Le groupe new-yorkais dont tout le monde parle depuis plusieurs mois, Geese, a donné le coup d’envoi de leur tournée européenne avec deux dates à Paris. On vous raconte leur passage à La Cigale ce samedi 7 mars.

Geese a entamé sa tournée européenne avec deux dates complètes à Paris

Geese a entamé sa tournée européenne avec deux dates complètes à Paris. ©Mark Sommerfeld

Il aura fallu jouer des coudes pour s’imposer dans la fosse de La Cigale ce samedi 7 mars. Les spectateurs étaient au rendez-vous, dessinant une queue remarquable bien avant l’ouverture des portes de la salle parisienne. Billets en main, les palmes moites d’excitation en amont d’un concert que beaucoup attendent.

Celui de Geese, le groupe new-yorkais qui agite la chronique depuis la sortie de leur troisième album Getting Killed en septembre dernier, s’imposant comme le groupe qui donne au rock un nouveau souffle. Cette date française a rapidement affiché complet entrainant l’annonce d’un concert supplémentaire au Bataclan la veille, lançant la tournée européenne du groupe. 

Pas besoin d’entrer dans la salle pour comprendre l’engouement que crée le groupe, sur le trottoir une dizaine de personnes brandissent leur téléphone ou un bout de carton, improvisé en affiche, où l’on peut lire « recherche une place pour Geese ». Certains ont pu compter sur leur bonne étoile, leur ouvrant les portes de la Cigale dont le sol tremble, martelé par les talons des spectateurs comptant les minutes avant l’arrivée sur scène de ceux qu’ils attendent tant. 

Alors que l’horloge affiche 21 h, les premiers émois du public se font entendre manifestant le quintet, grâce à l’ajout de Sam Revaz au clavier pour la scène, qui entre avec le titre Husbands sous les applaudissements du public. Un premier morceau qui fait résonner la voix singulière du chanteur, Cameron Winter, virevoltant dans les aigus avant de sombrer dans les notes plus graves, gutturales.

Le groupe enchaîne avec intensité sur Getting Killed permettant au public, qui jusque-là restait plutôt sage, de se perdre dans l’euphorie du concert dansant et sautant à s’en bousculer. L’effervescence se poursuit tout au long du concert sans jamais retomber, autant sur les morceaux plus doux tels que Half Real, Cobra ou, le déjà culte, Au Pays du Cocaïne, que sur les titres plus fiévreux à l’instar de 2122, issu de leur précédent album 3d Country, qui rencontre, pour l’occasion, une adaptation de Fun House des Stooges. 

Pendant 1 h 15, le reste du monde disparaît sous les riffs parfaitement maîtrisés de la guitariste, Emily Green, et le jeu du batteur Max Bassin plus impactant que jamais. Le public quant à lui chante à en perdre haleine, se transformant en véritable chœur sur le morceau I See Myself encouragé par Cameron Winter dans un Français charmant : « Oui, oui, on chante tous ensemble ». La fin approche, Geese pousse le curseur un peu plus loin en entamant le dernier morceau, très attendu, Long Island City Here I Come. Un morceau qui plonge la salle en trance, complètement hypnotisée par ces Brooklynois qui affirme leur statut de  » groupe de rock le plus excitant de la Gen-Z « .

Alors que le public reprend doucement son souffle, réclamant le retour du groupe qui ne se fait pas attendre, reprenant place sur scène pour conclure cette seconde date à Paris. « Il y a quelque chose dans ma voiture », introduit le chanteur avant de s’époumoner sur Trinidad, un dernier morceau retentissant pour satisfaire un public brûlant qui explose une dernière fois.

Les lumières se rallument, marquant ainsi la fin du concert, illuminant la sueur qui perle sur le visage des spectateurs, aucune frange n’a survécu à la tornade Geese. 

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