Si tu aimes la pop française qui cogne au cœur autant qu’elle caresse les oreilles, garde ce nom en tête : Courcheval. Derrière ce pseudo se cache Guillaume Cantillon, ex-frontman de Kaolin, qui revient avec un nouveau titre hyper intime, “Péricarde”, et un album tout neuf, “La Bagarre”, attendu le 10 avril. Dès les premières secondes, tu sens que ça ne va pas être juste une petite ritournelle de plus : ici, on parle d’amour à vif, de battements qui s’emballent, et de cette fine limite entre tenir bon et lâcher prise.

Un cœur qui bat fort : “Péricarde”, la nouvelle claque sensible

Avec “Péricarde”, Courcheval te ramène direct au centre de la poitrine. Le péricarde, c’est la membrane du cœur, et il en fait le décor d’une balade organique, toute en souffle et en pulsations. Tu suis deux corps côte à côte, presque sur un fil, coincés entre l’instinct qui brûle et la conscience qui met le frein. Petit à petit, les chœurs montent, la tension grimpe, et le cœur s’affole avant de redescendre doucement. Tu connais ce moment où tu te dis : “C’est peut-être une mauvaise idée… mais j’y vais quand même” ? Le morceau se loge exactement là.

Le clip réalisé par Lenny Urbain prolonge vraiment cette sensation. Tout part lentement, presque en apnée, puis les images gagnent en intensité, comme une montée dans un set où l’énergie commence à prendre tout le corps. Le souffle, les battements, les repères qui se floutent : tout se dérègle doucement, et pourtant tu restes scotché. D’ailleurs, cette progression quasi hypnotique rappelle ces morceaux de pop française qui ne te lâchent plus une fois lancés, sans forcément hurler plus fort que les autres. Ici, ça bouscule, mais avec élégance.

“La Bagarre” : un uppercut de pop française intime et moderne

Ce nouveau titre, ce n’est que l’échauffement : le 10 avril, Courcheval balance son deuxième album, “La Bagarre”. Et là, on ne parle pas d’une baston de comptoir, mais d’un combat bien plus discret : celui qu’on mène contre soi-même, contre les doutes, les cicatrices invisibles, la solitude qui rôde. Guillaume Cantillon revendique clairement la tradition de la chanson et de la pop française : des textes incarnés, des mélodies immédiates, des refrains qui recousent un peu ce qui a été déchiré. Il le dit lui-même : ses mots et ses mélodies sont comme des pommades, des massages, presque des petites incantations pour transformer les blessures en poésie.

Au fil des douze titres, tu suis le portrait d’un homme amoureux qui voit les années défiler. Il y a l’usure du couple, les échecs qu’on finit par assumer, les pièges qu’on apprend à éviter. Pourtant, jamais ça ne tombe dans le sirupeux : l’écriture reste intime sans devenir niaise, et la sensualité a toute sa place, avec un romantisme lucide, sans naïveté. Côté son, “La Bagarre” joue la carte du patchwork moderne : collages électroniques, instruments organiques, une sorte de laboratoire pop où chaque détail compte. Le tracklisting est même pensé spécialement pour le vinyle, histoire que tu traverses l’album comme un vrai set, face A / face B, montée, respiration, puis dernier coup de poing émotionnel.

Une bagarre qui fait du bien

Au final, Courcheval signe un disque qui ressemble à ces moments de nuit où tu refais le monde avec un ami, entre deux chansons qui tournent en boucle. “La Bagarre” assume une coolitude tranquille, mais va pourtant au fond des choses : l’âge apporte de la lucidité, certes, mais aussi une fragilité qu’il ne cherche jamais à masquer. C’est justement ce mélange qui donne autant de poids à cette pop française ciselée, construite comme une suite de petits combats gagnés sur soi-même.

Si tu as besoin de morceaux qui prennent par la main sans te parler comme à un enfant, tu risques de trouver ton bonheur ici. Commence par te plonger dans “Péricarde”, laisse monter la tension, puis garde un œil sur le 10 avril pour te prendre “La Bagarre” en pleine poitrine. Ce n’est pas la bagarre qui laisse des bleus, c’est plutôt celle qui répare doucement, morceau après morceau, jusqu’à ce que le cœur batte un peu plus juste.


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