[Interview] Rencontre avec Jay Scott de Lionheart !

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Le 11 novembre dernier, à l’occasion de leur concert au Gibus, nous avons pu rencontrer Jay Scott, batteur du groupe de hardcore américain Lionheart. Nous avons pu parler avec lui du nouvel album sorti aujourd’hui, Valley Of Death, ainsi que de la tournée avec Deez Nuts, Obey The Brave, Kublai Khan et Fallbrawl.

PL : Salut Jay, ça va ?

Jay Scott : Ouais ça va ! C’est juste la journée habituelle à Paris. J’adore être là et tout, mais c’est toujours un peu stressant. La ville est super active tout le temps du coup on finit par rester à la salle de concert toute la journée parce quand on sort on est en mode « ouh la… Je pense que je vais rester à l’intérieur ».

PL : Votre nouvel album Valley Of Death sort vendredi, en quoi cet album est-il important pour vous ?

Jay : Je pense que c’est une combinaison de ces dernières années. Le groupe a sorti des trucs etc. C’est une autre sortie, mais à chaque sortie tu essaies d’apporter quelque chose de nouveau, tu essaies d’amener plus aux gens. Tu veux faire plus, je ne sais pas pourquoi, mais tu veux le garder authentique pour les fans originaux mais le pousser plus loin pas seulement pour les nouveaux mais pour que les fans aient quelque chose de nouveau, quelque chose de plus… C’est juste très important d’aller plus loin, d’avancer en tant que groupe avec chaque sortie et que les gens pensent ou non que c’est meilleur que nos vieux morceaux, ou qu’ils pensent ou non que les nouveaux morceaux sont bien, c’est important pour un groupe de rester dans l’ère du temps et de sortir de nouveaux trucs. Et celui-là était celui sur lequel on s’est le plus amusés !

PL : Vous vous êtes séparés pour nu an il y a deux-trois ans et vous aviez déclaré ne plus vouloir être un groupe à temps plein pour prendre plus de temps pour vos vies familiales. Vous tenez-vous toujours à ce mode de fonctionnement ?

Jay : Oui, carrément. On est toujours 5 personnes dans un groupe avec chacun des vies, des familles et des boulots à la maison. Et tu sais, une chose n’est pas plus importante qu’une autre mais tu dois faire marcher ta vie. Et on est très très chanceux de pouvoir faire les deux, mais ça prend beaucoup de faire les deux. On est 5 gars ensemble de parties différentes des Etats-Unis et de l’Allemagne, et pour répéter et tout ça c’est carrément difficile. Mais c’est aussi un peu le prix qu’on paye. Il y a ces groupes qui bossent à temps plein qui quand ils sont chez eux répètent puis retournent en tournée… On a des pauses où on peut ne pas se voir pendant quelques temps, après 4 mois ou quelque chose, parce que ça peut être l’anniversaire de quelqu’un, quelqu’un peut avoir un enfant, déménager… C’est génial et on s’y tient, j’aime les gars, j’aime tourner et j’aime l’opportunité de pouvoir continuer à jouer des shows pour les gens. Mais on « rock » à mi-temps, c’est comme ça, on veut vraiment jouer mais on essaie de voir comment faire marcher. Pour ceux qui écoutent, avec des enfants ou une famille : c’est possible. Tu peux faire ce que tu aimes si c’est important pour toi. Et on peut toujours le faire parce qu’on l’aime tant. Mais tu dois te tenir à ta vie à la maison, à  ta famille et les trucs comme ça.

PL : Est-ce que ça a changé votre processus pour l’album ?

Jay : Je dirais qu’écrire la musique aujourd’hui avec la technologie et les emails, c’est assez facile pour faire la base de ce qu’on veut faire. Heureusement, on peut avoir quelqu’un qui écrit un riff en Californie et qui l’envoie à un mec à Atlanta qui le renvoie en 5 minutes. Donc le processus d’écriture est toujours moitié technologie moitié organique. on a toujours besoin de le mettre sur ordinateur pour voir ce qu’on fait, puis on se met dans une pièce et on le répète. Pour voir comment ça sonne ne live. Mais quand t’as des gens qui vivent dans tous les Etats Unis, c’est un processus compliqué. Mais on a assez de temps entre les sorties genre 1 an en gros pour sortir un album, donc on utilise ce temps pour tout finir.

PL : Il y a deux featurings sur cet album. L’un avec le rappeur Mr Jet Black et l’autre avec Jesse Barnett. Comment ces featurings se sont-ils organisés ?

