SEA SLEEPER revient frapper fort. Le quatuor death metal américain annonce son deuxième album, “Burden of Antlers”, attendu pour le 18 septembre 2026. Entre death moderne, influences post metal et virages prog, le groupe promet un disque aussi écrasant qu’éclectique, avec déjà un premier extrait, “Machines of the Bombing Run”, disponible pour les radios et podcasts.

Un deuxième album entre rage et expérimentation

Avec “Burden of Antlers”, SEA SLEEPER poursuit le travail entamé sur son premier long format en poussant encore plus loin la cohésion et la richesse de ses compositions. Le groupe assume un son étrange, tordu, qui pioche dans le death metal, le prog et le post metal pour bâtir un univers lourd, tranchant, mais jamais monotone.

L’album s’ouvre sur “Machines of the Bombing Run”, probablement le titre le plus massif du disque. Inspiré par l’histoire et l’énormité incompréhensible de la guerre, le morceau joue la carte de l’intensité maximale : rythmique martelée, distorsion écrasante et variations constantes dans les arrangements. De quoi planter immédiatement le décor.

Derrière, SEA SLEEPER enchaîne avec “Manifestor”, où une batterie en assaut permanent déclenche un véritable ouragan de riffs. Leads entremêlés, vocaux agressifs et construction prog qui semble se tordre sur elle-même avant de revenir sans cesse à un motif central : le morceau promet de beaux nœuds au cerveau, dans le bon sens du terme.

Thèmes sombres et beautés dissonantes

Le groupe ne se contente pas de jouer sur la brutalité. “Lunar Degenerates” installe une ambiance plus sombre et progressive, portée par des vocaux clairs entêtants et une rythmique puissante qui vient soutenir des montées en tension régulières. Les irruptions de sections plus lourdes rappellent que SEA SLEEPER ne lâche jamais complètement l’extrême.

Sur “Abysmal Trench”, le quatuor s’attaque frontalement au narcissisme et à la mortalité. Le texte s’interroge sur ce qui motive une vie et sur la manière dont on sera rappelé après la mort, tandis que la musique alterne passages dissonants presque absurdes et moments plus mélodiques. Le titre éponyme “Burden of Antlers”, particulièrement personnel pour le chanteur-guitariste Jesse Cooley, navigue lui entre lourdeur écrasante et sections plus claires, presque aérées, incarnant bien cette “brutalité belle” que le groupe revendique.

Ils creusent encore la veine mélodique sur “They’ll Miss You”, où l’arrivée du nouveau guitariste-chanteur Tony Spradlin se fait clairement sentir. Ses gutturals se mêlent aux cris de Cooley pour un rendu très texturé, presque tactile, soutenu par une instrumentation qui cherche autant l’impact que le relief.

“Burden of Antlers” : un voyage complet et sans concession

En fin de parcours, SEA SLEEPER plonge plus avant dans la répétition oppressante avec “Coma”. Le morceau tourne autour d’un motif atonal et dissonant, pensé comme la bande-son d’un quotidien monotone qui semble ne jamais finir. La lourdeur y est volontairement implacable, presque étouffante.

Clôture en terrain mouvant avec “Husk”, dernier titre dramatique et très atypique pour le groupe. SEA SLEEPER y laisse parler toute l’étendue de ses influences : touches d’ambient black metal dans le refrain et l’outro, sections en chant clair qui flirtent avec le post metal… Un final qui confirme le goût du quatuor pour les hybridations.

Voici la tracklist officielle de “Burden of Antlers” :

  • Machines of the Bombing Run
  • Manifestor
  • Lunar Degenerates
  • Abysmal Trench
  • Burden of Antlers
  • They’ll Miss You
  • Coma
  • Husk

Formé en 2019 et déjà remarqué avec son EP “Nihilism” puis son premier album “Nostophobia”, SEA SLEEPER aligne aujourd’hui Jesse Cooley (guitare/chant lead), Shane Cooley (batterie/chant), Nick Kessler (basse/chant) et Tony Spradlin (guitare lead/chant). Avec “Burden of Antlers”, enregistré au Sleeping Studio et entièrement produit, mixé et mastérisé par Jesse Cooley, le groupe confirme son ambition : proposer un death metal moderne, dense et foisonnant, pensé pour celles et ceux qui aiment se faire bousculer autant que surprendre.


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