Si tu aimes quand le metal gratte là où ça fait mal, garde bien un œil sur la Slovaquie. Les furieux de Goholor débarquent enfin avec leur tout premier album, Locus Damnatorum, annoncé pour le 8 mai 2026 chez Personal Records. Ici, on parle de blackened death pur jus, avec cette odeur de souffre très fin 90’s qui colle aux doigts et aux tympans. Tu risques clairement de revoir ta setlist perso après ça.

Un groupe né dans la douleur… et gavé de riffs

Goholor ne sort pas de nulle part. Le projet prend forme en 2010, dans les profondeurs un peu cramées de la scène extrême slovaque, quand deux maniaques, Demo (guitare / scream) et Anton (growl), décident de mélanger rage et ténèbres dans le même chaudron. Puis, petit à petit, Pio à la batterie et Erik à la basse rejoignent la mêlée, et le quatuor commence à prendre une vraie gueule de machine de guerre.

En 2016, le groupe balance son premier EP, In Saeculis Obscuris. Déjà, l’ambiance est bien malade : hypocrisie, perversion, obsession religieuse, tout y passe. La plume de Goholor vise directement le côté le plus tordu de la société, et tu sens que ça ne cherche pas la demi-mesure. Pourtant, malgré cette noirceur, leurs morceaux gardent une structure solide, presque “classique” dans l’esprit, avec ce mélange de blackened death qui rappelle les grandes heures du genre.

D’ailleurs, le nom même du groupe veut dire “ascension” dans le lexique énochien. Ça colle bien à leur trajectoire : lent démarrage, galères, mais une montée progressive vers quelque chose de plus massif. Aujourd’hui, cette ascension explose enfin sur un premier long format qui a tout pour retourner plus d’un fan de metal extrême blasé.

« Locus Damnatorum » : retour brutal vers les 90’s

Avec Locus Damnatorum, Goholor vise clairement la cour des grands. Le disque s’installe pile entre la brutalité du death et le venin du black, sans jamais tomber dans le “riff salad” indigeste. Au contraire, chaque morceau avance comme un labyrinthe bien pensé : ça tourne, ça s’enroule, mais tu ne te perds jamais. Tu ne vas pas chanter des refrains faciles, pourtant tu vas te rappeler des plans, des ambiances, de tel break complètement vicieux.


On retrouve ce parfum très particulier de la fin des années 90. Par moments, tu penses à Unanimated, à Necrophobic, à Sacramentum, voire à Gates of Ishtar ou Sacrilege version suédoise. Cependant, Goholor ne se contente pas de copier. Le groupe injecte sa propre personnalité, avec une atmosphère lourde, presque rituelle, qui enveloppe chaque riff. Le blackened death prend ici une couleur très organique, à mille lieues des prods plastifiées.

Par-dessus tout, le son enfonce le clou. Le mix et le mastering sont assurés par Tore Stjerna aux célèbres Necromorbus Studios, ce qui garantit un rendu massif, tranchant, mais toujours lisible. Les guitares mordent, la basse roule en sous-couche malsaine, et la batterie frappe comme un marteau sur un autel en pierre. Tu entends tout, mais tu prends cher à chaque coup de caisse claire.

Un disque à mettre en haut de ta pile

Locus Damnatorum sort le 8 mai 2026 en CD chez Personal Records, et tu as déjà de quoi te chauffer la nuque grâce aux extraits disponibles en ligne. Si tu cherches un disque qui ravive la flamme des grandes années blackened death tout en gardant une vibe actuelle, tu viens de trouver ton prochain achat compulsif. Entre la noirceur des thèmes, la qualité d’écriture et ce son travaillé au scalpel, Goholor coche clairement toutes les cases.

En plus, le groupe ne joue pas la carte du “tout pour le choc, rien pour la mémoire”. Les compos restent en tête, les climats s’imposent, et tu te surprends à revenir sur certains passages juste pour te reprendre la vague en pleine figure. Ce n’est pas l’album le plus “gentil” de l’année, mais il pourrait bien s’installer durablement dans ta rotation quotidienne.

Alors, avant que tout le monde se mette à en parler comme de la nouvelle sensation extrême venue d’Europe de l’Est, tu peux prendre un peu d’avance. Plonge dans Locus Damnatorum, laisse-toi aspirer par cette spirale sombre, et vois jusqu’où tu tiens. Après tout, comme le dit le groupe : “Filthy minds and darkened acts bring insane tomorrow”. Tu es prévenu.


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