Le Festival 666 à Cercoux, comme si vous y étiez

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Festival 666 – Cercoux (17) – 23-24 Août 2019

23 Août : Bienvenue au Festival 666 ! Nous entrons dans un petit festival où les euros s’échangent contre des « pogos », et les « pogos » s’échangent contre des bières. L’organisation a le sens du détail : du Rammstein en musique de fond pour patienter, on adore !

 

19h40, Seeds Of Mary entre en scène. Les membres du groupe se serrent la main avant de commencer, rien de mieux pour se donner du courage avant d’ouvrir le festival. L’ambiance est timide dans le public, mais le groupe bordelais peut compter sur le soutien d’un festivalier qui, seul, arrive à ambiancer et réveiller la foule (oui, toi le monsieur avec le t-shirt rouge, tu étais très drôle !). Le groupe profite de l’occasion pour reprendre un de ses morceaux en hommage au 666, avec les chœurs du public.

Il faut attendre The Soundroots à 20h45 pour voir les premiers pogos. Nous pouvons compter une petite dizaine de t-shirts du groupe dans le public. L’ambiance est au rendez-vous et le chanteur en profite même pour descendre dans le public en pleine prestation pour continuer son morceau. Le guitariste fait de même… tandis que le bassiste (faux sosie de Vincent Dessagnat) assure la prestation sur scène. Le groupe dégage une très belle énergie, et le public du 666 est réceptif. Belle prestation !

22h10, vient le tour de The Chris Slade Timeline de monter sur scène. Point culture : Chris Slade est un batteur britannique, connu notamment pour avoir fait partie du groupe AC/DC de 1989 à 1994. Nous prenons part à un concert grandiose, donnant naissance à la meilleure ambiance de la soirée. Malgré un problème de retour son dans l’oreillette pour Chris Slade, la prestation est au rendez-vous, mixant les morceaux mythiques d’AC/DC et des solos de batterie.

Fin du premier jour de festival avec le set du DJ Pamlee.

 

Pour faire un bilan : une organisation plutôt bien menée, des horaires respectés, une lumière et un son très bien réglés. Ajoutons à cela : des bénévoles très jeunes et d’une gentillesse absolue, des stands de merchandising groupes bien organisés, un tatoueur, un vendeur de bijoux et accessoires metal, et un stand de merchandising dédié au festival.

Avis aux campeurs intéressés : le parking est bien indiqué, vous pouvez planter votre tente directement à côté de votre voiture (idéal si vous voulez stocker en sécurité des objets de valeurs), et des toilettes ainsi qu’une douche sont à disposition.

A pieds, vous n’aurez plus que quelques minutes (500 mètres ?) à compter pour accéder aux scènes. Qu’il est agréable de découvrir un festival à taille humaine !

A ce jour, seule la scène intérieure était accessible et nous imaginons bien évidemment qu’une grande partie des festivaliers n’arrivera que le lendemain.

 

Deuxième jour. Nous comptons bien plus de voitures sur le parking que la veille. Nous découvrons la scène extérieure sous une chaleur écrasante avec le groupe We Don’t Care. La plupart des festivaliers s’est assise à l’ombre afin d’éviter le soleil. S’enchaînent ensuite The Grassnakes et sa musique rock’n’roll, puis les groupes Hope Dawn, The Royal Crows et Molybaron dans une ambiance festive mais encore timide.

20h05, la scène intérieure accueille Dagoba. Le groupe est fidèle à lui-même, énergique et en cohésion avec son public. Les premiers pogos et walls of death de la soirée sont lancés. Le Festival 666 est un petit festival, avec de petites salles et scènes. Cela a pour avantage de rapprocher les artistes de leur public. Ainsi, chaque personne qui slame se retrouve sur scène au côté de Shawter, et peut à nouveau se lancer dans la foule pour le chemin retour. Le groupe accueille leur confrère et ami Arno de Black Bomb A sur scène afin de remercier le groupe pour cette amitié de longue date qui les lie. Quoi de mieux que quelques gorgées de Jack Daniels pour célébrer tout cela ? Au passage, Shawter, ne fais pas semblant d’être surpris quand on t’amène la bouteille de Jack sur scène, on a bien repéré que tu en avais une à chaque concert ;). Un grand merci à Ritch pour avoir si bien tapé la pose pour mes photos, et un grand merci à Werther pour le médiator !

