A l’occasion du passage d’Halestorm à l’Olympia, nous avons eu la chance de rencontrer Arejay Hale, le batteur du groupe. Il nous parle du dernier album, de la tournée, et bien d’autres encore !

Pozzo Live : Une fois de plus, vous tournez avec une première partie géniale, Bloodywood. Comment cette association s’est-elle créée ?

Arejay Hale : Oh mon dieu ! On nous a donné une liste de premières parties potentielles. On les a toutes écoutées. Et on a simplement adoré leur énergie, leur sonorité. Si on a l’opportunité de choisir nous même notre première partie, on veut toujours offrir aux fans quelque chose qui sort de l’ordinaire. Ce que j’ai vraiment aimé avec Bloodywood, c’est à quel point ils sont uniques par rapport à d’autres groupes dans la sphère rock/metal. Je pense que cela vient en grande partie de leurs origines. Nous n’avons jamais tourné avec un groupe indien auparavant. Je les trouve incroyable, j’adore leur énergie, leur vibe. Je pense qu’ils ouvrent vraiment la voie pour la scène metal en Inde, et c’est génial. Ce sont des pionniers dans leur pays. Ce qu’ils font c’est génial, j’adore !

Pozzo Live : Linkin Park a annoncé un concert en Inde pour 2026, et Bloodywood fera également la première partie. C’est génial pour eux !

Arejay Hale : Oui, ils nous ont dit qu’ils ouvraient pour Linkin Park, c’est énorme ! C’est vraiment bien pour eux. Je sais que ça fait un moment qu’ils se sont lancés, donc c’est bien qu’ils aient enfin les opportunités qu’ils méritent !

Pozzo Live : Il y a deux ans, vous nous avez dit que lorsque vous écrivez des chansons, vous le faisiez en pensant aux concerts à venir. Est-ce qu’Everest, votre dernier album, a été conçu de la même façon ?

Arejay Hale : Oui, je pense qu’on garde toujours ça en tête quand on écrit. On essaie toujours de penser à ce qui va entrainer le public. Ça me semble évident dans des chansons comme WATCH OUT !, K-I-L-L-I-N-G ou Rain Your Blood On Me. Mais il y a différentes façons d’approcher l’écriture d’une chanson. Et on a aussi beaucoup de titres qui sont composés avec uniquement la chanson en tête. Je pense que c’est ce qui rend l’album aussi varié, parce qu’on a essayé d’être très présents et de vivre le moment et de saisir ce qui nous plaisait à l’instant T. Et je pense que l’album c’est ça, une sorte de journal photo d’où on se trouvait mentalement à ce moment-là. Et je suis vraiment fier du rendu, c’est très gratifiant. A ce jour, c’est notre album le plus honnête, parce qu’il inclut beaucoup moins d’écrivains venant de l’extérieur. A nos débuts, on n’écrivait pas, on était vraiment un groupe « live ». On a été signés pour ça. Même nos labels à l’époque nous disaient « Ok, vous n’avez pas vraiment de hit pour l’instant, mais vous êtes énormes en live ! Donc on va vous faire tourner, vous mettre devant un public, les gens vont vous adorer ! ».

Cela a marché un temps. Puis le moment est venu de vraiment faire un album. Et dieu merci, à l’époque, on a eu la chance de travailler avec des compositeurs vraiment talentueux et de créer un premier album solide qui a assez bien marché pour que l’on puisse continuer. Mais, après avoir fonctionné ainsi pendant plusieurs années, on se sentait assez confiants pour se dire qu’on avait accumulé assez d’expérience en tant que compositeurs pour être en studio juste tous les quatre avec un producteur, et commencer à construire un album en partant de rien. Parce qu’on est entrés en studio avec quelques démos, et notre producteur, Dave Cobb, nous a dit « Sortez ça d’ici, jetez-les. On commence ici et maintenant ! », et j’ai adoré ça. J’ai trouvé que c’était un super procédé. Ça m’a appris qu’au final, il n’est pas nécessaire de trop réfléchir quand on fait de la musique, il faut juste faire ce qui nous plait, et ce qui est fun au moment voulu ! Et c’est exactement ce qu’on a fait. Je suis vraiment content que le résultat de l’album soit ce qu’il est, parce que pendant la création, on ne se rend pas compte s’il est bien ou pas. On est en plein dans le procédé créatif, c’est enrichissant et satisfaisant. On réécoute et on se dit « Wow, je suis super fier de ce qu’on a fait. Mais est-ce que ça va plaire aux autres ? ». On ne sait pas. Mais les retours sont très positifs ! Cela me rend encore plus confiant à l’idée de retourner en studio la prochaine fois et de tout donner !

Pozzo Live : Quand vous avez annoncé Everest, vous l’avez présenté comme « une représentation auditive des quatre piliers d’Halestorm ». Comment vous êtes-vous organisés pour que l’album vous représente chacun parfaitement et de manière égale ?

Arejay Hale : Je pense que cela vient du fait qu’on était tous profondément impliqués du début à la fin dans le procédé de création. Je pense qu’on était assez confiants pour être vraiment honnêtes avec cet album. J’ai la sensation qu’avec plusieurs de nos albums précédents, on a établi notre sonorité, notre style. Ensuite, il fallait rester dans ce domaine, dans cette voie, et modeler notre procédé de création pour qu’il rentre dans le moule des sonorités qui étaient déjà ancrées. Mais avec cet album, on a eu la sensation que si continuait de la même façon, les fans allaient s’ennuyer. Ils se seraient dit « Oh, ça ressemble à ce que vous avez déjà fait », et on ne voulait pas de ça. On voulait donner à nos fans quelque chose qu’ils n’avaient jamais entendu avant, comme une nouvelle facette de nous. Donc je pense que cela nous représente bien, parce que l’ensemble de nos personnalités et de ce qui nous caractérise est ancré dans l’album, dans les chansons en elles-mêmes.  On retrouve notre ADN dans tout l’album !

arejay hale

Pozzo Live : Vous changez votre setlist un petit chaque soir, en modifiant soit des chansons, ou bien leur ordre. Est-ce que vous faites ça pour casser vos habitudes, et créer un show différent chaque fois ? Est-ce que c’est une sorte de challenge ? Ou bien est-ce pour contenter les fans qui viennent vous voir sur plusieurs dates de la tournée ?

