s, psychobilly et gros son fait pour retourner une salle entière.
Un power trio né dans les caves de Londres
Avant de plonger dans Basement, il faut capter le parcours du bonhomme. Rufus Miller traîne ses guitares dans le Sud‑Est de l’Angleterre et à Londres depuis des années, en solo comme avec divers groupes. Entre 2016 et 2022, il accompagne carrément Sting en tournée mondiale. Autant dire qu’il n’a pas appris la scène sur YouTube.
En parallèle, il sort déjà deux albums, Pop Skull et Make It, plus une poignée d’EPs et de singles. Petit à petit, il affine son truc : des mélodies hyper solides, des riffs rock’n’roll qui cognent, et un songwriting nourri par les folksingers des 60s/70s, mais passé au blender alternatif, garage et psyché. Ajoute là‑dessus une bonne dose d’imagerie gothique, et tu commences à voir la couleur.
Depuis deux ans, tout ça prend une autre dimension avec son power trio. Désormais, Rufus avance épaulé par Andy Thompson à la basse et Bob Kessels à la batterie. Ensemble, ils ont forgé le son de Basement à la dure, en résidence au Blondies, LE rock dive bar de Londres, maison du fameux K! Pit de Kerrang!. Toutes les deux semaines, ils enquillent des sets de deux heures non‑stop. Résultat : le groupe joue serré comme un seul bloc, et ça s’entend direct sur le disque.
“Basement” : plongée dans le cauchemar garage de Rufus
Le projet Basement, ce n’est pas juste un album lâché au hasard du calendrier. Dès le 30 août 2025, le single titre met les choses au clair : “Basement”, c’est l’hymne psychobilly déglingué dont tu ne savais pas que tu avais besoin. Le morceau fonce plein gaz, entre rythmiques rockabilly tordues, nerf punk et attitude garage ultra crade. Rufus y pose un chant brut, sans filtre, qui colle parfaitement à l’ambiance de punky nightmare annoncée.
Sur ce titre, il s’entoure de Daniel Gowers (Dead Herring, Black Bordello) à la batterie et aux backing vocals, tandis qu’Andy Thompson tient la basse et les harmonies. Le tout est accompagné d’un clip signé Daniel Kniazev, histoire de compléter le trip visuel. Progressivement, Rufus déroule la suite avec trois autres singles : “Stoned in Morocco”, “Take My Time” et “Rat Sandwich”, qui teasent l’album sorti le 6 novembre 2025 via Stray Music.
Sur le long format, Basement mélange gros riffs accrocheurs et textes plus introspectifs. On y retrouve cette vibe alternative 90s façon grunge, mais avec une patte bien perso : guitares qui tourbillonnent, lignes de basse mélodiques qui poussent tout le set, et batterie qui matraque sans perdre le groove. Les titres comme “Psychobilly Zombie” ou “Call Them Out” donnent clairement envie de se retrouver en fosse, bière à la main, à hurler les refrains avec le groupe.
Et si tu le suis depuis un moment, tu notes aussi l’évolution. Avant Basement, Rufus livrait déjà un EP bien intriguant avec “Fly Me Away”, morceau psyché saupoudré de poussière d’étoiles, une reprise acoustique rêveuse de “Love You to Death” de Type O’ Negative, et “Down To Church”, réinventé en version full band avec la chanteuse Scarlett Woolfe. Tout ça ouvrait déjà la porte au côté plus mystique et gothique qu’il pousse encore plus loin ici.
Un live taillé pour la sueur… et la suite ?
Sur scène, Rufus Miller et son power trio confirment tout ce que Basement laisse deviner. Grâce à leurs concerts en continu à Londres, dans le reste du Royaume‑Uni et partout en Europe, le groupe s’est taillé une réputation de machine de guerre live. L’été 2025, ils se payent même une tournée de dix dates en Tchéquie, avec un joli finish au Metronome Festival de Prague, aux côtés d’Alanis Morissette et The Streets. Pas mal pour un projet garage rock né dans un bar de Londres.
Alors oui, sur disque ça cogne, mais sur scène ça doit carrément arracher. Tu peux presque entendre les amplis hurler rien qu’en lisant les titres de la tracklist de Basement : entre “Bring Me Back To Life”, “A Minute Longer” ou “Don’t Take Those Panties Off”, on sent les morceaux pensés pour enchaîner en set sans laisser le temps de reprendre ton souffle.
Au final, Basement confirme Rufus Miller comme un vrai artisan du rock actuel : respectueux des racines, mais toujours prêt à t’embarquer dans un cauchemar sonique bien à lui. Si tu cherches un album à écouter fort, vraiment fort, qui te donne envie de booker direct une place pour le prochain concert, tu sais où cliquer.
Et toi, tu plonges quand dans ce Basement là ? Dis‑nous ce que tu en penses, quel titre tu veux absolument entendre en live, et si tu as déjà croisé Rufus en première partie ou en festival. On parie que ce n’est que le début pour ce power trio.
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