Si tu aimes les disques qui se glissent dans ton quotidien en douce, le retour de Bedouine va clairement te parler. Azniv Korkejian vient de sortir un nouveau morceau, « Long Way to Fall », et en profite pour annoncer son prochain album « Neon Summer Skin », attendu le 5 juin chez Thirty Tigers. Dès les premières notes, tu sens ce mélange de folk-pop feutrée et de mélodies qui restent en tête sans jamais forcer. Et pourtant, derrière cette douceur, ça tape droit dans le cœur.

Un nouvel album entre folk-pop et peau de chagrin

Avec « Neon Summer Skin », Bedouine continue de creuser son sillon, mais elle élargit clairement la palette. D’abord, elle coproduit une grosse partie du disque avec son fidèle complice Gus Seyffert, ce qui ancre l’album dans une continuité chaleureuse. Ensuite, elle pioche dans la pop de Todd Rundgren, la douceur de Karen Carpenter et la science mélodique de Carole King. Autant te dire que le niveau de songwriting grimpe sérieusement.

En parallèle, elle s’entoure aussi de Jonathan Rado et du duo Michael et Brian D’Addario des Lemon Twigs. Du coup, les arrangements prennent une ampleur presque ciné. Tu passes d’un passage délicat à un moment plus orchestral, puis à une ambiance un peu psyché, voire bossa ou jazz, sans jamais décrocher. Rien que la description donne l’impression d’une setlist pensée comme un voyage, où chaque titre amène le suivant avec naturel.

Surtout, Bedouine revient à ses premiers amours d’instrumentiste. Au lieu de rester sagement dans la folk guitare-voix, elle ressort le piano qu’elle travaillait enfant sous l’œil (très) insistant de sa mère, et la trompette qu’elle a découverte à l’école primaire. À partir de là, elle se fait plaisir : trombone à pistons, tuba, cuivres qui enveloppent la voix… Par-dessus, elle ajoute des solos de flûte fougueux, des cordes envoûtantes et un orgue qui épaissit l’ambiance. Résultat, le son devient plus riche, plus lumineux, presque comme si tu passais d’une petite salle intimiste à une grande scène baignée de lumière, sans perdre l’émotion des premiers rangs.

« Long Way to Fall » : une claque douce et intime

Pour lancer ce nouveau chapitre, Bedouine a choisi « Long Way to Fall » comme premier extrait. Ici, pas de faux suspense : on plonge directement dans une conversation avec un membre de sa famille en lutte avec l’addiction. La voix reste douce, mais les paroles piquent un peu, comme ces chansons qu’on écoute tard le soir quand tout le monde dort. Elle raconte ce besoin d’être ensemble, ce manque de la simplicité de l’enfance, quand on se disputait une minute et qu’on jouait la suivante. Tu sens ce tiraillement entre la tendresse et la frustration à chaque ligne.

Le morceau s’accompagne d’un clip réalisé par Jackie Bao, qui met en image ce passage compliqué vers l’âge adulte. Visuellement, ça traduit bien ce qu’elle explique : les liens très fusionnels des premières années qui deviennent plus fragiles. Aujourd’hui, tu ne peux plus juste claquer la porte et revenir comme si de rien n’était. Il faut respecter l’espace de l’autre, même quand tu as juste envie de le secouer pour le réveiller. Là encore, Bedouine ne hurle jamais, elle chuchote. Toutefois, c’est précisément ce calme-là qui touche en plein centre.

Au fil du morceau, on comprend que « Neon Summer Skin » va tourner autour de ce sentiment de sécurité, ce cocon qu’on a connu enfant sans vraiment le nommer. Maintenant, on le cherche, on essaie de le recréer, parfois sans succès. Et Bedouine met tout ça en musique avec une élégance désarmante. Alors, si tu as envie d’un disque qui sonne comme un été au crépuscule, entre lumière néon et nostalgie douce-amère, garde ce nom bien en tête et laisse « Long Way to Fall » s’installer dans ta playlist.


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