Armored Saint est de retour, et tu vas vite comprendre que ce n’est pas pour faire de la figuration. Le gang heavy metal de Los Angeles annonce « Emotion Factory Reset », son neuvième album studio, attendu pour le 22 mai 2026 chez Metal Blade Records. Et pour te mettre immédiatement en condition, le groupe balance déjà un premier missile, « Close To The Bone », histoire de rappeler à tout le monde pourquoi son nom traîne depuis les années 80 dans toutes les discussions sérieuses sur le metal US.
Un nouveau chapitre qui sent le metal brûlant
Avec « Emotion Factory Reset », Armored Saint ouvre un nouveau chapitre bien costaud dans une discographie démarrée en 1984 avec « March Of The Saint ». On parle d’un groupe qui n’a plus rien à prouver, mais qui continue pourtant à se challenger comme un jeune combo affamé. L’album aligne onze titres, produits par le bassiste Joey Vera, encore une fois aux commandes, et mixés par Jay Ruston, habitué aux gros calibres comme Anthrax ou Stone Sour. Autant dire que le son promet d’être massif, tranchant, mais toujours lisible, pile ce qu’il faut pour faire ressortir les riffs et le chant de John Bush.
Dès les premiers mots, le groupe annonce la couleur : pas question de se répéter. Joey Vera explique que chaque disque fonctionne comme un instantané de l’époque où il est écrit. Donc, logiquement, « Emotion Factory Reset » capture l’état d’esprit de 2026, entre héritage heavy old school et volonté de se réinventer. Tu retrouves des titres comme « Hit A Moonshot », « Every Man-Any Man » ou « Not On Your Life », qui s’annoncent comme de futurs favoris dans la setlist, tout en gardant ce fameux grain Armored Saint : mélodies solides, riffs accrocheurs et ce sens du groove métallique que peu de groupes maîtrisent encore à ce niveau.
Le concept derrière le titre de l’album ajoute une couche intrigante à l’ensemble. Phil Sandoval parle de « réinitialisation des émotions », une façon de se recentrer, de retrouver de la clarté dans un monde saturé de bruit, de technologie et de tensions. Et son frère Gonzo va plus loin, en voyant la planète entière comme une vaste usine à réaligner. Résultat, tu te retrouves avec un disque qui ne se contente pas d’aligner les gros refrains : il s’attaque aussi à la manière dont on encaisse le chaos ambiant.
« Close To The Bone » : vieux Saint, sang neuf
Pour lancer les hostilités, Armored Saint mise donc sur « Close To The Bone », ouverture de l’album et premier extrait mis en ligne. John Bush décrit le morceau comme du Armored Saint « vintage oblitéré en 2026 », et l’image colle parfaitement : tu retrouves ce timbre rauque et habité, mais poussé par des riffs ultra tendus et une section rythmique qui cogne sec. D’ailleurs, une grande partie de ses lignes de chant, comme sur les albums récents, est gardée telle quelle depuis les démos, afin de capturer cette énergie brute qu’il balance habituellement sur scène. Tu sens que rien n’est trop poli, et c’est exactement ce qu’on veut.
Musicalement, Joey Vera revendique clairement son amour de la NWOBHM, cette vague britannique qui a façonné le metal des années 80 au moment même où Armored Saint se formait. Pourtant, le morceau ne sonne jamais comme un exercice de nostalgie. Au contraire, il réinterprète ces racines en les boostant avec une prod moderne et une écriture affûtée. Le guitariste Jeff Duncan insiste d’ailleurs là-dessus : le groupe refuse de refaire le même album en boucle. Lorsque les cinq se retrouvent en studio, une alchimie particulière se met en place, et « Close To The Bone » en est la preuve éclatante, à la fois sophistiqué et totalement fidèle à l’identité du Saint.
Et pendant que tu découvres ce premier titre, tu peux déjà zieuter les différentes éditions prévues. Metal Blade sort l’album en CD digipack avec un livret bien épais, en digital, mais aussi en vinyle dans toute une série de pressages colorés qui vont faire craquer les collectionneurs. Mieux encore, l’édition européenne spéciale propose un titre bonus, « One Chain (Don’t Make No Prison) », jusque-là réservé au numérique, ainsi qu’un joli pack « vinyl gatefold » avec 45 tours, poster et feutrine pour platine. De quoi transformer ton salon en petit musée Armored Saint.
Un Saint plus vivant que jamais
Avec « Emotion Factory Reset », Armored Saint montre qu’il n’a pas l’intention de devenir un simple nom historique coincé dans les playlists rétro. Le groupe utilise son passé comme carburant, pas comme musée. Les frères Sandoval, Joey Vera, Jeff Duncan et John Bush continuent d’avancer, en gardant cette rage de faire du heavy metal honnête, puissant, mais toujours ancré dans le présent. L’album s’annonce comme un mix explosif entre introspection, riffs à l’ancienne et production moderne, taillé pour faire vibrer autant les vieux fans que ceux qui découvrent le nom par curiosité.
En attendant le 22 mai 2026, tu peux déjà te jeter sur « Close To The Bone » et commencer à imaginer la setlist rêvée avec les nouveaux titres. Entre « Buckeye », « It’s A Buzzkill » ou « Throwing Caution To The Wind », il y a fort à parier que plusieurs morceaux viendront se coller sans complexe aux classiques des débuts. Donc, si tu pensais qu’Armored Saint allait se contenter de vivre sur ses gloires passées, tu peux officiellement réinitialiser tes attentes. Le Saint est toujours debout, et il vient de monter le volume d’un bon cran.
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