Gorod prépare un retour brûlant : le groupe bordelais de death metal technique sortira son huitième album, The Ember Gone, le 28 août 2026, avec une facette plus progressive et ambitieuse qui devrait parler autant aux fans de riffs acrobatiques qu’aux amateurs de gros climats.
Présenté comme l’héritier le plus direct de leur disque culte Transcendence, ce nouvel opus promet un équilibre rare entre virtuosité, arrangements ciselés et atmosphères qui s’installent sur la durée.
Un retour dans la lignée de Transcendence
Avec The Ember Gone, Gorod franchit une nouvelle étape de sa discographie débutée au milieu des années 2000. Après Neurotripsicks, Leading Vision, A Perfect Absolution ou plus récemment The Orb en 2023, le groupe signe ici un chapitre pensé comme plus progressif, sans renoncer à la précision chirurgicale qui a fait sa réputation.
Enregistré intégralement au Bud Studio par le guitariste Mathieu Pascal, l’album est présenté comme « technique, bien sûr », mais surtout comme une œuvre qui soigne ses détails : arrangements travaillés, transitions fluides, respirations mélodiques et ambiances immersives. On est clairement sur un disque pensé comme un voyage, plus qu’une simple démonstration de force.
Le line-up reste fidèle à ce que les fans attendent de Gorod : Nicolas Alberny et Mathieu Pascal aux guitares, Benoît Claus à la basse, Karol Diers à la batterie et Julien Deyres au chant. Un noyau dur rompu à l’exercice du tech death de haut vol.
Tracklist et promesse d’un concept bien ancré dans le réel
The Ember Gone repose sur un concept et des paroles ancrés dans la réalité contemporaine, avec un regard porté sur les tensions et dérives de notre époque. Derrière la virtuosité, il y a donc une vraie volonté de parler d’aujourd’hui, sans se cacher derrière l’abstraction.


L’album se déploie en huit titres, clairement pensés comme un tout :
- 01 – Signs
- 02 – Devise
- 03 – Forgiveness
- 04 – Regret
- 05 – Crimson
- 06 – Ignite
- 07 – Ember
- 08 – Remains
Rien que les noms des morceaux donnent le ton : signes, regrets, braises, restes… On devine un disque traversé par la notion de trace, de ce qui brûle, s’éteint et laisse quelque chose derrière. Un terrain idéal pour un metal à la fois cérébral et viscéral.
Entre tech death, prog et héritage metal culte
Si tu suis la scène, tu sais que Gorod ne joue pas dans la même cour que tout le monde. Le groupe s’inscrit dans une famille où se croisent Death, Coroner, Carcass ou encore Vektor, tout en ouvrant des portes vers des territoires plus progressifs à la Mastodon ou King Crimson.
Ce mélange d’influences se retrouve au cœur de The Ember Gone : un death metal technique, oui, mais qui laisse respirer les chansons, ose les détours, les ruptures et les atmosphères envoûtantes. Le genre d’album qui se découvre sur plusieurs écoutes, casque vissé sur la tête, mais qui promet aussi de prendre une autre dimension en live.
Après plus de vingt ans de carrière, du premier Neurotripsicks à The Orb, le groupe pose avec The Ember Gone une nouvelle pierre à un édifice qui compte désormais parmi les références du tech death international. Si tu as envie d’un metal exigeant mais pas hermétique, qui cogne autant qu’il questionne le monde, la date du 28 août 2026 est à noter quelque part.
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