Matmatah qui s’attaque à Étienne Daho, tu t’y attendais vraiment ? Le gang brestois vient de sortir un nouveau single, une reprise de l’iconique « Tombé pour la France », et balance en prime un clip tout frais. Entre hommage respectueux et coup de pied dans l’ampli, le groupe s’amuse à tordre ce classique pop rennais pour le faire rentrer dans son univers électrique. Et tu vas voir, la chanson encaisse les riffs sans broncher.
Un classique de Daho passé à la moulinette brestoise
D’entrée, Matmatah ne cherche pas à faire du copier-coller. Au contraire, le quatuor prend cette chanson culte de Daho et Turboust comme un terrain de jeu. La mélodie reste là, bien en place, mais tout le reste se muscle. Les guitares se réveillent, la section rythmique se tend, et l’ensemble prend des allures de brûlot rock qui garde pourtant son charme d’origine.


On sent que le groupe s’éclate vraiment. Comme à ses débuts, quand il enchaînait les reprises dans les clubs, Matmatah renoue ici avec ce plaisir brut : attraper un standard, le retourner, puis le faire sonner comme un titre taillé pour une setlist bien remontée. On imagine déjà le refrain repris à tue-tête, avec cette énergie un peu bringuebalante qui fait la marque de fabrique de Matmatah.
Au fil des couplets, la chanson garde son côté be-bop lunaire, mais la bande rajoute une bonne dose de sueur bretonne. Le texte, lui, reste intact, comme un clin d’œil respectueux aux “grands frères” rennais. Finalement, ce pont entre Rennes et Brest sonne comme une évidence, presque comme si le morceau avait attendu toutes ces années pour se prendre un coup de distorsion.
Un clip nocturne et une reprise qui sent les premières amours
Côté images, le nouveau clip de “Tombé pour la France” joue la carte de l’ivresse douce. On retrouve cette atmosphère un peu flottante, presque rêveuse, mais tirée vers quelque chose de plus brut grâce au son du groupe. La réalisation colle parfaitement à l’idée : Matmatah danse pieds nus sous la lune, comme le communiqué le suggère, mais garde toujours une guitare branchée pas loin.
Ce choix de reprise n’a rien d’anodin. D’une part, Matmatah montre qu’il sait lâcher son nombril pour aller piocher dans ce qui l’a façonné. D’autre part, le groupe assume clairement ses influences pop françaises, tout en les injectant dans son ADN rock. Tu sens presque les années de clubs, les reprises de jeunesse, cette époque où chaque chanson connue devenait un prétexte pour allumer l’énergie de la salle.
En parallèle, cette relecture remet Daho dans un décor plus rugueux. Pourtant, la chanson continue de briller, preuve qu’un bon titre traverse les styles sans perdre son âme. De ce fait, Matmatah réussit un exercice casse-gueule avec une facilité déconcertante, en gardant toujours ce mélange de second degré et de sincérité qui fait qu’on les suit depuis si longtemps.


Un hommage électrisé qui donne envie de monter le son
Au final, cette version de “Tombé pour la France” ressemble à une lettre d’amour amplifiée. Matmatah s’y pose en fan, mais aussi en artisan, en apportant ses guitares, sa rythmique et sa patte de vieux briscards de la scène française. Tu reconnais Daho à chaque phrase, et pourtant tu hoches la tête comme sur un classique du groupe.
Par ailleurs, ce single tombe au bon moment pour te replonger dans leur univers. Si tu suivais déjà Matmatah depuis leurs débuts, tu vas retrouver ce goût de liberté, ce côté un peu “on fait ce qu’on veut, mais on le fait bien”. Et si tu les découvres avec cette reprise, tu viens de mettre un pied dans une discographie qui n’a jamais vraiment levé le pied.
Alors tu fais quoi maintenant ? Tu lances le clip, tu montes le volume, puis tu te laisses embarquer par cette collision joyeuse entre Brest et Rennes. Et quand le dernier refrain retombe, tu réalises que certaines chansons ne vieillissent pas : elles attendent juste la bonne bande de rockeurs pour leur offrir une nouvelle vie.
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