Alors que les espagnols de Ankor ouvrent l’Elysée Montmartre pour Nothing More, nous avons échangé avec la chanteuse Jessie Williams.

Pozzo Live : Bonjour, est-ce que tout va bien. Est-ce que la tournée se passe bien jusqu’ici ?

Jessie Williams : Salut, je vais très bien. La tournée se passe vraiment de manière incroyable. On passe un super moment. C’est génial de jouer avec des groupes qu’on adore regarder chaque soir. C’est très inspirant, honnêtement. On aime autant regarder les concerts que de jouer nous-mêmes. On a vu le show de Nothing More tous les jours, je crois, on n’en a pas raté un seul. C’est fantastique. Donc oui, très heureuse.

Pozzo Live : Shoganai est sorti l’an dernier, cinq ans après le précédent White Dragon. Est-ce que la pandémie et le décalage des tournées sont responsables de ce délai ou simplement un besoin de prendre son temps ?

Jessie Williams : Oui, évidemment, on avait sorti White Dragon en 2019. Puis le COVID est arrivé, on avait des tournées annoncées mais on n’a pas vraiment pu promouvoir l’album en live avant 2021. Donc on a continué à jouer ces morceaux, puis on a dû changer de batteur. L’ancien est parti, on a eu un nouveau batteur. On n’a pas commencé à sortir de nouveaux morceaux avant 2022. Et on n’a pas sorti l’album avant l’an dernier parce qu’on a changé de stratégie : au lieu de sortir directement un album complet, on a sorti des singles. Une fois qu’on en avait sept qui racontaient une histoire, on les a réunis dans l’album Shoganai. C’est pour ça que ça a pris plus de temps.

Pozzo Live : Vous utilisez donc la nouvelle manière de sortir single après single avant de tout assembler.

Jessie Williams : Oui, ça fonctionne. Je pense que beaucoup de gens écoutent encore des albums entiers, mais pas tout le monde. Beaucoup se contentent d’ajouter les singles à une playlist. Donc, on voulait raconter une histoire et on ne voulait pas que les gens passent à côté de certains morceaux.
Alors on s’est dit : sortons des singles, puis rassemblons-les ensuite dans un album complet.

Pozzo Live : C’est un album plutôt court, avec 8 morceaux. On imagine que vous avez voulu aller à l’essentiel ? La qualité plutôt que la quantité.

Jessie Williams : Exactement, 100 %. Comme je l’ai dit, ça raconte une histoire. On ne voulait pas ajouter des morceaux qui n’avaient pas leur place. C’était un début, une fin, et entre les deux, les chansons qui faisaient avancer l’histoire. Sept morceaux, et puis le dernier single Shoganai. On a senti que c’était la fin de l’histoire. Il n’y avait rien de plus à dire. Donc voilà pourquoi seulement ces chansons.

Pozzo Live : Vous êtes déjà passé plusieurs fois en France, dont une fois au Hellfest en 2024. Est-ce que le public et l’ambiance étaient au rendez-vous ?

Jessie Williams : Hellfest a été l’expérience la plus folle de ma vie. Je le dis toujours. La veille, on jouait en Espagne au Resurrection Fest, le soir. Et le lendemain matin, à 11h40, on jouait au Hellfest. Il n’y avait pas de vols, donc on a conduit 13 ou 14 heures depuis l’Espagne jusqu’à Clisson. On n’a dormi qu’une heure. Je me disais : “Il n’y aura personne, les gens seront encore fatigués de la veille, et personne ne nous connaît.” Et pourtant, c’était sur la main stage. On est montés sur scène pour 30 minutes, et c’était les 30 minutes les plus folles de ma vie. Je voyais des têtes jusqu’au bout, je ne voyais pas la fin du public. Des milliers de personnes. Il y avait du crowd surfing, des circle pits à 11h40 du matin. C’était dingue. Je suis tombée amoureuse du Hellfest. J’ai vraiment envie d’y retourner, honnêtement. Nous avons joué 30 minutes. Et dès qu’on a terminé, on a dû repartir. Parce que le lendemain, on jouait en Finlande, au Tuska Festival. C’était tellement fun

Pozzo Live : Vous tournez depuis un moment maintenant. Est-ce qu’il y a un endroit inédit où vous rêveriez d’aller ?

Jessie Williams : Oui, plein. Par exemple, les États-Unis. On n’a pas encore tourné là-bas. Le Canada aussi, j’aimerais beaucoup. L’Amérique du Sud, pareil, on n’y a jamais joué. Donc toute l’Amérique, Nord et Sud, ce serait un rêve. Et puis plus d’Asie aussi. On a déjà joué au Japon, à Taïwan, mais j’aimerais jouer en Chine et en Corée du Sud.

Pozzo Live : Est-ce que vous avez une anecdote de tournée amusante ou notable ?

Jessie Williams : Plusieurs oui. On est des gens très civilisés, on ne boit pas, on ne prend pas de drogues, on est très sains. Donc peut-être qu’on a moins de “folles histoires” que d’autres groupes. Mais on a quand même vécu des choses dingues. Par exemple, l’an dernier, on a joué en Inde, au Bangalore Open Air. Je n’aurais jamais pensé qu’on jouerait en Inde. On y est restés deux jours. On a joué, puis on a eu une journée off. Et cette journée a été l’une des plus folles de ma vie. On a pris des tuk-tuks partout, les gens conduisent comme des fous. Tu vois vraiment les vidéos avec six personnes sur un scooter ? C’est réel. On a vu ça. Des gens transportant des caisses d’œufs interminables. Et puis des vaches au milieu de la route. C’était incroyable. Une expérience folle, mais géniale.

Pozzo Live : En dehors de la musique avez-vous des hobbies, des passions ?

Jessie Williams : Oui, j’adore les activités manuelles. La peinture sur verre, par exemple. Je fais souvent des scènes d’animé sur verre. J’aime aussi coudre, utiliser la machine à coudre, ça m’aide à déconnecter. Même les puzzles parfois. Tout ce qui demande d’utiliser mes mains et de créer. Et puis les jeux vidéo aussi, beaucoup. En ce moment, je joue à Little Nightmares 3 en tournée. J’adore cette saga. À la maison, j’aime Assassin’s Creed, et maintenant Avatar. C’est un monde ouvert, c’est génial.

Pozzo Live : Quel groupe ou artiste conseilleriez-vous à Pozzo Live d’interviewer ensuite ?

Jessie Williams : Je dirais Sim, un groupe japonais. Ils ont déjà joué en Europe, même avec Nothing More. C’est un super groupe. Donc oui, Sim, à 100 %.

Merci à Jessie Williams pour son temps et merci à Kinda Agency

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