Arejay Hale : Les trois ! Ça nous force à rester sur le qui-vive. Ça nous évite d’être mode pilote automatique pendant qu’on joue. Cela permet de maintenir le show frais et excitant pour nous, et que le concert ne perde pas sa saveur après un certain temps, vu qu’on joue à peu près 512,000 concerts par an. Bon, ok, j’exagère peut-être un peu, mais on fait beaucoup de concerts, c’est une année chargée ! Donc changer les chansons, ça fait partie du procédé pour que le show reste frais ! Maintenant, on a du choix ! Avec cinq ou six albums, n’est-ce pas ? Six albums, oh la la la. En plus, un grand nombre de fans nous suivent depuis le début. Donc on aime bien donner un petit os à ronger aux fans old-school et jouer de vieux titres qu’on ne fait normalement plus beaucoup en live. C’est fun pour eux, et pour nous ! On a aussi pas mal de fans qui viennent à plusieurs concerts, donc on est content de leur offrir une expérience nouvelle à chaque fois.

Pozzo Live : Est-ce que Dr. Magnifiscent a eu un peu de temps libre pour faire les boutiques et voir les illuminations parisiennes, notamment aux Galeries Lafayette qui sont à quelques rues d’ici ?

Arejay Hale : OUI !!!! Je n’ai pas encore eu le temps parce qu’on est arrivé en bus depuis… on était où déjà ? On est arrivés ici depuis Madrid ! Donc c’était un long trajet ! Nous sommes arrivés à Paris seulement en fin d’après-midi et c’était l’anniversaire de notre tour manager hier, donc on a fêté ça avec lui ! J’ai seulement eu le temps d’aller à l’hôtel, au sport, à la soirée d’anniversaire puis à la douche et au lit et nous voilà ! Mais j’ai un peu de temps libre entre le soundcheck et les meet & greet, donc je vais essayer de sortir faire un peu de shopping parce qu’on est dans la mère patrie de la parfumerie en France ! A chaque fois qu’on vient ici, j’essaie de visiter des parfumeries et des magasins. Je veux vraiment faire quelques boutiques ! Je sais que Guerlain est basé en France, je crois qu’ils sont même basés à Paris. Il me semble que Creed est aussi basé à Paris. Il y a beaucoup de marques importantes en France. Donc oui, je prévois vraiment d’explorer un peu pendant qu’on est ici ! Dédicace à ma chaine Youtube ! Merci !

Pozzo Live : Nous avons une dernière question que l’on pose à chaque interview. Quel artiste ou groupe devrions-nous interviewer la prochaine fois ? Les fois précédentes, tu as suggéré Corey Taylor et Electric Callboy, donc la réponse doit être différente !

Arejay Hale : Je crois que c’est le seul membre du groupe qui donne des interviews, mais je pense qu’il faut que vous échangiez avec II de Sleep Token. C’est l’un de mes batteurs modernes préférés ! Il est dingue ! Il est vraiment en train de changer la donne dans le monde de la batterie. J’ai eu l’occasion de le rencontrer très brièvement. En gros, pour faire court, on a joué au concert “Back to the Beginning” pour Black Sabbath. Il jouait de la batterie pour Yungblud, et on jouait juste avant eux. Il a quitté la scène et j’étais en coulisses et je l’ai vu arriver et je me suis dit « Ok, c’est l’occasion ou jamais d’aller saluer II de Sleep Token ! », parce qu’on ne s’est jamais rencontrés avant. Il sait qui je suis. J’ai découvert ça car un jour, à Los Angeles, ils faisaient un concert et on était sur la guest-list pour les voir, mais il y a eu un souci, et personne ne retrouvait mon nom. Donc je demande à tout le monde autour de moi, et finalement, une amie que  l’on a en commun vient et me demande ce que je fais là ! Je lui explique que j’étais sur la guest list pour voir Sleep Token, mais qu’il y a un problème. Elle me dit « Ok, attends, je les connais, je vais leur parler ». Elle est allée parler au groupe, et revient vers moi en me disant que II m’avait mis sur la guest list. Et j’ai dit « Dis lui que je le remercie et que je suis super fan de lui ! ». Donc il sait qui je suis, et de toute évidence, je sais qui il est.

Mais bref, donc il quitte la scène alors que je suis en coulisses donc j’ai une fenêtre de 30 secondes ! J’ai juste attrapé sa main en lui disant « Arejay d’Halestorm, super boulot, je suis énormément fan, ravie de te rencontrer ! J’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser dans le futur, mais continue ainsi ! ». Et il m’a répondu tout ce qu’il y a de plus gentil. Il a dit : « mejcpdcsbqoq »….. Il avait son masque donc je n’ai rien entendu !!! Je l’ai entendu marmonner et j’ai dit « Merci ! », puis il est parti et j’avais de la peinture noire sur la main et je me suis dit « J’ai rencontré II de Sleep Token !!! ». Donc je vous suggère de l’interviewer, et de lui dire que Arejay Hale d’Halestorm le remercie et qu’il est vraiment fan ! Il faut le dire ! Tu m’entends II ? Si tu m’entends, tu as un grand fan par ici ! T’es un mec bien !

Interview : Audrey B, Gaël C.

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