Greyborn passe enfin au format album. Le trio heavy rock de Limoges annonce la sortie de son premier long format, Insoluble, attendu pour le 20 novembre 2026, et dévoile déjà un premier extrait clippé, le très sombre Cold Metal Bowels.
Né dans la froideur minérale de Limoges et nourri de 90’s, de stoner et de doom, Greyborn signe chez Mrs Red Sound et semble franchir un vrai cap, autant dans le son que dans la manière de raconter le malaise de notre époque.
Un premier album entre lourdeur et vacuité
Après deux EP remarqués, Leeches (2022) puis Scars (2024), Greyborn passe à l’étape supérieure avec Insoluble. Le groupe y pousse encore plus loin son mélange de lourdeur écrasante, de mélodies claires très 90’s et d’ambiances hypnotiques.
L’album se place à la frontière de plusieurs mondes : heavy, doom, psyché, voire metal par instants, mais toujours porté par un chant limpide qui rappelle l’ère grunge et alternative. Greyborn cherche en permanence ce point d’équilibre “entre pop et métal, entre simplicité et complexité, entre efficacité et atmosphérisme”.
Au cœur du disque, des thèmes lourds et intimes : l’ego, l’abandon de soi et des autres, la disparition, l’effacement. Insoluble s’annonce comme une plongée dans le désabusement contemporain, sans perdre de vue le goût du riff massif et des lignes vocales accrocheuses.


Cold Metal Bowels, un malaise très 90’s en images
Premier extrait de l’album, Cold Metal Bowels condense tout ce que Greyborn sait faire de mieux. Le chant clair, presque pop rock, flotte au-dessus d’une instrumentation purement stoner, lourde et granuleuse. Le morceau joue sur une cohérence apparente qui se fissure peu à peu, comme si quelque chose clochait constamment en arrière-plan.
Le thème central, la vacuité, parle à tous ceux qui se sentent piégés dans un système qu’ils ne comprennent plus, mais auquel ils appartiennent malgré eux. Greyborn y met en scène des personnages seuls, perdus dans des décors du quotidien rendus vides et étranges, brouillant les frontières entre réel et imaginaire.
Le clip, réalisé par Seb Antoine, accompagne cette sensation de piège sans échappatoire. On y retrouve ce “désabusement” que le groupe revendique, servi par un son massif et une mise en scène qui accentue le froid métallique du titre.
Un trio en mutation et un horizon plus sombre
Ce premier album marque aussi un tournant dans l’histoire de Greyborn. Historiquement mené par un batteur-chanteur, le groupe change de peau : Théo Jude délaisse la batterie pour devenir guitariste-chanteur, épaulé en studio par Guillaume Barrou à la basse et aux chœurs.
Enregistré en grande partie par le groupe lui-même, avec Théo Jude au mix et un mastering signé Deviant Lab, Insoluble prolonge les influences déjà présentes sur Leeches et Scars, tout en affichant un visage plus sombre, plus mélancolique et plus agressif. On y retrouve la lourdeur et la rage des débuts, mais davantage de profondeur dans les atmosphères.
L’album, qui sortira en LP, CD et digital via Mrs Red Sound et F2M Planet, se compose de sept titres :
- Lonely Promises
- Insoluble
- Daffodils & Aftermaths
- Silk Parade
- Cold Metal Bowels
- Sulfur Seeding
- Ghost Pelt
Pour l’instant, Cold Metal Bowels sert de porte d’entrée idéale : un morceau à la fois direct et dérangeant, qui laisse imaginer un album où Greyborn compte bien explorer jusqu’au bout ce sentiment de vide moderne, riffs lourds en première ligne.
Toutes nos autres actus par ici.
Reste branché avec Pozzo Live
Tu veux encore plus de lives, d’interviews, de découvertes et de pépites musicales ? Rejoins-nous sur nos réseaux sociaux :
On y partage ce qu’on ne peut pas toujours mettre dans les articles : backstages, reels, photos de concerts, et plein d’autres trucs cools.




























