Oan Kim & The Dirty Jazz est de retour avec un nouveau single, “Habanera”, qui revisite le célèbre motif popularisé par l’opéra Carmen. Une relecture jazz cabaret à la fois sensuelle et fragile, qui confirme la singularité du saxophoniste franco-coréen.
Une “Habanera” perdue dans un cabaret nocturne
Avec “Habanera”, Oan Kim & The Dirty Jazz s’attaque à l’un des thèmes les plus connus du répertoire lyrique. Plutôt que de rester dans la révérence, le morceau choisit la déconstruction élégante, en transformant la mélodie de Carmen en balade bancale, comme jouée tard dans la nuit, quand le décor commence à vaciller.
Le saxophone, au cœur du morceau, se fait tour à tour sensuel et inquiet. Les arrangements, volontairement déglingués, évoquent un cabaret nocturne un peu trouble, entre velours, fumée et verres renversés. Cette “Habanera” n’est pas une simple reprise : c’est un terrain de jeu où le thème original est étiré, bousculé, rendu presque cinématographique.
L’ambiance générale rappelle ces scènes de films où tout semble à la fois beau et sur le point de basculer. On pense à un univers à la David Lynch, où la musique devient un personnage à part entière, enveloppant l’auditeur dans un climat élégant mais profondément instable.


Oan Kim & The Dirty Jazz, un univers à part
En seulement deux albums, Oan Kim & The Dirty Jazz a su s’imposer comme un projet singulier, capable de parler aussi bien aux amateurs de jazz aventureux qu’au grand public curieux. Sa récente apparition sur le dernier album de Feu! Chatterton, “Mille Vagues”, l’a déjà fait entrer sur le radar de beaucoup de nouvelles oreilles.
Ce qui frappe dans la musique du saxophoniste franco-coréen, c’est ce mélange constant entre sophistication et onirisme. Sa façon d’aborder les standards, les rythmes ou les thèmes connus ne tient jamais de l’exercice de style. Il préfère construire des univers, des tableaux sonores qui racontent quelque chose, avec une clarté émotionnelle assez rare.
Cette approche se nourrit aussi de son travail d’image. Photographe et réalisateur, Oan Kim pense sa musique comme un espace visuel autant que sonore. Chaque morceau ressemble à une scène, un décor, un instant volé. “Habanera” ne déroge pas à la règle : on y voit presque la lumière des néons, les ombres sur les murs, les silhouettes qui se croisent dans un bar trop tardif.
Un nouveau chapitre ouvert avec “Habanera”
Ce single marque une nouvelle étape pour Oan Kim & The Dirty Jazz, qui continue de consolider sa place à part dans le paysage musical. En s’attaquant à un monument comme la “Habanera” de Carmen, le projet montre son envie de dialoguer avec la mémoire collective tout en gardant son ton, son grain, son étrangeté.
Pour les auditeurs, c’est l’occasion idéale de plonger dans cet univers si particulier si ce n’est pas déjà fait, ou d’y revenir par une porte familière. Les fans de jazz, de bandes originales imaginaires, de relectures décalées des grands thèmes classiques devraient y trouver largement leur compte.
“Habanera” confirme surtout une chose : Oan Kim ne cherche pas à rassurer, mais à émouvoir. Entre élégance, vertige et cabaret fantomatique, ce nouveau morceau donne envie de suivre de près la suite de ses aventures, sur disque comme à travers les images qu’il ne manquera sans doute pas d’inventer autour de sa musique.
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