Un vent de black metal a soufflé au-dessus du Stereolux le mercredi 29 janvier à Nantes et il est très probable que Nuclear, Vltimas, 1349 et Abbath y soit pour quelque chose…

Ouverture de la salle à 19h30, nous avons un peu de temps devant nous avant le début des concerts, ça nous laisse le temps de faire un tour au Merch (plutôt bien garni ! ) et de faire nos petits craquages 😉 Un stand de hot-dog est ouvert sur la terrasse, une bonne petite surprise au cas où nous commencerions à avoir un petit creux !

 

 

NUCLEAR

 

 

Avant d’arriver en Norvège, petit tour par le Chili avec Nuclear. On commence la soirée avec du bon trash qui réveille bien comme il faut. Pas de jeu de scène ni de déplacements particuliers, la scène est assez sobre. Dès le début du concert un écho presque évident se fait entre Nuclear et Slayer : les riffs sont puissants, l’ensemble précis et très intense, c’est presque avec soulagement que l’on peut dire que la relève est assurée ! Une belle énergie qui faisait plaisir à voir, bravo pour cette belle performance !

 

 

 

VLTIMAS

 

 

On sent que le public attend le groupe avec impatience, la scène est assez simple avec deux tentures positionnées aux deux extrémités. Vltimas, c’est avant tout un trio de marque : David Vincent (ex Morbid Angel), Rune Eriksen alias Blasphemer (ex Mayem, ex Nader Sadek, Aura Noire) et Flo Mounier (ex Nader Sadek, Cryptopsy), avec une telle formation on ne peut s’attendre qu’à du très lourd et ce soir nous avons été servis ! Les influences death de David Vincent au chant et black de Blasphemer à la guitare se mélangent à la perfection avec Flo Mounier dans un jeu plus subtil que ce que l’on a l’habitude d’entendre avec Cryptopsy mais toujours aussi propre et efficace. Ce trio infernal nous a montré toute l’étendue de son talent ce soir, ils ont été à la hauteur des attentes du public et même au-delà.

 

1349

 

 

1349 arrive sur scène et fait une entrée remarquée, le corpse paint est de mise pour les membres du groupe et le bassiste porte une toge de moine, la scène reste néanmoins assez sobre. Le concert commence et sera ponctué à de nombreuses reprises par quatre geysers de fumée répartis en ligne au devant de la scène.

 

 

Parmi les membres du groupe se trouve Kjetil-Vidar Haraldstad (Frost), également batteur de Satyricon qui nous a offert une sacré performance à la batterie ! A côté de cela, le chanteur (Ravn), le guitariste (Idar Burheim) et le bassiste (Tor Stavenes) n’ont pas à pâlir de leur prestation parfaitement exécutée du début à la fin.

 

 

Le black métal norvégien est bien représenté ce soir, 1349 nous entraîne dans son univers chaotique, violent et froid sans épargner personne.

 

 

ABBATH

 

 

Le public attend assez sagement le début d’Abbath, sur la scène un panneau « ABBATH » est installé devant la batterie avec un backdrop qui donnera lieu à des effets intéressants avec des lumières projetées qui feront ressortir les yeux sur le visuel (représentant le visuel du dernier album du groupe). Le jeu de lumière est assez diversifié au niveau des couleurs utilisées mais aussi dans leur utilisation (par exemple la mise en lumière des guitaristes en plein solo) qui dynamise et rythme davantage le concert.

 

 

Abbath fait son entrée, ici aussi le corpse paint est bien présent et le choix des tenues est cohérent entre tous les membre d’où une belle unité se dégage. On notera quelques reprises d’Immortal et de I, sans grande surprise en vue de l’implication de Olve Eikemo (Abbath) dans Immortal et I (dont il est le fondateur).

 

 

Le show, bien qu’assez long, a gardé une énergie et une intensité très appréciable du début à la fin, une très belle performance qui aura ravie les fans, et nous aussi !

 

 

Le Stéréolux aura accueilli une programmation de choix ce soir avec Nuclear, Vltimas, 1349 et Abbath dans le cadre de leur tournée OUTSTRIDER 2020 EUROPEAN TOUR (organisé par Doomstar Booking). Des concerts d’une grande précision et plus intenses les uns que les autres, le talent était au rendez-vous, merci pour cette grande soirée !

 

Report : Manon Hendrick ; Photos : Jordan Michel Newsålem

(Veuillez pardonner la qualité des photos, n’ayant pas eu accès à mon matériel habituel, il m’était impossible d’obtenir de meilleurs clichés…)

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