Boisson Divine remet un gros coup de pied dans la fourmilière folk metal avec son nouveau single « La Hialaira ». Si tu aimes quand les riffs lourds se frottent à la tradition, accroche-toi : ce deuxième extrait de l’album Eretatge, attendu pour le 17 avril 2026, sent la lande, la sueur et les soirs de concert où la fosse chante plus fort que la sono. Et tu vas voir, derrière ce titre gascon un peu mystérieux, il y a une vraie histoire à se mettre sous la dent.

Une ballade qui finit en tempête dans la fosse

Avec « La Hialaira » (« La fileuse »), Boisson Divine va chercher loin dans la mémoire collective. Le morceau reprend un texte de l’abbé Paul Tallez, prêtre et écrivain gersois du XIXe siècle. Ça cause du temps qui passe, vu à travers cette figure de fileuse qui prépare des vêtements pour chaque étape de la vie d’une femme : un habit pour le baptême, une chemise de noces, un mouchoir pour le deuil, puis le linceul final. Autant te dire qu’on n’est pas là pour rigoler, mais presque.

Parce qu’évidemment, le groupe ne se contente pas de poser un texte poignant sur trois accords acoustiques. Au début, tu crois entendre une fausse ballade, tout en retenue, presque comme si le groupe jouait à la chandelle dans une grange perdue en Gascogne. Puis, petit à petit, la tension monte. Ensuite, le morceau bascule carrément en black metal lancinant, avec cette ambiance oppressante qui ferait frissonner un festival entier en fin de set.

Et ce n’est pas fini, parce que Boisson Divine dégaine ensuite des soli furieux, taillés pour faire headbanger la moindre rangée du fond. En plus, la polyphonie est au cœur du jeu : les trois chanteurs ont tout l’espace pour se répondre, se chevaucher, puis fusionner en un seul grand chœur épique. Tu imagines le bordel magnifique en live, quand tout le monde reprendra la mélodie à pleins poumons ?

« Eretatge » : un folk metal qui pense à la fosse

Ce nouveau single annonce surtout un album qui s’annonce bien costaud. Eretatge, quatrième album de Boisson Divine, pousse encore plus loin la formule qui avait déjà fait mouche sur La Halha en 2020. Dès le morceau d’ouverture « Lo Palestrion », très keupon dans l’esprit, tu sens que le groupe ne veut pas lâcher la pédale d’accélérateur. Puis, au fil des huit titres, tu traverses une vraie carte postale sonore : passages rapides pied au plancher, moments langoureux, ambiances martiales, et final massif avec « Lo pont deu Diable » et ses touches néoclassiques.

Là-dedans, les arrangements jouent un rôle clé. Les instruments traditionnels gascons viennent se mêler à la base heavy/power metal, pendant que l’énergie punk-rock met tout le monde au pas. Cependant, rien ne dépasse, rien n’étouffe les mélodies. Chaque titre garde son hook, son refrain qui s’accroche au cerveau comme un chant de stade après quelques bières tièdes à la buvette.

Ce qui fait vraiment la différence, c’est cette identité gasconne assumée. Les textes en langue locale parlent de contes, de légendes, d’histoire, de vie rurale, de poésie du quotidien. Tu passes d’un riff bien rugueux à une ligne vocale polyphonique qui sent la veillée au village, puis tu te reprends une salve de double grosse caisse dans la nuque. Forcément, en concert, ça doit être le feu : après avoir tourné en France, au Japon, au Portugal, le groupe a clairement taillé ce nouvel opus pour la scène.

Un héritage vivant, fait pour être crié en chœur

Au fond, Boisson Divine poursuit la même mission depuis ses débuts : faire vivre la culture de Gascogne dans le bruit et la fureur, sans jamais la dénaturer. Avec Eretatge (« héritage » en français), le groupe semble signer une sorte de synthèse de tout ce qu’il a fait jusque-là, tout en gardant ce goût pour l’aventure dès que l’appel de l’épique se fait sentir.

Entre les polyphonies à fleur de peau, les instruments rares et la violence assumée des passages les plus metal, le disque s’annonce comme un voyage complet, du village à la fosse de concert. Tu peux déjà te plonger dans « La Hialaira » pour sentir venir la vague. Ensuite, il ne te restera plus qu’à précommander l’album, préparer ton gilet à patches, et réviser ton gascon de survie.

Parce qu’une chose est sûre : quand Boisson Divine remontera sur scène avec ces nouveaux morceaux, tu n’auras pas envie de rester au fond de la salle. Tu voudras être devant, là où ça chante, ça saute, et ça fait vivre un héritage à pleins décibels.


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