Tu cherches un nouveau groupe à ajouter à ta playlist metalcore bien vénère ? Alors garde tes oreilles ouvertes, parce que la scène parisienne vient d’envoyer un joli missile. Hell Is Nothing, tu vois le nom, tu sens déjà que ça ne va pas parler de licornes. Et tu as raison.

Le jeune crew, déjà repéré en 2023 avec l’EP The Circle, passe la vitesse supérieure. Après avoir bien secoué la scène alternative, le groupe annonce enfin son tout premier album : This Thing We Call Silence, prévu pour le 1er mai 2026. Et pour nous faire patienter sans trop nous torturer, ils lâchent un nouveau single, “Leveling Downpour”, dispo en lyric video sur YouTube. Autant te dire que ça sent déjà le futur classique de fin de set, lumières rouges, nuques en miettes.

Si tu aimes les ambiances sombres et les riffs qui cognent, tu es au bon endroit. Hell Is Nothing se pose clairement dans un metalcore progressif costaud, avec des influences qui piquent bien : Meshuggah pour les riffs bancals et puissants, Between the Buried and Me pour les structures tordues, un peu de Deftones dans les ambiances brumeuses, et une touche Gojira dans la lourdeur. Rien que ça.

Leveling Downpour”, c’est un peu la carte de visite émotionnelle du groupe. Le chanteur Jack explique que c’est son morceau préféré, et tu comprends vite pourquoi. Le texte lui vient d’un moment vécu en Roumanie, en pleine nuit, sous une énorme averse, en rentrant à pied. Tout se fait laver par la pluie, tout s’égalise, plus rien n’a vraiment d’importance. Tu vois le tableau : t’es trempé, tu te mets dans ta bulle, tu décroches, et d’un coup le monde devient flou. C’est ce feeling-là qui irrigue tout le titre.

Mais évidemment, ça ne reste pas juste poétique. Derrière cette pluie qui nivelle tout, le morceau parle aussi de ce qui te dépasse. Tu retrouves l’alcoolisme (“this glass is my way out”), la mélancolie (“the past that keeps my senses weak”), l’insomnie (“the nights that steal my sleep”). Et là, détail bien frappant : le growl, c’est littéralement le démon en toi, celui qui t’empêche de lâcher prise. Tu sens le combat intérieur dans chaque ligne, et ça colle parfaitement à l’intensité de la musique.

Musicalement, le groupe ne fait pas semblant. “Leveling Downpour” résume bien leur façon de composer. Tu as des couplets progressifs posés sur des riffs massifs, un refrain ultra accrocheur, et surtout un breakdown complètement imparable. Le genre de passage où tu vois déjà la fosse se plier en deux. Il y a même une pause calme, histoire de te faire croire que tu vas respirer, avant que le breakdown revienne encore plus lourd et te termine proprement.

Fun fact qui fera plaisir aux fans de la scène française : le morceau vient d’une vieille démo qui ne devait même pas finir sur l’album. Le riff de breakdown date d’il y a plus de 15 ans. Et c’est seulement avec l’arrivée des guitares 7 cordes que le truc a pris toute son ampleur. Comme quoi, certains riffs ont juste besoin de dormir longtemps avant d’exploser au grand jour.

Et ce n’est pas tout. Pour ajouter encore un peu de poids au morceau, Fred Duquesne (Mass Hysteria) vient prêter main-forte sur les chœurs. Tu peux l’entendre gueuler sur les passages “bow down” et “speak out” pendant le breakdown. Clairement, ça renforce l’impact, et ça fait plaisir de voir ces passerelles entre les générations du metal français.

Si tu veux rattraper le train en marche, Hell Is Nothing avait déjà dévoilé un premier extrait clippé en novembre : “Pale Disease”. Là aussi, ça tape fort, avec un mélange de tension, de mélodies hantées et de rage contenue. Tu peux le (re)découvrir sur YouTube, et ça vaut vraiment le détour si tu veux commencer à cerner l’univers global de l’album.

En attendant le 1er mai, le groupe a déjà posé les bases de la future setlist avec une tracklist bien compacte :

Tracklist – This Thing We Call Silence
01. Intro
02. What is this thing we call silence
03. leveling downpour
04. undone
05. lost-in-the-world
06. unconcealment
07. pale disease
08. the final step
09. latter days
10. last sky

Honnêtement, tout ça sent le premier album pensé pour le live. On imagine déjà “Leveling Downpour” en milieu de set, quand la sueur dégouline sur les murs, et “Last Sky” en conclusion avec tout le monde qui hurle le dernier refrain. Si le disque tient les promesses de ces deux singles, on risque de reparler très vite de Hell Is Nothing dans les clubs et les festivals.

De ton côté, tu peux déjà aller jeter une oreille à “Leveling Downpour” en lyric video, puis enchaîner sur Pale Disease. Ensuite, viens nous dire : tu te vois dans la fosse sur ces titres-là, ou tu écoutes ça au casque dans le noir, rain vibes activées ?

Toutes nos autres actus par ici.

Vous allez aimer !