Daguerre remet les amplis à fond. Pour fêter ses 20 ans de carrière, il balance son dixième album, Corps Voyou, et revient clairement du côté rock de la force. Si tu aimes les chansons qui grattent un peu sous la peau, mais qui s’assument en mode grande scène, tu vas être servi. D’ailleurs, il ouvre le bal avec un premier extrait, Dandy Bandit, qui donne tout de suite le ton : ambiance western-country, cow-boy solitaire et riffs qui claquent comme un coup de fouet dans un saloon.

Un retour rock, entre poésie et poussière de route

Avec Corps Voyou, Daguerre ne fait pas juste un bilan de carrière, il repart à l’attaque. Installé depuis des années au Pays Basque, fort de centaines de concerts, de festivals et de collaborations avec Cali ou Francis Cabrel, il revient ici à ses sonorités rock fétiches. Pourtant, il garde ce truc très chanson française, ce sens du texte qui t’attrape sans prévenir.

Comme sur son album précédent Virages, Daguerre confie de nouveau les paroles à Louise Quillet. Ensemble, ils dessinent une véritable cartographie de l’âme. Chaque morceau fouille nos contradictions, nos fuites, nos élans. Tu sens que ces chansons ont été pensées pour la scène, pour vibrer dans la pénombre d’une salle, entre la fosse et le bar, quand tout le monde chante un peu trop fort.

Sur le plan du son, le disque est réalisé par Esthen Dehut, qui s’entoure d’une belle équipe de musiciens. Entre les guitares électriques, la guitare slide, les cuivres et les cordes, Corps Voyou sonne ample, organique, presque cinématographique par moments. Puis, en contre-pied, deux titres piano-voix viennent calmer le jeu et t’attrapent en plein plexus. Ce genre de respirations qui te rappelle pourquoi tu reviens toujours à Daguerre.

« Dandy Bandit » et une tournée taillée pour la scène

Pour lancer l’album, Daguerre mise donc sur Dandy Bandit, un titre qui sent la poussière, les bottes usées et les routes sans fin. Musicalement, on est sur un écrin western-country, mais avec cette façon très française de raconter un loser magnifique. Le personnage vit à la marge, toujours entre la tendresse et la cavale, jamais vraiment coupable, jamais totalement innocent. Le clip appuie cette ambiance en jouant sur nos failles et nos polarités, comme une ode à celles et ceux qui avancent en équilibre précaire.

Et comme un bon album de rock ne vit vraiment que sur scène, Corps Voyou s’accompagne d’une grosse tournée. Dès mars 2026, Daguerre va sillonner la France : Anglet, Nérac, Toulouse, Bayonne, Bergerac, Bordeaux, et même quelques belles affiches en première partie de Bertrand Belin. Le rendez-vous à ne pas rater, c’est évidemment le 6 octobre 2026 au Café de la Danse à Paris. Là, tu peux t’attendre à un set bien construit, entre nouveaux titres et pépites de son répertoire, avec cette énergie de mec qui a passé sa vie entre le studio et la route.

Au final, Corps Voyou ressemble à un disque-manifeste : lucide, vibrant, jamais poseur. Entre poésie rock et besoin d’oxygène, chaque chanson sonne comme un petit acte de résistance, ou un lâcher-prise total. Maintenant, à toi de jouer : tu te laisses tenter par le clip de Dandy Bandit, ou tu attends de le prendre en pleine face dans la pénombre d’une salle, coincé entre la scène et les retours ? Dans tous les cas, on s’y croisera sûrement.


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