Avec “Fallout Flex”, le trio sud-londonien Dead Air signe son retour le plus frontal. Entre rage politique, riffs assommants et énergie punk sous haute tension, le groupe en profite pour lancer une tournée britannique et un concert parisien déjà complet.
Un nouveau single taillé pour l’adrénaline
Dès les premières secondes, “Fallout Flex” ne laisse aucun répit. Le morceau démarre dans un larsen crasseux, enchaîne sur un riff massif et déroule une rythmique martiale qui rappelle autant Rage Against The Machine que le flow foutraque des Beastie Boys période Ill Communication. Tout va droit au but, sans fioritures.
Dead Air joue ici la carte de l’immédiateté. Les guitares cognent, la basse se cale au millimètre sur la batterie et le chant de Reuben Moonasar fait monter la pression à chaque mesure. Parce que le groupe vient du punk, il ne cherche pas à lisser le son : la distorsion reste sale, le groove reste lourd, et l’ensemble donne un vrai sentiment d’urgence.
Après l’EP World Wide Villainy sorti en mars, ce single marque une nouvelle étape. Le trio semble resserrer son écriture, tout en gardant cette sensation de chaos contrôlé qui fait sa marque. Tu peux l’aborder comme un concentré de ce que Dead Air sait faire de plus direct.


Colère politique et héritage Rage Against The Machine
Si Dead Air pousse les amplis, c’est aussi pour faire passer un message. “Fallout Flex” naît de la frustration du groupe face aux postures guerrières sur la scène internationale, entre menaces d’armes, démonstration de force et diplomatie viriliste. Le trio décrit des dirigeants qui se comportent comme des gamins dans une cour de récré, mais avec des codes nucléaires à la main.
Le morceau s’ouvre d’ailleurs sur une référence claire à Rage Against The Machine : “Move sucker, groove sucker”, tiré de leur reprise de “Renegades of Funk” d’Afrika Bambaataa & The Soul Sonic Force. Cette phrase sert de tremplin, autant pour l’intention vocale que pour l’écriture des riffs et de la rythmique.
Musicalement, le groupe assume ses influences les plus agressives. Les riffs tracent droit, un pont bourré de wah-wah fait grimper la tension, tandis qu’un refrain ample et scandé vient tout fédérer. En parallèle, Dead Air emprunte aux productions hip-hop une batterie compressée à bloc, poussée tout en avant du mix, comme un coup de poing qui revient à chaque mesure.
Punk de scène, tournée UK et Paris complet
Sur disque, Dead Air sonne déjà comme une explosion contrôlée. Mais l’histoire du trio passe aussi par la scène. Ces derniers mois, le groupe a partagé l’affiche avec Skindred, Maruja ou Opus Kink, et il a déjà retourné des salles comme le Shacklewell Arms à Londres ou l’Undergoth Festival à Göteborg. Cette expérience nourrit clairement l’intensité de “Fallout Flex”.
Pour accompagner la sortie du single, Dead Air prend la route avec une série de dates au Royaume-Uni, de Sheffield à Glasgow en passant par Hull et Brighton. Chaque date s’annonce comme un terrain de jeu parfait pour tester ce nouveau brûlot en conditions réelles, face à un public qui vient chercher du volume, des riffs et du défoulement collectif.
En parallèle, le groupe s’offre une première victoire symbolique hors de ses bases : son concert à Paris, prévu au Mécanique Ondulatoire le 3 octobre, affiche déjà complet. Si tu aimes les guitares tendues, les refrains scandés et les brûlots politiques au parfum de Rage Against The Machine, “Fallout Flex” est probablement ta prochaine claque, et Dead Air un nom à garder dans un coin de ta playlist.
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