Jay : On se connait depuis longtemps avec Stick To Your Guns. Et Rob et Jesse ont commencé à collaborer plus récemment, sur le dernier album etc. Et ils ont écrit un morceau génial et il lui a proposé de venir sur le morceau. Et Rob et Jet Black se connaissent depuis très longtemps, ils ont collaboré plusieurs fois sur des choses différentes. Donc on sortait l’album et on avait un super endroit pour l’y mettre donc on lui a proposé de venir rapper sur la chanson vite fait. Et ces deux chansons ont très bien tourné, Rock Bottom est un single et il y a une vidéo pour celle-là. L’autre, avec Jet Black, je ne pense pas qu’on fera une vidéo, mais c’est carrément une super chanson sur l’album.

PL : Quelles ont été vos inspirations principales pour Valley Of Death ?

Jay : Je pense que Valley Of Death est un album tiré vers le haut par ses paroles. Bien sûr il y a des morceaux heavy dedans, et puissante, mais en termes de paroles je pense que c’est un album qui raconte beaucoup d’histoires. Je pense que chaque chanson a un peu son propre feeling, donc je pense que quand tu l’écoutes c’est un peu un grand huit en terme de paroles. Et je pense que beaucoup de gens vont se retrouver dans l’album, c’est un album au ton plus sombre, ce n’est pas un album simple. C’est le moins générique possible en terme de paroles et en général . On essaie vraiment de transporter l’auditeur ailleurs, tu vois ?

PL : Ma chanson préférée est Stories From The Gutter, peux-tu nous parler un peu de celle-là ?

Jay : C’est une chanson très puissante au niveau des paroles. Rob est mon meilleur ami et mon frère, mais je suis comme les gens qui l’écoutent pour la première fois. Quand je l’ai écoutée je l’ai trouvée très puissante. Et évidemment les paroles, si vous pouvez, il faut les lire. C’est à propos d’un cambriolage, ça s’appelle Stories From The Gutter et c’est une image très réaliste de personnes qui grandissent à Philadelphie, ou dans ce coin, dans un quartier difficile de Pennsylvanie. Il a toujours écrit des trucs puissants mais celui-là l’est surtout parce que ça montre un tableau de ce qui s’y passe et cette chanson est très heavy, agressive et puissante et je pense que le tout combiné crée une chanson très puissante et c’est évidemment ma chanson préférée du nouvel album. A 100%.

PL : Ce soir vous jouez avec Deez Nuts, Obey The Brave, Fallbrawl et Kublai Khan. Comment se passe la tournée ?

Jay : La tournée a été géniale pour le moment. Les publics ont été absolument phénoménaux. On a eu quelques concerts complets dans des salles à Hambourg et à Hasselt en Belgique, et c’était absolument génial. Et ça fait plaisir de jouer avec ces groupes, tout le monde travaille dur et en équipe. C’est bon d’être en tournée avec des groupes qui ont déjà été en tournée et savent ce qu’ils font. Donc ça se passe comme sur des roulettes. On vide les camions, on s’installe, on joue le concert, on range tout… Personne ne se plaint et tout le monde vient, donc c’est génial ! Des super groupes, et des gens vraiment vraiment géniaux ça aide la tournée évidemment.

PL : Après cette date, peut-on s’attendre à vous revoir bientôt en France ?

Jay : Absolument ! On a joué au Xtreme Fest cet été à Paris [C’était un peu plus au Sud vers Toulouse mais il est souvent compliqué pour les groupes de se souvenir exactement de toutes les villes, ndlr], et on a eu une réaction géniale. On a aussi joué hier soir à Lyon et c’était top. La France a toujours donné beaucoup d’amour à Lionheart. On a joué partout, on a joué à Nantes, à Lille, pas mal de villes, on a joué partout et on a toujours aimé, ça a toujours été super et vous pouvez vous attendre à nous revoir au Gibus à 100%. Le trafic à Paris est toujours naze, mais les concerts sont toujours bons !

PL : Enfin, y a-t-il un groupe ou un artiste que vous pensez qu’on devrait interviewer ensuite ?

Jay : C’est une question difficile ! Je pense que tous les groupes méritent une opportunité de pouvoir dire ce qu’ils pensent pendant une interview. Donc je pense que n’importe qui jouant des concerts là-dehors ou en tournée, mérite d’être entendu.