21h35. De retour sur la scène extérieure, c’est au tour des Sales Majestés de s’emparer du 666. L’ambiance est au rendez-vous et la foule se mélange dans des pogos très énergiques. Tel un défouloir géant, la fosse est le lieu de jeux, de bousculades, de portés dignes des mondiaux de gymnastique, de câlins, de rires, et de nombreuses voix s’élèvent toutes en chœurs pour reprendre les morceaux du groupe. Les Sales Majestés font monter une quinzaine d’enfants sur scène sur le morceau « Petit Papa Noël ». Des plus timides aux plus expressifs, ces petits bouts de chou ont attendri les plus grands. Elle est belle la relève du punk et du metal français ! Moins drôle à la fin du set, ce sont les adultes qui se sont emparés de la scène… On a essayé de vous compter, mais vous étiez bien trop nombreux. La scène extérieure à bien failli ne pas survivre à tout ce bazar mais qu’est-ce que vous avez mis l’ambiance ! Un grand merci au groupe les Sales Majestés qui a proposé une prestation très bonne et a permis à des fans de longue date de réveiller des souvenirs avec des morceaux cultes.

23h05. Le groupe Black Bomb A monte sur scène et impose son style directement : ça va tabasser. Alliant voix rauque et voix aiguë, le groupe maîtrise un équilibre parfait pour ravir le public. L’énergie est sans limite et l’échange avec le public est systématique. Mention spéciale à Poun qui, en plein milieu d’une chanson, s’est permis de prendre mon téléphone portable pour se filmer en train de chanter en mode selfie ! La vidéo est excellente ! Parmi les différents morceaux joués, l’ambiance décolle notamment sur le classique Human Circus, mais aussi sur des morceaux plus récents comme Bulletproof et Civil War. Bien évidemment, le public réclame le titre phare du groupe et quand les premières notes de Mary retentissent, la foule se met à chanter encore plus fort que jamais. Le set se termine un morceau plus tard dans la sueur, et les festivaliers commencent à faire leur compte des différents bleus pris sur les jambes dans les pogos et walls of death.

Le dernier groupe à jouer sur la scène extérieure s’avance. Les français de Shaârghot proposent un style indus, sombre, percutant, mais dansant. Des corps noirs sur un fond noir, légèrement éclairés par des faisceaux verts, un décor fait de tuyaux et autres matériaux en métal. L’ambiance et le style sont travaillés, en totale harmonie avec la musique de groupe. Les morceaux phares du groupe marqueront les pics d’ambiance du set : Break Your Body, ou encore Now Die !!!, tout deux issus de leur album Vol. 2 The Advent of Shadows.

Fin de cette dernière journée au sein du Festival 666. Nous sommes de retour sur la scène intérieure devant DJ Pamlee afin de faire un petit décrassage post-festival. Nous ne comptons qu’une vingtaine de festivaliers devant la platine du DJ, mais quelle ambiance ! Joli set mêlant morceaux metal et morceaux indus. De Rammstein à Marilyn Manson, en passant par Slipknot ou encore Combichrist, le DJ nous propose un set dansant et entièrement au goût des personnes présentes. S’enchaînent quelques walls of death et pogos très sympathiques entre parfois 2 ou 5 personnes maximum. Très belle manière de rencontrer du monde en cette fin de soirée, et de se promettre de se retrouver l’année prochaine.

L’ensemble des artistes s’est mis d’accord pour remercier l’organisation du festival. Un professionnalisme et une réelle envie de réussir ont été source de succès pour de si jeunes organisateurs.

Idée brillante de ces derniers : un mur dédié à la suggestion de groupes pour la 3ème édition du festival qui se tiendra en 2020. Armés de feutres, les festivaliers eux-mêmes ont pu proposer leurs idées pour composer la programmation de la future édition. Hormis les groupes un peu trop irréalistes pour un festival de cette taille (certains ont quand même proposé Rammstein, Johnny Hallyday, Linkin Park, Rage Against The Machine ou encore System of a Down…), nous trouvons quelques propositions intéressantes. A vos pronostics : Ultra Vomit, Mass Hysteria, Rise of the Northstar, Fatal Picards, Lofofora, Koorpiklaani, … (liste complète disponible ici).

Je me suis bien évidemment permise d’ajouter quelques noms au tableau : Jinjer, Gorod, et Gojira.

 

Le rendez-vous est pris pour 2020 !

 

Merci au Festival 666 pour sa gentillesse et son accueil.

 

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