The Lanskies sont de retour et ne font pas les choses à moitié : nouvel album War Machine, triptyque de clips ciné et une date annoncée à la Maroquinerie. Plus de dix ans après leur silence discographique, les inventeurs autoproclamés de la “Hot Wave” reviennent avec un son plus dense, plus tranchant, mais toujours taillé pour l’adrénaline.
Entre post-punk et indie pop, The Lanskies signent un come-back qui parle autant aux nostalgiques de la première heure qu’à celles et ceux qui cherchent un groupe brûlant à voir sur scène.
Un retour inattendu avec War Machine
On les croyait rangés au rayon souvenirs 2000s, mais The Lanskies reviennent en frontal avec War Machine, sorti chez ZRP. Le groupe normand, mené par le chanteur liverpudlien Lewis Evans, reprend la main avec onze titres qui assument l’énergie électrique de leurs débuts tout en épaississant sérieusement le son.
Enregistré au Studio de La Chouette, War Machine profite d’un casting studio solide. Aux manettes du mix, Clive Martin, nom passé par Queen, The Cure, Les Wampas, Les Négresses Vertes ou encore Stereophonics. Le mastering est signé Christophe Menenteau, pour un rendu massif, nerveux et résolument actuel.
Côté influences, le disque puise aussi bien chez Pulp et Talking Heads que du côté de Kaiser Chiefs ou LCD Soundsystem, avec quelques éclats à la Oasis. Mais The Lanskies ne se contentent pas d’aligner les références : la patte “Hot Wave”, mise en avant à l’époque par l’émission Tracks sur Arte, reste au cœur du projet.


Sexy Teacher, Strawberry Lane, Jacky : un triptyque à suivre
Pour accompagner War Machine, The Lanskies ont misé sur un triptyque de clips qui fonctionne comme un mini film. Trois morceaux, trois chapitres reliés, tous réalisés par Jonathan Perrut, qui viennent donner un visage à ce retour.
“Sexy Teacher”, premier single, pose le décor : tension nerveuse, rythmique répétitive, guitares et machines qui se répondent, énergie rock-électro prête à exploser en live. Le genre de morceau qui donne immédiatement envie de voir The Lanskies sur une petite scène moite.
Avec “Strawberry Lane”, le groupe ralentit le tempo et creuse une veine plus sombre. Piano mélancolique, textures post-punk, texte sur les failles intimes et les silences générationnels : le titre installe un climat plus introspectif, avant de lâcher un refrain qui fait office de soupape.
Le triptyque se prolonge avec “Jacky”, troisième épisode, qui s’inscrit dans cette même logique cinématographique. À travers ces trois clips, The Lanskies transforment la promo classique d’album en court métrage, avec une narration qui se déploie de morceau en morceau.
Une War Machine taillée pour la scène
Si War Machine se savoure au casque, tout dans l’album semble pensé pour reprendre vie sur scène. Les onze morceaux jouent sur les montées de tension, les refrains fédérateurs et les textures qui appellent la sueur et les bras levés.
Parmi les autres temps forts, “Fortune Teller” s’offre un virage plus pop et ludique. Sur des guitares lumineuses, The Lanskies y transforment la vie en arène symbolique où destin et fatalité s’affrontent, avec une énergie immédiatement contagieuse. Un morceau qui sonne déjà comme un futur moment clé en concert.
Après plus de dix ans de silence, The Lanskies ne reviennent ni en nostalgie, ni en recyclage. Avec War Machine, leur “Hot Wave” gagne en épaisseur, en noirceur par moments, mais garde cette urgence qui donne envie d’être au premier rang. À toi maintenant de plonger dans l’album, de te laisser happer par le triptyque de clips et de voir si cette machine de guerre mérite une place dans ta playlist du moment.


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