DISCOZERO débarque avec un nouveau single qui sent la sueur de la fosse et les nuits blanches. Avec “Mary & Jesse”, le groupe continue de teaser son premier album “It Was Capitalism All Along”, attendu pour le 10 avril 2026. Si tu aimes les riffs grunge qui collent aux baskets mais que tu veux quand même danser, tu vas clairement vouloir garder ce nom en tête.

Un triangle amoureux chelou, du riff et de la sueur

Après “And Again” en janvier puis “Get It! Get It! Get It!” en février, DISCOZERO balance donc un dernier uppercut avant l’album avec “Mary & Jesse”. Sur le papier, tu crois à une love story classique. Mary aime Jesse James, le mec trop occupé pour les histoires sérieuses. Sauf qu’entre eux, il y a ce fameux “&”, une présence un peu louche qui flotte dans le décor. Du coup, tu te demandes vite si Jesse n’a pas un secret, ou même un autre genre de secret encore plus tordu.

Musicalement, le morceau condense tout ce que le groupe promet depuis sa création en 2023, entre Toulouse, Avignon et surtout Strasbourg. Tu trouves ce rock dansant et sombre, nourri de grunge 90’s et d’alternatif, qui flirte sans complexe avec le post-punk actuel. Les grooves accrochent direct, les mélodies restent en tête, et les riffs poisseux t’embarquent comme un vieux bus de tournée lancé à fond sur l’autoroute.

En plus, DISCOZERO ne fait pas semblant côté références. Sur “Mary & Jesse &”, ils vont piocher aussi bien du côté de Queens of the Stone Age que de Rival Sons. Résultat, tu passes d’un couplet tendu à un refrain qui pourrait tout arracher en concert, avec une énergie qui ferait bouger même le dernier rang du balcon.

Premier album : un laboratoire rock né à distance

Si tu creuses un peu, tu réalises que DISCOZERO, ce n’est pas un groupe monté hier sur un coup de tête. Le line-up aligne des visages déjà bien rodés sur la scène rock : Katia Jacob (Glaciation, Vent Debout) à la basse, synthés et chœurs, Nicolas Foucaud (Los Disidentes Del Sucio Motel, Kwoon, Sapiens) à la guitare, Matthieu Miègeville (My Own Private Alaska, Transformer le Négatif en Positif) au chant, et Zacharie Mizzi (ex-Bright Curse) à la batterie. Autant te dire qu’en répète, ça ne doit pas parler que de météo.

Leur premier album, “It Was Capitalism All Along”, est né autour d’un morceau manifeste, “Joy & Fire”. Au départ, ce titre sert de terrain de jeu, avec une simplicité assumée. Rapidement, tout se met en place instinctivement : l’énergie, le goût du riff, la tension et ce plaisir évident de jouer ensemble. Petit à petit, l’EP imaginé au début se transforme en vrai album, porté par cette dynamique presque euphorique.

Par ailleurs, leur direction artistique repose sur une envie claire : casser les cloisons. Même si aucun d’eux ne vient du hardcore, la découverte de TURNSTILE agit comme un déclic collectif. Ensuite, l’intensité brute d’IDLES nourrit leur écriture. Ils lâchent parfois les codes rock classiques pour retrouver cette nervosité oppressante, même dans les silences. À côté de ça, le disque multiplie les clins d’œil : Cypress Hill et Saul Williams sur “Oh My God (I’m Still Alive)”, Death From Above 1979 ou Royal Blood sur “Get It!”, Last Train sur “Coffee. Drive”, sans oublier Earth, Wind & Fire et Kool & The Gang sur “Do You Dance ?”. Tu vois le tableau : ça pogote, oui, mais ça danse aussi.

Cerise sur le gâteau, l’album a été entièrement écrit et enregistré à distance, en home studio. Chacun enregistre dans son coin, le groupe ne se retrouve qu’en week-end de répète pour souder le bordel. Le mixage, assuré par Nico, devient alors une vraie quête. Il apprend en faisant, morceau après morceau. Tu entends ce parti-pris dans le son : brut, parfois imparfait, mais totalement habité. Enfin, le mastering passe entre les mains d’Alan Douches, qui pose la touche finale sur ce chaos organisé.

Un nom, une attitude, et une invitation à bouger

Derrière le nom DISCOZERO, il y a tout un manifeste. Le “zéro” renvoie au spleen du rock des 90’s, au t-shirt de Billy Corgan, à l’autocritique chantée par Thom Yorke ou Kurt Cobain. C’est l’anti-bling-bling, l’anti-biceps, l’anti-mascu. Une manière d’assumer la sensibilité, de refuser l’obsession du succès. Pour autant, le groupe refuse de rester coincé dans la noirceur. Il ajoute donc de la couleur, du mouvement, du fun, de la danse, le tout porté par l’autodérision.

Alors oui, malgré le nom, DISCOZERO ne fait pas de disco au sens strict. Cependant, tu vas bouger, c’est garanti. Le groupe le dit lui-même : même s’ils ne savent pas danser, ils aiment bouger leurs fesses. À l’arrivée, tu imagines des boules à facettes un peu cassées, pas trop propres, mais qui tournent quand même, comme leurs morceaux. Ce contraste entre noirceur grunge et envie de fête donne vraiment sa personnalité au projet.

Avec “Mary & Jesse” en éclaireur et “It Was Capitalism All Along” qui arrive dans la foulée, DISCOZERO a tout pour vite se faire une place dans ta playlist, et bientôt dans ta prochaine fosse. Alors, tu te ranges plutôt du côté de Mary, de Jesse ou de ce mystérieux “&” ? Viens nous dire pour qui tu cries quand le riff démarre.


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